Saint-Martin (Lori).
Un article de la La Mémoire du Québec (2022).
- Femme de lettres (autrice, féministe, roman, essayiste, traductrice québécoise d'origine anglo ontarienne) née Lori Farnham en 1959 à Kitchener, Ontario, Madame Farnham alors à l'Université Laval à Québec, a décidé de changer de nom et a choisi le nom de Saint-Martin au hasard d'un botin téléphonique
Professeure de littérature à la Ryerson University of Toronto, puis à l'Université du Québec à Montréal-UQÀM.
Professseure de traduction littéraire à l'UQÀM.
Travaille à l'Institut de recherche et d'études féministes de l'Université du Québec à Montréal-UQÀM
Admise à l'Académie des lettres du Québec (2022)
Décèdée subitement à Paris en 2022 (23 octobre 2022).
- Publications :
Le nom de la mère (1999)
Dernières notes (traduction du roman de l'auteur canadien hongrois Tamas Dobozy.
La voyageuse et la prisonnière. Gabrielle Roy et la question des femmes (2002)
Rue Saint-Urbain (Août 2002)
Au-delà du nom (2010)
Postures viriles (2011)
Les portes closes (roman, Boréal, 2013)
Solomon Gursky (en collaboration avec son mari, Paul Gagné, traduction du roman Gursky Was Here de Mordecaï Richler, 2015)
Pour qui je me prends (récit autobiographique : Boréal, février 2020)
Le monde de Barney, revu et corrigé
- Distinctions :
Prix John-Glascoe (1994)
Prix des Libraires du Québec (Edgar-Lespérance).
Prix de la meilleure traduction (conjointement avec son mari, Paul Gagné, 2000) pour Dernières notes de l'auteur canadien hongrois Tamas Dobozy.
Prix littéraire (traduction) du Gouverneur général du Canada (2007) conjointement avec son mari, Paul Gagné
Prix ACFAS André-Laurendeau (2013)
En lice pour le prix littéraire du gouverneur général (2015) pour la traduction de Solomon Gursky Was Here de Mordecai Richler.
Conjointement avec Paul Gagné, le Cole Foundation Prize for Translation pour Solomon Gursky Was Here de Mordecai Richler (2015).
Citation de Lori Saint-Martin, autrice et traductrice sur son changement de nom :
« [Changer de nom], c'était se rebaptiser, plonger dans des eaux différentes et en sortir autrement. [...] Mon vrai nom, c'est le nom que je me suis donné, c'est Lori Saint-Martin. Celui que j'ai eu avant, c'était une erreur de la nature. »
Qui n'a pas songé un jour à changer d'identité, à se réinventer complètement? Pour Lori Saint-Martin, ce désir de réinvention s'est imposé telle une brûlante nécessité. Dans ce récit à la fois lumineux et cruel, elle nous dit comment elle a rejeté le milieu, la culture et la langue qui l'ont vue naître pour devenir autre.
