Vachon (Jacques)
Un article de la La Mémoire du Québec (2022).
- Déviant sexuel et Meurtrier.
En 2013, il est condamné à 18 ans de prison pour crimes graves (agressions sexuelles et agressions physiques violentes commises sur cinq femmes.
En 2020, alors qu'il bénéficie d'une libération conditionnelle,il va s'établir à Saint-Just-de-Bretenière, au sud de Montmagny, là où plusieurs de ses victimes vivent toujours.
Lors d'une visite de son agente de probation, Vachon lui avait indiqué qu'il avait côtoyé ses petits-enfants à trois reprises. De plus il annonce à son agente que ces petits enfants allaient déménager dans un logement libre au-dessus de chez lui. Il a dit d'un air frondeur «S'Ils habitent ici, je vais les voir tous les jours «Cela allait directement en contradiction avec avec les conditions de ne pas être en présence d'enfants sans supervision». En conséquence, à la mi-décembre 2023, Vachon est réincarcéré : Vachon refuse tout suivi, rejetant la faute de ses crimes sur l'alcool et la drogue qu'il consommait à l'époque. Le 24 mars 2023, Vachon est condamné à 60 jours de prison pour ne pas avoir renouvelé son inscription au registre des délinquants sexuels comme il était tenu de le fair. Après la fin de sa peineprévue pour dans un mois, le septuagénaire Vachon fera l'objet d'une ordonnance de surveillance de longue durée de cinq ans. La Commission des libération conditionnelles a accepté que Vachon quitte la prison pour être assigné à domicile dans une maison de transition pendant quatre mois ; il a alors déclaré «J'aime mieux mourir que d'aller là (en maison de transition) avant toutefois d'accepter son sort.
(Le Journal de Montréal-JdeM (5 avril 2023, page 21).
PARTAGER CET ARTICLE
Affaire Jacques Vachon : Les victimes n'étaient pas « la considération première » du juge Doyon
Par : Agence QMI | Le : 2011-11-17 04h00
Nouvelles
La douleur des victimes de Jacques Vachon « ne doit pas être (la) considération première » de la justice québécoise.
J'aimeUne personne aime ça. Inscrivez-vous pour voir ce que vos amis aiment.
C'est du moins l'opinion formulée par le juge François Doyon de la Cour d'appel, le 8 septembre, au moment où les parties plaidaient pour ou contre la tenue d'un nouveau procès.
Le juge François Doyon
La décision du juge Doyon est tombée mardi. Même si la preuve est « accablante » (dixit le magistrat), le prédateur sexuel Vachon aura droit à un nouveau procès, car le premier n'a été ni juste ni équitable. Défendu par un avocat incompétent et « insouciant », Vachon pourra mieux faire valoir ses arguments et ses droits, a décidé le juge.
Lors de cette audience du 8 septembre, la procureure de la Couronne, Me Nadine Dubois, plaidait pourtant le contraire.
PUBLICITÉ
- 11 Invalid streamType and/or streamServer settings for .
Détaillant les « gestes innommables » reprochés à Vachon, elle a insisté pour dire que la preuve est « tellement forte » que l'issue du procès serait identique, même s'il devait être repris à cinq ou à dix reprises. « Pour les plaignantes, les témoins, c'est vraiment quelque chose de très lourd. Ça implique beaucoup, beaucoup, beaucoup », a expliqué Me Dubois.
Sans rejeter l'argument du revers de la main, le juge Doyon a tenu à le relativiser. « Vous n'êtes pas obligée d'insister. C'est évident ... Ce n'est pas ça qui doit être notre considération première », a-t-il lâché, en réponse au plaidoyer. Plus tard, M. Doyon s'est demandé si « au Canada, avant d'imposer 23 ans de pénitencier à quelqu'un, est-ce qu'il n'y a pas fondamentalement une obligation pour les tribunaux de s'assurer que tout est fait de façon équitable? »
Trois juges cléments?
Hier, au palais de justice de Québec, plusieurs faisaient remarquer que les trois juges de la Cour d'appel ayant cosigné l'arrêt Vachon Ñ André Brossard, François Doyon et Nicholas Kasirer Ñ sont les mêmes qui ont récemment prononcé un jugement controversé dans le dossier Paré.
En octobre 2010, Yvan Paré a été condamné à une peine exemplaire de cinq ans, parce que sa conduite avec des facultés affaiblies (deux fois la limite permise) a entraîné la mort de la jeune Sarah-Dominique Blanchet, au printemps 2008. Le 7 novembre, les mêmes trois magistrats ont soutenu qu'il s'agissait plutôt d'une « peine nettement déraisonnable » et l'ont fait passer de cinq à trois ans.
Dans une lettre poignante publiée la semaine dernière, Sylvie Roberge, mère de la victime, s'est adressée directement aux trois juges.
« Messieurs les juges Doyon, Brossard et Kasirer, votre décision a définitivement sapé le message du législateur qui réclamait une sévérité accrue lors de l'imposition de la peine imposée à Yvan Paré afin de dénoncer le fléau que constitue l'alcool au volant », a-t-elle écrit.
ENCADRÉ
Le sénateur Boisvenu indigné
Taïeb Moalla
Agence QMI
« Encore une fois, on priorise les droits des criminels par rapport à ceux des victimes. On juge que la procédure est plus importante que la vérité. »
Le sénateur Pierre-Hugues Boisvenu, connu pour sa défense des victimes d'actes criminels, a ainsi réagi à la tenue d'un nouveau procès pour Jacques Vachon. « Ma pensée va aux victimes qui devront revivre toutes les procédures », a compati M. Boisvenu.
Pierre-Hugues Boisvenu, indigné
M. Boisvenu a rappelé que seule une victime d'agression sexuelle sur dix osait porter plainte contre son bourreau et que ce faible chiffre n'a fait que baisser au Canada au cours des cinq dernières années. « Elles ont peur de confronter le criminel, peur d'être considérées comme les instigatrices de l'agression et, surtout, peur de ne pas être soutenues pendant les longues procédures. Beaucoup me disent : avoir su que c'était aussi long, je n'aurais pas dénoncé », a rapporté le sénateur conservateur.
Le problème du système judiciaire est, selon lui, que « la recherche de la vérité ne prime pas sur les procédures. Or, le respect des procédures, c'est avant tout le respect des droits des criminels. »
« Un comble »
Chose certaine, Jacques Vachon ne devrait surtout pas être remis en liberté. « Ce serait le comble, s'est insurgé M. Boisvenu. Ça mettrait la population en danger. »
Hier, Me Alain Dumas, possible futur avocat de Vachon, a fait savoir qu'il pourrait déposer une telle demande de libération pour l'homme de Saint-Just-de-Bretenières qui a maintenant 66 ans.
0
| 0 | |
| 0 | |
RECEVOIR NOTRE NEWSLETTER
Restez à l'affût des dernières nouvelles dans votre milieu!
Confidentialité - Modalités
protégé par reCAPTCHA
-
Ajouter
DERNIERS ARTICLES
| 1 | Devenir avocate après une carrière de pianiste : elle l'a fait ! | |
| 2 | Un contrat «judiciarisé» pour amoureux | |
| 3 | Décès d'un ex-juge de la Cour d'appel | |
| 4 | Ces phrases que les avocats détestent entendre de leurs clients | |
| 5 | Therrien Couture Joli-Coeur: qui sont les stagiaires? | |
| 6 | Une avocate lance un département de droit équin | |
| 7 | Une nouvelle associée pour ce cabinet | |
| 8 | Ils ont ouvert leur propre cabinetÉ à 28 ans! | |
| 9 | L'avocate qui conseille les villes | |
| 10 | Manifs du printemps érable : la Ville de Québec échappe à des actions collectives |
Affaire Jacques Vachon : Les victimes n'étaient pas « la considération première » du juge Doyon
Par : Agence QMI | Le : 2011-11-17 04h00
Nouvelles
La douleur des victimes de Jacques Vachon « ne doit pas être (la) considération première » de la justice québécoise.
J'aimeUne personne aime ça. Inscrivez-vous pour voir ce que vos amis aiment.
C'est du moins l'opinion formulée par le juge François Doyon de la Cour d'appel, le 8 septembre, au moment où les parties plaidaient pour ou contre la tenue d'un nouveau procès.
Le juge François Doyon
La décision du juge Doyon est tombée mardi. Même si la preuve est « accablante » (dixit le magistrat), le prédateur sexuel Vachon aura droit à un nouveau procès, car le premier n'a été ni juste ni équitable. Défendu par un avocat incompétent et « insouciant », Vachon pourra mieux faire valoir ses arguments et ses droits, a décidé le juge.
Lors de cette audience du 8 septembre, la procureure de la Couronne, Me Nadine Dubois, plaidait pourtant le contraire.
PUBLICITÉ
- 11 Invalid streamType and/or streamServer settings for .
Détaillant les « gestes innommables » reprochés à Vachon, elle a insisté pour dire que la preuve est « tellement forte » que l'issue du procès serait identique, même s'il devait être repris à cinq ou à dix reprises. « Pour les plaignantes, les témoins, c'est vraiment quelque chose de très lourd. Ça implique beaucoup, beaucoup, beaucoup », a expliqué Me Dubois.
Sans rejeter l'argument du revers de la main, le juge Doyon a tenu à le relativiser. « Vous n'êtes pas obligée d'insister. C'est évident É Ce n'est pas ça qui doit être notre considération première », a-t-il lâché, en réponse au plaidoyer. Plus tard, M. Doyon s'est demandé si « au Canada, avant d'imposer 23 ans de pénitencier à quelqu'un, est-ce qu'il n'y a pas fondamentalement une obligation pour les tribunaux de s'assurer que tout est fait de façon équitable? »
Trois juges cléments?
Hier, au palais de justice de Québec, plusieurs faisaient remarquer que les trois juges de la Cour d'appel ayant cosigné l'arrêt Vachon Ñ André Brossard, François Doyon et Nicholas Kasirer Ñ sont les mêmes qui ont récemment prononcé un jugement controversé dans le dossier Paré.
En octobre 2010, Yvan Paré a été condamné à une peine exemplaire de cinq ans, parce que sa conduite avec des facultés affaiblies (deux fois la limite permise) a entraîné la mort de la jeune Sarah-Dominique Blanchet, au printemps 2008. Le 7 novembre, les mêmes trois magistrats ont soutenu qu'il s'agissait plutôt d'une « peine nettement déraisonnable » et l'ont fait passer de cinq à trois ans.
Dans une lettre poignante publiée la semaine dernière, Sylvie Roberge, mère de la victime, s'est adressée directement aux trois juges.
« Messieurs les juges Doyon, Brossard et Kasirer, votre décision a définitivement sapé le message du législateur qui réclamait une sévérité accrue lors de l'imposition de la peine imposée à Yvan Paré afin de dénoncer le fléau que constitue l'alcool au volant », a-t-elle écrit.
ENCADRÉ
Le sénateur Boisvenu indigné
Taïeb Moalla
Agence QMI
« Encore une fois, on priorise les droits des criminels par rapport à ceux des victimes. On juge que la procédure est plus importante que la vérité. »
Le sénateur Pierre-Hugues Boisvenu, connu pour sa défense des victimes d'actes criminels, a ainsi réagi à la tenue d'un nouveau procès pour Jacques Vachon. « Ma pensée va aux victimes qui devront revivre toutes les procédures », a compati M. Boisvenu.
Pierre-Hugues Boisvenu, indigné
M. Boisvenu a rappelé que seule une victime d'agression sexuelle sur dix osait porter plainte contre son bourreau et que ce faible chiffre n'a fait que baisser au Canada au cours des cinq dernières années. « Elles ont peur de confronter le criminel, peur d'être considérées comme les instigatrices de l'agression et, surtout, peur de ne pas être soutenues pendant les longues procédures. Beaucoup me disent : avoir su que c'était aussi long, je n'aurais pas dénoncé », a rapporté le sénateur conservateur.
Le problème du système judiciaire est, selon lui, que « la recherche de la vérité ne prime pas sur les procédures. Or, le respect des procédures, c'est avant tout le respect des droits des criminels. »
« Un comble »
Chose certaine, Jacques Vachon ne devrait surtout pas être remis en liberté. « Ce serait le comble, s'est insurgé M. Boisvenu. Ça mettrait la population en danger. »
Hier, Me Alain Dumas, possible futur avocat de Vachon, a fait savoir qu'il pourrait déposer une telle demande de libération pour l'homme de Saint-Just-de-Bretenières qui a maintenant 66 ans.
EMPLOIS PRIORITAIRES
+++
Adjoint.e juridique litige - droit de la construction/immobilier
Montréal
Consulter
| Adjoint.e juridique en droit commercial - Hybride - Bilingue - Montréal |
Montréal
Consulter
| Avocat.e.s - Protection de la vie privée et droit des technologies |
Montréal
Consulter
| Adjoint.e juridique en droit du travail - cabinet prestigieux et salaire compétitif |
Montréal
Consulter
| Adjoint.e administratif.ive (cybersécurité) - Hybride - Bilingue - Montréal |
Montréal
Consulter
| Adjoint.e juridique litige - droit du travail - cabinet international - travail hybride (50% en télétravail) |
Montréal
Consulter
| Adjoint.e juridique en propriété intellectuelle - Hybride - Bilingue - Montréal |
Montréal
Consulter
| Junior Attorney / Avocat.e Junior |
Montréal
Consulter
| Avocat.e |
Saint-Jean-sur-Richelieu
Consulter
Voir tous les emplois
Publier une offre
Condos neufs à vendre Montréal
La Tour Fides
En savoir plus
Annonces
Bloquer l'annoncePourquoi cette annonce ?
Annonces
Bloquer l'annoncePourquoi cette annonce ?
Contenu masqué
Annonce inintéressante
Annonce inappropriée
Annonce affichée trop souvent
Nous allons essayer de ne plus vous montrer cette annonce.
Nous allons essayer de ne plus vous montrer cette annonce.
Annonce fermée par
Annonce fermée par
POUR LIRE SUR LE MÊME SUJET
| La nomination du jour | Louise Charron, rires et châtiments | Les avocats de l'aide juridique réclament la parité avec ceux de la Couronne | SUIVEZ-NOUSRECEVOIR NOTRE NEWSLETTER |
Confidentialité - Modalités
protégé par reCAPTCHA
-
| Ajouter |
Encore un autre indigné
Commentaire publié par Anonyme sur Jeudi le 17 Novembre 2011 09:14:07 EST
>Pierre-Hugues Boisvenu, indigné ...
Ce mot devrait être consacré 'mot valise 2011'.
Gilles Vigneault devrait même reprendre son air célèbre, et chanter
'Tout le monde est indigné,
Tam ti déli dédam,
Tout le monde est indigné,
Tam ti déli dédam,
Tout le monde est indigné,
Tam ti déli dédam,
Tout le monde est indigné,
Tout le temps,
tout le temps.'
Répondre
Avocat
Commentaire publié par Avocat sur Jeudi le 17 Novembre 2011 10:52:47 EST
'« Encore une fois, on priorise les droits des criminels par rapport à ceux des victimes. On juge que la procédure est plus importante que la vérité. »'
On priorise la prévisibilité du droit et donc la crédibilité du système, le même droit qui permet de mettre les criminels en prison. Si t'as pas encore compris ça, t'as un méchant problème.
Répondre
Son point de vue est biaisé...mais bon...on peut comprendre...
Commentaire publié par Fab sur Jeudi le 17 Novembre 2011 12:08:22 EST
> « la recherche de la vérité ne prime pas sur les procédures. Or, le respect des procédures, c'est avant tout le respect des droits des criminels. »
C'est avant tout le respect des droits des ACCUSÉS face à l'État...et dire qu'il est sénateur...
Par contre, pour balancer, je crois que tout devrait être fait pour minimiser l'impact d'une reprise sur les victimes...en priorisant l'affaire par example...
Répondre
Avocat
Commentaire publié par Avocat sur Jeudi le 17 Novembre 2011 12:38:01 EST
'Son point de vue est biaisé...mais bon...on peut comprendre...'
Non, on ne peut pas... Lorsqu'on siège sur nombre de comités législatifs en matière de loi & ordre et qu'on est si impliqué, la moindre des choses est de réviser les principes du droit criminel pour finir par comprendre que ce ne sont pas les droits des accusés qui sont protégés, mais bien les droits de tout citoyen.
Je sais fort bien qu'il a perdu ses deux filles dont une qui fut victime d'un crime crapuleux causé largement par le laxisme du système... mais... Boisvenu affiche un entêtement effrayant et une volonté marqué de refuser totalement de comprendre qu'est-ce que le droit criminel mange en hiver. Boisvenu ne désire même pas la prévention. Tout ce qu'il pose comme geste est pour glorifier une seule soif: la vengence.
Il aurait beaucoup plus de crédibilité si il donnait des signes de compréhension. On a une Charte. Je sais bien que Trudeau n'était pas conservateur... mais la Charte, on va vivre avec! Deal with it, Boisvenu.
Répondre
Square Victoria
Commentaire publié par Source Anonyme sur Jeudi le 17 Novembre 2011 14:20:09 EST
Que Boisvenu se monte une tente au square Victoria et qu'il se taise. il ridiculise nos institutions à chaque fois qu'il ouvre la bouche
Répondre
GBS
Commentaire publié par GBS sur Vendredi le 18 Novembre 2011 11:20:09 EST
Les tribunaux sont devenus trop techniques.
La procureur avait raison. Si l'avocat de la défense était si mauvais, encore faut-il se demander si ce fait est déterminant.
Quand la preuve est accablante, l'inutilité du nouveau procès est évidente.
Peut-être est-il temps de brasser les principes sacro-saints du droit criminel.
Répondre
Avocat
Commentaire publié par Avocat sur Vendredi le 18 Novembre 2011 12:16:09 EST
'La procureur avait raison. Si l'avocat de la défense était si mauvais, encore faut-il se demander si ce fait est déterminant.'
Lire pars. 43 et suivants.
À 67 on conclut:
67 Bref, je suis d'avis que l'appelant n'a pas été représenté par un avocat compétent, selon le seuil établi par les tribunaux, qu'il en a subi un préjudice grave et que le procès a été inéquitable. Seul un nouveau procès pourra rétablir la situation.
