Vautrin (Irénée)
Un article de la La Mémoire du Québec (2022).
- Homme de sciences (architecte) né en 1888 à Saint-Édouard (Jardins-de-Napierville).
Études à l'École normale Jacques-Cartier de Montréal et à l'Université de Montréal-UdeM.
Député du Parti libéral du Québec-PLQ de Saint-Jacques à l'Assemblée législative du Québec-ALQ(1919-1923 et 1927-1935).
Ministre de la Colonisation, de la Chasse et des Pêcheries (1934-1935) dans le cabinet de Louis-Alexandre Taschereau.
Président de l'Association des architectes de la province de Québec (1932).
Présente un projet de loi sur le vote des femmes à la session de 1930 puis à celle de 1931.
La «culotte à Vautrin» est une expression se rapportant à un événement cocasse de la vie parlementaire québécoise des dernières années du gouvernement Taschereau.
On lui doit le Plan Vautrin (1934-1935) dont le but était de venir en aide à la population affectée par la grande dépression de 1929 en incitant les chômeurs des villes et la population excédentaire des vieilles paroisses à s'établir en Abitibi-Témiscamingue, en Gaspésie et dans le Bas-Saint-Laurent.
Décès en 1974 (2 février) à Montréal.
- Oeuvres -
L'école Saint-Marc à Montréal, première avenue (1917)
L'école Saint Aloysius de Montréal, rue Adam (1922), devenue l'école Saint-Nom-de-Jésus
L'école Saint-Jacques de Montréal, 301-355, boulevard de Maisonneuve Est (1922), devenue le Pavillon Saint-Jacques de l'Université du Québec à Montréal-UQÀM
L'ancienne école Stadacona de Montréal, rue Adam (1922), actuellement l'école Marie-Reine
Lécole Saint-Gérard de Montréal, rue Berri (1924)
Le Thomas d'Arcy McGee High School de Montréal, avenue des Pins (1931)
Parmi les petites histoires politiques du Québec, on trouve celle-ci appelée Les culottes à Vautrin :
Iréné Vautrin, ministre de la Colonisation dans le gouvernement libéral d'Alexandre Taschereau, a été accusé d'avoir subtilisé des fonds à son ministère à des fins personnelles. Le fait qu'il se soit acheté une paire de pantalons à même le fonds de colonisation alors qu'il visitait des colons en Abitibi devint l'objet de blagues fort prisées pendant la campagne électorale de 1936.
Paul Cliche, Montréal
Publié dans Le Soleil de Québec.
