Rioux (Matthias)
Un article de la La Mémoire du Québec (2022).
- Enseignant, syndicaliste, journaliste, éditeur et animateur de radio et télévision né en 1934 (29 mars 1934) à Rivière-à-Claude.
Son père, était pêcheur.
Nota :
Rivière-à-Claude (population en 2016 : 128 habitants ; en 2021 ; 141 habitants) est une municipalité du Québec au Canada située dans la municipalité régionale de comté de La Haute-Gaspésie en Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine. En fait, la municipalité regroupe deux villages : Rivière-à-Claude, à proprement parler, et Ruisseau-à-Rebours. Wikipédia
Études à l'Université de Montréal-UdeM (baccalauréat ès arts et licence en administration de l'éducation), à l'École normale Jacques-Cartier de Montréal et à l'Université du Québec à Montréal-UQÀM.
Professeur de français et d'histoire à la Commission des écoles catholiques de Montréal (1961-1967).
Président de l'Alliance des professeurs de Montréal (1967-1971).
Vice-président de la Centrale de l'enseignement du Québec-CEQ (1967-1970).
Cofondateur du mouvement Québec Français.
Animateur aux postes de radio CKAC, CKVL, puis CKLM.
Cofondateur du Mouvement Québec-français.
Secrétaire général de l'Union des artistes-UDA.
Co-animateur, avec Jean Cournoyer, d'émission de radio à CKVL et CKAC et de télévision à Télé-Québec, puis à Télé-Métropole.
Vice-président aux relations publiques et directeur général de la station de radio CKLM (1985-1987).
Éditeur du magazine Avenir et propriétaire-éditeur du magazine MéMo (1987-1994).
Député du Parti québécois-PQ de Matane à l'Assemblée nationale du Québec-ANQ (1994-2003).
Ministre du Travail et ministre responsable de la région du Bas-Saint-Laurent et de la région de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine (1996-1998) dans le cabinet de Lucien Bouchard.
À la suite des élections générales de 1998, le premier ministre Lucien Bouchard n'inclut pas Matthias Rioux dans son nouveau cabinet.
Président de la Commission parlementaire de la Culture (4 mars 1999 au 4 mars 2001) et président de la Commission parlementaire de l'Économie et du Travail (27 mars 2001 au 5 mars 2003).
Il ne présente pas sa candidature aux élections provinciales de 2003.
Membre de la Commission municipale de Québec (2003 - 2008).
Coordonnateur du Comité de vigie sur la référence de la main-d'oeuvre dans l'industrie de la construction (2013-2014).
Mouvement Québec français :
Le Mouvement Québec français tire ses origines du Front Québec-Français (FQF), fondé en 1969 pour s'opposer à la Loi pour promouvoir la langue française au Québec (bill 63) du gouvernement Bertrand.
Le bill 63 perpétuait le libre-choix des parents concernant la langue d'enseignement pour leurs enfants, ce à quoi s'opposaient les nationalistes. François-Albert Angers, économiste des Hautes Études commerciales de Montréal et président de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal (SSJBM), avec quinze collaborateurs, décida de fonder le Front Québec-Français-FQF afin de « faire échec à ce que la restructuration scolaire de l'île de Montréal serve de prétexte à consacrer dans les lois la situation privilégiée dont jouisse la minorité anglophone au Québec, en reconnaissant un statut officiel à l'anglais comme langue d'enseignement. »
De concert avec Matthias Rioux, président de l'Alliance des professeurs de Montréal (APM), François-Albert Angers décida en 1971 de laisser tomber le Front Québec FrançaisFQF pour fonder une organisation officiellement indépendante de la SSJBM. Ne se limitant pas (comme le faisait le FQF)-Front Québec-Français) aux groupes nationalistes (SSJBM et Mouvement national des Québécoises et des Québécois) et de professeurs (Association des professeurs de Montréal- APM) et Association québécoise des professeurs de français), le Mouvement Québec français réunit aussi dès le début les organisations syndicales suivantes : Confédération des syndicats nationaux-CSN, Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec FTQ, Corporation des enseignants du Québec -CEQ et Union des producteurs agricoles -UPA. Élisant François-Albert Angers comme président, le MQF eut également plusieurs porte-parole à sa fondation, notamment Albert Allain, Jacques-Yvan Morin et Fernand Daoust.
- Distinctions :
Commandeur de l'Ordre de la Pléiade (22 novembre 2007).
Doctorat en sociologie politique et développement régional de l'Université Laval à Québec - ULQ* (Mai 2018).
