Mont Royal (parc du)
Un article de la La Mémoire du Québec (2022).
- Superficie du parc : 200,33 hectares, soit 14 % du territoire naturel de la montagne.
- Flore : les arbres qui forment la forêt climacique sont les érables à sucre, les érables argenté, les érables rouge, les érables de Pennsylvanie, les noyers, les charmes, les ostryers, les frênes, les caryers, les chênes (au sommet), les bouleaux (dans l'escarpement); on trouve également des résineux plantés en 1955 ; les arbustes les plus répandus sont le chèvrefeuille du Canada, les ronces, les viornes ; les fleurs qu'on trouve dans le sous-bois sont les sanguinaires, le trille blanc, le trille jaune et l'érythrone.
Climacique : climax -Ñ Telle qu'elle a été définie par son auteur, et cela quels que soient le logiciel, le système d'exploitation et l'ordinateur utilisés pour l'imprimer ou le visualiser.
PDF (Portable Document Format). Le climax désigne ici un état d'équilibre atteint par la végétation spontanée dans un milieu donné et stable, en excluant l'action humaine.
NOTA: Le Portable Document Format, communément abrégé en PDF, est un langage de description de page présenté par la société Adobe Systems en 1992 et qui est devenu une norme ISO en 2008.
La spécificité du PDF est de préserver la mise en page d'un document Ñ polices de caractères, images, objets graphiques, etc.
Le climax serait donc ce vers quoi tend spontanément la nature en l'absence d'anthropisation.
On parle d'une forêt climacique (dont « forêt primaire » est un synonyme), d'un milieu climacique.
Le terme tend à être critiqué voire complètement abandonné par les écologues et les biogéographes : mal compris, il peut laisser entendre qu'il existerait des milieux en équilibre statique, alors que tout milieu est en équilibre dynamique : arrivées et extinction d'espèces, modifications du climat, évolution de la composition des sols, défluviations, évolution naturelle, font que les milieux ont aussi une histoire.
Par ailleurs, appliquées aux forêts intertropicales, la notion de forêt primaire ou climacique est critiquée parce qu'elle est occidentalocentrée : une forêt n'est « naturelle » qu'en apparence, et seulement par l'ignorance de ceux qui l'observent depuis l'extérieur : la plupart des forêts sont habitées et pratiquées par des sociétés humaines autochtones qui en modifient les écosystèmes depuis des millénaires.
(ST) 2008. Dernière modification (JBB), septembre 2023.
- Faune : 150 espèces d'oiseaux dont la mésange, le geai bleu, le cardinal, le merle bleu, le colvert (dans les endroits marécageux), les petits nytales, le durbec des sapiframboisiers sauvages, les cerisiers sauvages et les ns, le troglodyte, le passerin indigo et le petit duc maculé ; les mammifères qui y vivent sont l'écureuil gris, le tamia rayé, la musaraigne, le raton laveur la marmotte et la moufette.
Historique :
1535 Jacques Cartier visite le mont qui domine l'île de Montréal et qu'il avait visité une première fois et il le nomme Royal.
1585 Le pilote et commerçant Jacques Noël escalade le mont Royal ; Jacques Noël serait le neveu de Jacques Cartier.
1642
Fondation de Montréal par Paul Chomedey de Maisonneuve et Jeanne Mance
1643
(6 janvier 1643, jour de l'Épiphanie) Paul de Chomedey de Maisonneuve plante une croix de bois sur le mont Royal pour remercier Dieu d'avoir épargné Ville-Marie des inondations qui avait submergé une partie de l'agglomération.
1653
Arrivée à Montréal de Marguerite Bourgeoys, future fondatrice de la congrégation de Notre-Dame.
1657
Établissement de quatre prêtres de Saint-Sulpice (sulpiciens) à Montréal; on leur confie la charge de la paroisse Notre-Dame de Montréal.
1659
Arrivée des Religieuses Hospitalières de Saint-Joseph, à l'invitation de Jeanne Mance.
1663
Cession de la seigneurie de Montréal au Séminaire de Saint-Sulpice de Paris.
1666
Ouverture par les Sulpiciens du domaine de la Montagne sur le flanc sud du mont Royal.
1676
Les sulpiciens, seigneurs de Montréal, construisent un fort en bois sur le flanc sud de la montagne dans le but d'évangéliser et d'éduquer les Amérindiens.
1686
Les sulpiciens construisent un fort en pierre sur l'emplacement de celui construit en bois de 1676.
1694
Ouverture aux concessions de la côte Sainte-Catherine, sur le flanc est de la montagne.
1698
Ouverture aux concessions de la côte des Neiges sur le flanc nord du mont Royal.
1792
Modification des limites territoriales de la ville afin d'y englober les faubourgs avoisinants
1811
Construction de la maison de James Monk sur l'extrémité ouest de la montagne.
1843
Inauguration du McGill College construit sur le flanc sud de la montagne selon des plans de l'architecte John Ostell.
1847
Cession par les propriétaires d'une cinquantaine d'acres pour l'aménagement d'un cimetière protestant sur le flanc nord de la montagne.
1848
Construction de la villa Terra Nova, construite pour John Molson fils sur le flanc nord-ouest de la montagne, à côté du site de l'Oratoire Saint-Joseph (plans de George Browne).
1850
Des fermiers cèdent une cinquantaine d'acres aux autorités protestantes de Montréal pour l'aménagement du cimetière Mont-Royal pour non catholiques sur la pente nord-est du mont Royal aménagé selon un plan de l'arpenteur et ingénieur britannique, J.C. Sidney ; espace paysager tout en sinuosité, aux contours irréguliers, d'allure presque sauvage; on ne peut percevoir qu'un fragment de paysage à la fois ; on y plante plus tard des arbres exotiques tels des Ginkgos et des Métaséquoias importés de Chine. Voir Montréal (ancienne municipalité). Cimetières.
1853
Achat au prix de 3 000 livres sterling par la fabrique de Notre-Dame d'une terre située sur le flanc ouest du mont Royal et appartenant à Pierre Beaubien.
1854
Aménagement du cimetière Notre-Dame-des-Neiges par la fabrique de la paroisse Notre-Dame. Voir Montréal (ancienne municipalité). Cimetières.
1855-1856
Construction du couvent Villa-Maria selon des plans de l'architecte Victor Bourgeau, sur l'ancienne propriété de James Monk sur l'extrémité ouest de la montagne (angle Côte-Saint-Luc et Décarie).
1855-1857
Construction de leur Grand séminaire par les sulpiciens selon des plans de l'architecte John Ostell.
1856
Creusage d'un réservoir d'eau à l'angle de l'avenue des Pins et Cedar; ce réservoir porte le nom de McTavish.
1858
Hosea Bonen Smith fait construire sa maison de 3 étages (aujourd'hui utilisée comme centre de la nature et de la chasse) et fait aménager un chemin jusqu'à celui de la Côte-des-Neiges.
Vers 1860
J. Lamothe, le propriétaire d'une terre qui se trouvait dans l'axe de la rue Peel, il effectue une coupe à blanc sur le flanc sud de la montagne pour produire du bois de chauffage ce qui provoque les protestations des contribuables.
1861
Ouverture du nouvel Hôtel-Dieu de Montréal construit sur le versant est de la montagne (à l'angle de la rue Saint-Urbain et de l'avenue des Pins) selon des plans de l'architecte Victor Bourgeau.
Construction du Ravenscrag, résidence de Hugh Allan selon des plans (Renaissance italienne) de l'architecte Victor Roy ; face à la rue Peel (aujourd'hui utilisée comme aile psychiatrique du Royal Victoria Hospital).
1862
La population de Montréal doutant de l'intérêt de transformer le mont en parc, le colonel Alexander A. Stevenson décide de gravir la montagne avec la 3e batterie de l'armée de réserve ; rendu au sommet, il fait retentir des coups de canon prouvant ainsi que la montagne était accessible et ouvrant la voie à l'aménagement du parc actuel. (Journal de Montréal, 21 février 2016, page 22).
1863
Le conseiller municipal Alexander A. Stevenson propose de transformer la montagne en parc public.
1867
Ouverture du couvent des Soeurs de l'Immaculée-Conception sur le flanc nord-est de la montagne.
1868-1871 Construction par les sulpiciens, selon des plans de l'architecte Henri-Maurice Perrault, du Collège de Montréal sur leur domaine situé entre la rue Sherbrooke Ouest et l'avenue des Pins.
1869
Le gouvernement provincial autorise la ville de Montréal à dépenser 350 000 $ pour exproprier les terres lui permettant d'aménager un parc sur le mont Royal.
De 1869 à 1875, la ville dépense un millions $ pour acquérir des propriétés privées de gré à gré ou par expropriation. La ville confie le plan d'aménagement de la montagne à l'architecte Frederick Law Olmstead le designer qui avait conçu le Central Park de New York.
1869-1870
Construction d'une deuxième aile au couvent Villa-Maria selon des plans (Second Empire) de l'architecte Maurice Perrault.
1873-1874
Pour en faire un parc public, la ville exproprie les terrains de 16 différents propriétaires dont Hosea Bonen Smith, John Redpath, P.-E. Picault, J. Lamothe, Hugh Allen, Hugh Taylor, John Frothingham, Benjamin Hall, Stanley Bagg et l'Hôtel-Dieu de Montréal ; elle confie la conception du parc à l'architecte paysagiste américain Frederick Law Olmsted.
1875
Un funiculaire est installé par Xavier Lefebvre à l'endroit où est aujourd'hui installée la Centrale d'alarme du Service d'incendie de Montréal.
1876
(24 mai 1876) Inauguration officielle du parc du mont Royal ; seul le chemin d'accès au sommet est déjà aménagé sous le nom de Chemin Olmstead.
1881-1882
Construction du collège Notre-Dame (sur Queen Mary Road en face de l'Oratoire Saint-Joseph).
1884 Inauguration d'un ascenseur à vapeur appelé Mount-Royal Park Inclined Railway.
A funicular was inaugurated in 1884, a year before its official opening.
Rides initially cost 5 cents for adults and 3 cents for children. It transported visitors to the summit of Mount Royal, facing east. Frederick Law Olmsted, the designer of Mount Royal Park, was opposed to the funicular. His plan was for people to take a leisurely stroll up the mountain and to enjoy the views along the way instead of being whisked straight to the top by a machine. It was declared structurally unsafe and closed in 1918, and dismantled in 1920.
The Mount Royal Funicular Railway, also known as the Mountain Park Funicular Railway and the Mount Royal Elevator, was a funicular railway serving Mount Royal Park in Montreal, Quebec, Canada, from 1884 to 1918.
The railway consisted of a horizontal section that brought travellers from the ticket house, located near what is now the George-Étienne Cartier Monument, to a transfer station at the base of the mountain, where riders boarded the funicular cars.[1][2] Both sections were steam-driven, with cars pulled by cables.
1885
(1er juin 1885) Mise en service d'un funiculaire installé dans l'axe de la rue Duluth ; ce funiculaire allait à l'encontre des plans de Olmstead qui souhaitait que les visiteurs se rendent à pied au sommet par de sentiers sinueux.
1892
Construction, selon des plans de l'architecte Bruce Price de la maison James Ross (présentement utilisée par la Faculté de droit de la McGill University, 3644, rue Peel).
Inauguration d'un système de tramway électriques
1893
Inauguration des premiers bâtiments du Royal Victoria Hospital (style baronnial écossais) selon des plans de la firme d'architectes Saxon-Snell sur le flanc sud ouest de la montagne (avenue des Pins).
1894
Inauguration du Séminaire de philosophie construit par les sulpiciens sur le chemin de la Côte-des-Neiges.
1898
Ouverture de la Strathcona Academy (chemin de la Côte-Sainte-Catherine).
Construction d'une écurie près du Ravenscrag (maison de Hugh Allan, avenue des Pins) Les chevaux de patrouille de la police de Montréal y sont logés.
1902
Ouverture du monastère des Soeurs du Précieux-Sang (chemin de la Côte-Sainte-Catherine).
1903-1905
Construction du pensionnat des soeurs du Saint-Nom-de-Marie.
1904
Le frère André construit une chapelle sur le flanc nord-ouest de la montagne.
1906
Construction d'un restaurant observatoire sur l'emplacement de l'actuel chalet de la montagne.
1912
La Canadian Northern Railway (CN) perce un tunnel sous la montagne entre la municipalité de Mont-Royal et le centre-ville de Montréal (Place Ville-Marie).
1918
La ville abandonne l'exploitation du funiculaire et ordonne le démantèlement de son infrastructure.
1919
Inauguration du monument à George-Étienne Cartier réalisé en bronze par le sculpteur George William Hill et les architectes Edward Maxwell et William S.Maxwell (30,3 m de hauteur, socle en granit de Stanstead taillé par Joseph Brunet) ; comporte 18 sculptures dont la Renommée (5,4 m de hauteur) et les lions (oeuvres du sculpteur belge Louis-François Étien).
1919
(28 mai 1919) Devenu dangereux par le pourrissement de la structure en bois, le funiculaire (1885) cesse d'être exploité.
1920
(Avril 1920) Démolition du funiculaire installé en 1875 par Xavier Lefebvre.
1923-1925
Construction de la maison-mère des Soeurs des Saints-Noms-de-Jésus-et-de-Marie sur le flanc nord du mont Royal.
1924
Début des travaux de construction de l'Oratoire Saint-Joseph sur le flanc nord-ouest de la montagne (Queen Mary Road) en face du Collège Notre-Dame.
Mise en service d'un tramway à partir du chemin de la Côte-des-Neiges dans l'axe du chemin Remembrance.
La Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal fait ériger une croix en métal (30 m de hauteur, 10 m de largeur) en commémoration de celle qu'avait plantée Maisonneuve en 1643. C'est la Croix du Mont Royal qui s'éclaire encore au cours de la nuit en 2024. Elle a été érigée à la suit d'une suggestion deLouis-Philippe Hébert appuyé par l'évêque de Montréal d'alors, Mgr Fabre.
(24 au 25 décembre 1924) 240 ampoules illuminent la nouvelle croix du mont Royal.
1925
Inauguration du Shriners Hospital sur le flanc sud-ouest de la montagne.
Construction de l'Institut pédagogique des Soeurs de la Congrégation-de-Notre-Dame.
1927
La ville fait ajouter 4 lions en bronze au quatre coins du monument à George Étienne Cartier ; les lions sont l'oeuvre de Louis-François Étien.
1928
Construction du collège Jean-de-Brébeuf-CJB.
Construction du pensionnat Notre-Dame-de-Sainte-Croix.
(Juin 1928) Début des travaux de construction sur le flanc nord-ouest de la montagne du premier édifice de l'Université de Montréal-UdeM selon des plans de l'architecte Ernest Cormier.
1928-1930 Aménagement d'un tunnel à double voie de tramways entre l'avenue du Parc et la rue Côte-des-Neiges dans l'emprise de l'actuelle voie Camillien-Houde.
1929 Inauguration du Montreal Jewish Hospital sur le flanc nord de la montagne (à l'angle des chemins de la Côte-Sainte-Catherine et de la Côte-des-Neiges).
1930 Inauguration de la Centrale d'alarme du service des incendies de Montréal (à l'angle de l'avenue des Pins et de l'avenue du Parc).
Inauguration d'un transport par tramway à partir de l'Avenue du Parc jusqu'au lac des Castors.
Creusage d'un réservoir d'une capacité de 900 m3 enfoui sous terre à 220 m de hauteur, et aménagement de sa station de pompage près de l'endroit où est érigée la tour de diffusion de CBC/Radio-Canada.
1931
Construction du Chalet de la Montagne selon des plans de l'architecte Aristide Beaugrand Champagne sur le flanc sud de la montagne ; 17 tableaux ornent ses murs intérieurs ; parmi les auteurs de ces tableaux, on trouve Adrien Hébert, Marc-Aurèle Fortin, Georges Delfosse, Paul-Émile Borduas et W. H. Taylor.
1932
Construction du quartier général du Service de la prévention des incendies de Montréal (style Renaissance italienne).
1934
Inauguration du St. Mary's Hospital (Queen Mary Road) construit sur le flanc nord de la montagne, en bas de l'Oratoire Saint-Joseph et en haut du Montreal Jewish Hospital.
1937 Creusage à la pelle du lac des Castors (497 m sur 229 m dans ses plus larges parties) selon des plans de Frederick J. Todd, un disciple de Frederick Law Olmstead.
Érection du monument consacré à Simon Mctavish derrière le Ravenscrag.
Ravenscrag is a former mansion that was built between 1860 and 1863 for Hugh Allan (later Sir Hugh Allan) in the Golden Square Mile of Montreal, Quebec.
Des automobiles obtiennent la permission de stationner au chalet de la Montagne lors de réceptions autorisées par le comité exécutif de Montréal.
1838 à l'aide de pelles des travailleurs creusent le Lac du Castor en forme de trèfle dans une partie
1939 (29 janvier 1939) Le lac des Castors est utilisé pour la première fois par des patineurs.
Le chemin jusque-là appelé Shakespeare (qui remonte le mont Royal à partir de la rue Guy est renommé Remembrance en mai 1939 pour souligner la visite à Montréal du roi George VI et de la reine Elizabeth d'Angleterre.
1943 Inauguration de l'édifice de l'Université de Montréal-UdeM sur le flanc nord de la montagne, à l'est de l'Oratoire Saint-Joseph.
1949 L'astronome Roger Brodeur propose la construction d'un complexe comprenant un planetarium de 4 000 places, une salle de concert et un musée.
1952 Le réservoir McTavish est couvert et le parc Rutherford est aménagé sur sa couverture.
Érection de la première tour de diffusion de la Société Radio Canada.
1954 L'administration municipale ordonne les coupes d'arbres dites de moralité pour prévenir les «sauteries dans le sous-bois» ; l'érosion qui résulte de cet abattage cause, le printemps suivant, la destruction de centaines d'arbres qu'on remplaçe par des résineux.
1955
Fermeture du tunnel à double voie pour les tramways. Le maire Jean Drapeau nouvellement élu propose l'aménagement d'une route dans le prolongement de la rue University vers le nord-est jusqu'à l'avenue du Mont-Royal à l'angle de l'Avenue du Parc et d'une autre route dans le prolongement de la rue University vers l'ouest jusqu'à l'avenue Maplewood (Édouard-Montpetit). La montagne est classée site patrimonial.
1956
Inauguration du Montreal General Hospital sur le flanc sud-ouest de la montagne.
1957
Construction de l'Hôpital Sainte-Justine (côte Sainte-Catherine) sur le flanc nord de la montagne en bas de l'Université de Montréal-UdeM.
Début de construction du poste de cavalerie de la police de Montréal selon des plans de l'architecte Paul H. Lapointe. La Commission des transports de Montréal arrête l'exploitation du tramway du mont Royal.
1958
Ouverture du chalet du lac des Castors là où, jusque-là, des structures temporaires étaient utilisées comme abris et cantine.
Construction du pavillon des sciences de l'éducation de l'Université de Montréal-UdeM.
Construction de l'École polytechnique derrière l'Université de Montréal-UdeM.
Creusage du réservoir du Sommet (capacité de 140 000 m3, dissimulé sous un abri) et de sa station de pompage.
1959 Une rumeur veut qu'un promoteur veut construire 16 tours de logements sur une patie de la montagne appartenant au Mount-Royal Cemetery ; cette rumeur engendre de véhémentes protestations de la part de citoyens qu'un tel projet déçoit au plus haut point. L'association des Amis de la montagne naît alors spontanément ; la ville achètera ce terrain et l'intègrera au parc.
1960
Ouverture de la voie Camillien-Houde à la circulation automobile.
1961
Construction du pavillon du lac des Castors selon des plans des architectes Hazen Size et Guy Desbarats.
Aménagement du belvédère sur le flanc sud-est de la montagne sur la voie Camilien-Houde.
Inauguration de l'échangeur du Parc/des Pins (voies superposées).
1962
Construction du bâtiment du Service d'entretien de la ville de Montréal selon des plans de l'architecte Paul H. Lapointe. Remplacement de la tour de diffusion de Radio Canada par une autre , haute de 111,9 m.
1964
Construction du pavillon Vincent-d'Indy (salle Claude-Champagne).
Symposium de sculptures ; les sculptures demeureront sur place après le symposium.
1970
Construction de l'École des hautes études commerciales-HÉC.
1975
Fin des travaux de construction de l'Oratoire Saint-Joseph.
1984 Un groupe appelé Les compagnons de Jacques Cartier propose la construction d'une statue de Jacques Cartier haute de 6 mètres près du sommet de la montagne.
1986 Trois projets émeuvent les amis de la Montagne : une tour touristique, une piste de ski de descente et un nouveau complexe sportif de la McGill University. Ce qui entraîne la fondation de l'organisme appelé Les Amis de la Montagne qui seront longtemps les protecteurs du caractère naturel de la montagne.
Éventuellement La McGill University construira son complexe, mais les projets de tour et de piste de ski ont été abandonnés.
1987
(15 décembre 1987) Un règlement municipal déclare site patrimonial une partie du mont Royal couvrant une superficie plus grande que le parc mais nettement inférieure à celle du territoire naturel de la montagne.
1991
On dénombre 108 000 arbres d'au moins 7,5 cm de diamètre dans le parc.
1996
L'École des Hautes études commerciales - HÉC déménage dans un nouvel édifice construit sur le chemin de la Côte-Sainte-Catherine selon des plans de l'architecte Daniel Sergiu Anganu (né à Iasi, Moldavie, Roumanie, 27 janvier 1939 - décès à Montréal, Canada, le 5 octobre 2017).
Réaménagement du belvédère de la voie Camillien-Houde selon des plans de l'architecte paysagiste Wendy Graham.
1998
Le verglas entraîne l'abattage de 5 000 arbres dans le parc.
2003
(Février 2003) Le gouvernement du Québec fait du mont Royal un arrondissement historique et naturel ; ce statut oblige toute personne possédant une propriété dans un périmètre déterminé à obtenir un permis pour diviser un terrain, ériger une nouvelle construction, altérer ou rénover un immeuble ; le périmètre choisi correspond à celui qu'avait déterminé la ville de Montréal en 1987 auquel on ajoute une partie des anciennes municipalités d'Outremont et de Westmount le territoire ainsi protégé en vertu de ce règlement.
- Comprend les cimetières, le parc Jeanne-Mance, la montagne Westmount, l'oratoire Saint-Joseph.
2005
Le gouvernement du Québec désigne le haut de la montagne y compris les cimetières, le parc Jeanne-Mance, le sommet Westmount et l'Oratoire Saint-Joseph un arrondissement historique et naturel ; ce qui signifie que tout projet proposé dans cet arrondissement doit être approuvé conjointement par la ville de Montréal et le gouvernement du Québec.
Démolition des voies superposées de l'échangeur du Parc/des Pins.
(Été 2005) Réaménagement du lac des Castors et aménagement d'une patinoire à glace artificielle.
2005-2008
Réfection du socle et rénovation du monument à George-Étienne Cartier (coût de l'opération : 3 millions $).
2006-2007
La décision du Conseil de ville de remplacer le nom de l'avenue de Bleury et de l'Avenue du Parc par celui de Robert-Bourassa déclenche un tollé de la part des riverains et de groupes de pression dévoués à l'histoire ou à la protection du patrimoine.
2008 L'office de consultation publique de Montréal recommande des mesures de mitigation du trafic automobile sur le mont Royal ; il s'agit d'un premier pas vers la fermeture totale de cette voie aux automobiles.
2009
La Ville de Montréal adopte un règlement qui établit un plan de protection et de mise en valeur de la montagne et crée le Bureau du Mont Royal pour réaliser le plan de protection et de mise en valeur.
2010
Fin des travaux de construction de l'escalier qui donne accès au parc du mont Royal à partir de l'angle de la rue Peel et de l'avenue des Pins.
(24 mai 2010) La ville de Montréal annonce qu'elle a acquis par baux 23 hectares de terrain sur le flanc de la montagne qui donne sur l'arrondissement d'Outremont pour en faire un nouveau parc municipal qui sera appelé le Parc du Troisième Sommet ; ce parc sera semblable et contigu au parc du mont Royal et sera accessible aux piétons et aux cyclistes par un chemin semblable au chemin Olmstead ; les propriétaires de ce terrain sont l'Université de Montréal-UdeM (13,42 hectares) et la fabrique de la paroisse Notre-Dame de Montréal (9,77 hectares) ; on projette d'ouvrir le nouveau parc en 2012.
2012
(Nuit du 21 au 22 juin 2012) Des vandales appliquent une peinture de couleur or sur deux des 4 lions en bronze du monument à George-Étienne Cartier.
(Automne-hiver 2012) Réaménagement du lac des Castors.
2017
(Le 4 octobre 2017) Clément Ouimet, 18 ans, un cycliste qui descend sur la côte abrupte de la voie Camillien-Houde percute de plein fouet une automobile qui effectue un virage en U. Le cycliste décède quelques heures plus tard des suites de ses blessures.
2018
17 janvier 2018) La Ville annonce qu'elle a autorisé l'abattage de 4 000 arbres infectés par l'agrille du fresne dans le parc du Mont Royal après avoir autorisé l'abattage de 146 arbres sur l'île Notre-Dame pour la même raison.
2019
(Au cours de l'été 2019) La ville prend les dispositions (poteaux de plastic, dos-d'âne, plantations de fleurs et feux de circulation) pour ralentir le trafic automobile sur la voie Camillien-Houde.
Parc du mont Royal :
Superficie du parc : 200,33 hectares, soit 14 % du territoire naturel de la montagne.
- Flore - les arbres qui forment la forêt climacique sont les érables à sucre, les érables argenté, les érables rouge, les érables de Pennsylvanie, les noyers, les charmes, les ostryers, les frênes, les caryers, les chênes (au sommet), les bouleaux (dans l'escarpement); on trouve également des résineux plantés en 1955 ; les arbustes les plus répandus sont le chèvrefeuille du Canada, les ronces, les framboisiers sauvages, les cerisiers sauvages et les viornes ; les fleurs qu'on trouve dans le sous-bois sont les sanguinaires, le trille blanc, le trille jaune et l'érythrone.
- Faune : 150 espèces d'oiseaux dont la mésange, le geai bleu, le cardinal, le merle bleu, le colvert (dans les endroits marécageux), les petits nytales, le durbec des sapins, le troglodyte, le passerin indigo et le petit duc maculé ; les mammifères qui y vivent sont l'écureuil gris, le tamia rayé, la musaraigne, le raton laveur la marmotte et la moufette.
- Éphémérides :
1535
Jacques Cartier nomme Royal le mont qui domine l'île qu'il vient de visiter pour la première fois.
1643
(6 janvier 1643) Paul de Chomedey de Maisonneuve plante une croix sur le mont Royal pour remercier Dieu d'avoir épargné Ville-Marie des inondations.
1676
Construction d'un fort en bois sur le flanc sud de la montagne par les sulpiciens, les seigneurs de Montréal.
1686
Les sulpiciens construisent un fort en pierre sur l'emplacement du premier dans le but d'évangéliser et d'éduquer les Amérindiens.
1811
Construction de la maison de James Monk sur l'extrémité ouest de la montagne.
1843
Inauguration du McGill College construit sur le flanc sud de la montagne selon des plans de l'architecte John Ostell.
1847
Cession par les propriétaires d'une cinquantaine d'acres pour l'aménagement d'un cimetière protestant sur le flanc nord de la montagne.
1848
Construction de la villa Terra Nova, construite pour John Molson fils sur le flanc nord-ouest de la montagne, à côté de l'Oratoire Saint-Joseph (plans de George Browne).
1850
Des fermiers cèdent une cinquantaine d'acres aux autorités protestantes de Montréal pour l'aménagement du cimetière Mont-Royal pour non catholiques sur la pente nord-est du mont Royal aménagé selon un plan de l'arpenteur et ingénieur britannique, J.C. Sidney ; espace paysager tout en sinuosité, aux contours irréguliers, d'allure presque sauvage; on ne peut percevoir qu'un fragment de paysage à la fois ; on y plante plus tard des arbres exotiques tels des Ginkgos et des Métaséquoias importés de Chine. Voir Montréal (ancienne municipalité). Cimetières.
1853
Achat au prix de 3 000 livres sterling par la fabrique de Notre-Dame d'une terre appartenant à Pierre Beaubien située sur le flanc ouest du mont Royal.
1854
Aménagement du cimetière Notre-Dame-des-Neiges.
Voir Montréal (ancienne municipalité). Cimetières.
1855-1856
Construction du couvent Villa-Maria selon des plans de l'architecte Victor Bourgeau, sur l'ancienne propriété de James Monk sur l'extrémité ouest de la montagne (angle Côte-Saint-Luc et Décarie).
1855-1857
Construction du Grand séminaire par les sulpiciens selon des plans de l'architecte John Ostell.
1856
Creusage d'un réservoir à l'angle de l'avenue des Pins et Cedar; ce réservoir porte le nom de McTavish.
1858
Hosea Bonen Smith fait construire sa maison de 3 étages(aujourd'hui utilisée comme centre de la nature et de la chasse) et fait aménager un chemin jusqu'à celui de la Côte-des-Neiges.
Vers 1860
J. Lamothe, le propriétaire d'une terre qui se trouvait dans l'axe de la rue Peel, effectue une coupe à blanc pour faire du bois de chauffage et suscite les protestations des contribuables.
1861
Ouverture du nouvel Hôtel-Dieu de Montréal construit sur le versant est de la montagne (angle de la rue Saint-Urbain et de l'avenue des Pins) selon des plans de l'architecte Victor Bourgeau.
Construction du Ravenscrag, résidence de Hugh Allan construite selon des plans (Renaissance italienne) de l'architecte Victor Roy au sommet de la rue Peel (aujourd'hui utilisée comme aile psychiatrique du Royal Victoria Hospital).
1863
Le conseiller municipal A.A. Stevenson propose de transformer la montagne en parc public.
1867
Ouverture du couvent des Soeurs de l'Immaculée-Conception.
1868-1871 Construction par les sulpiciens du Collège de Montréal selon des plans de l'architecte Henri-Maurice Perrault.
1869
Le gouvernement provincial autorise la ville de Montréal à dépenser 350 000 $ pour exproprier les terres lui permettant d'aménager un parc sur le mont Royal.
1869-1870
Construction d'une deuxième aile au couvent Villa-Maria selon des plans (Second Empire) de l'architecte Maurice Perrault.
1869-1875
Pour en faire un parc public, la ville dépense un million $ pour acquérir les terrains de gré à gré ou par expropriation de 16 différents propriétaires dont Hosea Bonen Smith, John Redpath, P.-E. Picault, J. Lamothe, Hugh Allen, Hugh Taylor, John Frothingham, Benjamin Hall, Stanley Bagg et l'Hôtel-Dieu de Montréal pour en faire un parc public ; elle confie la conception de ce parc à l'architecte paysagiste américain Frederick Law Olmsted.
1875
Un funiculaire est installé par Xavier Lefebvre à l'endroit où est aujourd'hui installée la Centrale d'alarme du Service d'incendie de Montréal sur le côté sud de la montagne.
1876
(24 mai 1876) Inauguration officielle du parc ; seul le chemin d'accès au sommet est alors déjà construit et se nomme le chemin Olmstead.
1885, S'éloignant de la vision proposée par l'architecte Frederic Law Olmstead, la ville autorise l'aménagement d'un chemin de fer privé qui voyagera les piétons vers le haut de la montagne à partir de ce qui est aujourd'hui l'intersection de l'avenue du Parc et de l'avenue Duluth ; les tarifs étaient alors de 5 sous pour un adulte et de trois sous pour un enfant.
Funiculaire du mont Royal
À partir de 1885, on installe sur la montagne, un funiculaire pour accéder au sommet du mont Royal. Celui-ci sera en fonction jusqu'en 1918, où l'on jugera que la sécurité est déficiente et qu'il est préférable d'en cesser l'opération. Ce funiculaire est décrit comme étant dans l'axe de la rue Duluth. Il sera pendant longtemps une attraction importante du quartier et du tout Montréal, durant les dimanches après-midi d'été.
On y accédait à partir de l'avenue du Parc, où l'on montait dans un premier tramway horizontal, qui amenait les visiteurs au pied du mont Royal, d'où partait le funiculaire. Selon l'information trouvée, le système fonctionnait à la vapeur, dont une station se trouvait dans le haut de la pente, d'où l'on voyait des cheminées à partir de la plate-forme d'observation.
1888, Les catholiques proposent l'érection d'une statue de la Sainte-Vierge à l'endroit où la croix du mont royal sera plus tard érigée.
1893, Ouverture du Royal Victoria Hospital.
1895, Me Joseph-Roch Mainville, un avocat propose de transporter les passagers par un train aérien qui partirait de l'île Sainte-Hélène et se rendrait jusqu'au sommet de la montagne.
1908, La ligue d'amélioration de la cité recommande l'expropriation d'un côté de l'avenue Duluth pour aménager une voie très large et plantée d'arbres qui réunirait le parc du mont Royal à l'ouest au parc Lafontaine à l'est, ce qui intègrerait la montagne à la ville sous l'appellation de boulevard de la Confédération.
1918, À court d'argent, les propriétaires du funiculaire en cessent l'exploitation.
1924, Mise en service d'un tramway électrique partant de l'intersection du chemin de la Côte-de-Neiges et du chemin Remembrance et se rendant au sommet.
Commencement de la construction de l'Oratoire Saint-Joseph (sur la rue Queen Mary).
La Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal installe une croix en acier illuminée haute de 30 m face au versant est de la montagne.
1930, Mise en service d'un tramway qui part de l'avenue du Parc et se rend au sommet. De 1930 à 1957, ce tramway a transporté 6 millions de passagers. Pendant la crise économique qui sévit alors, la Ville construit le chalet de la Montagne comme contribution à l'effort collectif pour aider les chômeurs de Montréal.s
1934, Le docteur Gaston Demers propose de construire un casino sur une montagne qui ne produit rien et qui ne sert que pour des picnics et des promenades à pied sur ses sentiers.
1938, Des travailleurs s'affairent à creuser un lac qui portera le nom de lac des castors ou Beaver Lake pace selon une légende, le lac aurait été ainsi nommé parce que les travailleurs avaient trouvé des indices de l'existence de l'existence passée d'un barrage érigé par des castors.
Vers 1940, l'architecte L. J. T. Décary propose le percement d'une ligne de métro entre ce qui est aujourd'hui le square Dorchester et le mont Royal ; des ascenceurs transporteraient les visiteurs sur la montagne.
1948 Le maire Camillien Houde aimerait construire sur la montagne un amphithéâtre semblable au Hollywood Bowl.
1949 L'astronome Roger Brodeur propose la construction d'un complexe qui comprendrait un planétarium de 4 000 sièges, une salle de concert et un musée.
Au cours des années 1950, les tramways disparaissent des rue de Montréal et les automobiles sont tolérées sur la montagne, mais Montréal résiste à un plan de l'architecte qui aurait créé un réseau de routes et la circulation d'automobiles pour se rendre, entre autres, aux théâtres, musée et étables.
1958 Ouverture du chalet du lac des Castors qui remplace une structure temporaire qui servait d'abri et de cantine.
1959 Une rumeur veut que des promoteurs aient l'intention de construire 16 tours de résidences sur une partie de la montagne appartenant au Mount Royal Cemetery. Les citoyens protestent. Un comité de planification pour le mont Royal est formé par des citoyens vigilants amis de la montagne.
La ville achète les propriétés de ces promoteurs et intègre leurs terrains au parc.
1987 Sous le mandat de Jean Doré à la mairie de Montréal, la montagne est déclarée site historique afin d'en protéger le caractère.
2005 Le gouvernement du Québec déclare la montagne un site historique et naturel protégé.
2008 La ville reconduit le bail pour la tour e 112 mètres de Radio-Canada
2018 L'administration de la ville dirigée par la maire Valérie Plante bloque la circulation des automobiles qui traversent d'est en ouest et vice versa pour la durée de l'été mais avec l'intention de rendre éventuellement cette mesure permanente.
2019 La ville ralentit la circulation en installant des poteaux de plastic, en aménageant des dos-d'âne et en installant des bacs à fleurs ; de plus, des feux de circulation dirigent la circulation en sens uniques alternatifs sur une courte distance.
Sources :
Entre autres : The Gazette, 3 août 2019, page A8)
Mont Royal Site officiel
HISTOIRE :
1946-1980 Le mont Royal, un lieu de loisirs au coeur d'une métropole régionale diversifiée
| 1953 | |
| Création du service des parcs à la Ville de Montréal. | |
| 1954 | |
| Coupe massive d'arbres et de buissons sur la montagne. | |
| 1958 | |
| Inauguration de la voie Camillien-Houde. Inauguration du pavillon du lac aux Castors. | |
| Célébrations de la fête de la Saint-Jean-Baptiste dans le parc du Mont-Royal. | |
| 1973 |
Démolition de la maison Van Horne, rue Sherbrooke; début d'un mouvement citoyen de protection du patrimoine.
1963
Ouverture du Centre d'art du Mont-Royal, installé dans la maison Smith jusqu'en 1983.
| 1964 | |
| Tenue du Symposium international de sculptures organisé par le Centre d'art du Mont-Royal. | |
| 1977 |
Érection d'une tour de télécommunication de la Ville de Montréal sur le sommet du Mont-Royal.
1907-1945 : Le mont Royal, un espace vert accessible, un emplacement convoité
| 1942 | |
| Construction de la première tour de télécommunication au sommet de la montagne. | |
| 1932 |
Ouverture du chalet de la montagne.
| 1930 |
Mise en service du circuit de tramway qui emprunte l'avenue du Parc et se rend à la maison Smith.
| 1928 |
Construction du kiosque à musique au pied de la montagne.
| 1928 |
Ouverture du Collège Jean-de-Brébeuf.
| 1925 |
Ouverture de l'hôpital Shriners pour enfants sur l'avenue Cedar.
| 1924 |
Mise en service du circuit de tramway qui emprunte le chemin de la Côte-des-Neiges et le chemin Shakespeare (aujourd'hui Remembrance) pour rejoindre la maison Smith.
| 1924 |
Inauguration de la croix du mont Royal.
| 1923-1925 |
Construction de la maison mère des Soeurs des Saints-Noms-de-Jésus-et-de-Marie.
| 1919 |
Inauguration du monument à sir George-Étienne Cartier.
| 1910 |
Congrès eucharistique international au Fletcher's Field; dès lors, les Montréalais francophones appellent cet endroit le parc Jeanne-Mance - ce nom sera officialisé en 1990.
| 1902 |
Premier terrain de jeux au Fletcher's Field; c'est le début de l'installation d'une série d'équipements récréatifs à cet endroit, notamment les bassins pour enfants en 1908, les aires de jeux supervisées avec appareils en 1913.
1871-1906 Le Mont-Royal : le grand parc urbain de la métropole du Canada
| 1906 |
Ouverture du belvédère offrant une vue panoramique sur la ville en direction sud, avec pavillon de restauration.
| 1889 |
Scission du Village Côte-des-Neiges : à l'est, la Ville de Notre-Dame-des-Neiges est constituée et sera annexée à Montréal en 1908; le Village de Notre-Dame-des-Neiges Ouest est aussi constitué - il sera incorporé comme Ville de Côte-des-Neiges en 1907 avant d'être annexé à Montréal en 1910.
| 1885 |
Inauguration du funiculaire (en service jusqu'en 1918).
| 1884 |
Incorporation de la Ville de Saint-Jean-Baptiste; annexion à Montréal la même année.
| 1881 |
Construction du Collège Notre-Dame sur Côte-des-Neiges.
| 1878 |
Incorporation du Village de Saint-Louis-du-Mile-End, qui devient Ville de Saint-Louis en 1895 et est annexé à Montréal en 1909.
| 1876 |
Inauguration du parc du Mont-Royal.
| 1875 |
Incorporation du Village d'Outremont; il devient une ville vingt ans plus tard.
| 1874 |
Embauche de Frederick Law Olmsted pour dessiner les plans du parc du Mont-Royal.
| 1874 |
Deuxième Charte de la Ville de Montréal : agrandissement des limites de Montréal, qui englobent ainsi les terrains du parc du Mont-Royal.
| 1874 |
Création du Village de Notre-Dame-de-Grâce, qui devient Village de Côte-Saint-Antoine, puis Westmount en 1890.
| 1872 |
Début des expropriations pour la création du parc du Mont-Royal.
1841-1870 Le mont Royal, un lieu prestigieux à l'écart des nuisances urbaines
| 1854 |
Ouverture du cimetière de la congrégation juive Shearith Israel, adjacent au cimetière Mont-Royal.
| 1852 |
Premier enterrement au cimetière protestant Mont-Royal.
| 1843 |
Ouverture du pavillon de la Faculté des arts de l'Université McGill.
| 1842 |
Début du lotissement des grands domaines du quartier Saint-Antoine.
| 1855 |
Inauguration du cimetière catholique Notre-Dame-des-Neiges.
| 1863 |
Achat de terrains par la synagogue Shaar Hashomayim à proximité de l'autre cimetière juif pour en faire un lieu de sépulture.
| 1862 |
Création du village de Côte-des-Neiges.
| 1861 |
Création du village Saint-Jean-Baptiste.
| 1861 |
Inauguration des nouveaux bâtiments de l'Hôtel-Dieu au pied du mont Royal.
| 1856 |
Mise en service du système d'aqueduc municipal, avec notamment la construction du réservoir McTavish sur le mont Royal.
1793-1840 Le mont Royal, la campagne près de Montréal
| 1833 |
Incorporation de la Ville : Montréal obtient un statut de municipalité pour la première fois.
| 1821 |
Fondation de l'Université McGill.
| 1801-1805 |
Mise en place d'un premier réseau d'aqueduc privé à partir des sommets de la montagne.
| 1792 |
Modification des limites territoriales de la ville pour englober les faubourgs avoisinants - mais pas la montagne.
1981 à 2012
Le mont Royal, une montagne urbaine à protéger et à mettre en valeur
| 1938 | |
| Inauguration d'un bassin artificiel dans le parc du Mont-Royal : le lac aux Castors. | |
| 1981 | |
| Ouverture du Centre de la montagne, un centre d'interprétation et d'éducation au patrimoine du mont Royal. | |
| 1986 | |
| Fondation de l'organisme, Les amis de la montagne, voué à la conservation et à la mise en valeur du mont Royal. | |
| 1987 | |
| Constitution de la montagne comme Site patrimonial par la Ville de Montréal. | |
| 1992 | |
| Adoption du Plan de mise en valeur du mont Royal par la Ville de Montréal. | |
| 1994 | |
| Adoption d'un règlement qui interdit la construction d'édifices plus haut que le mont Royal. | |
| 1998 | |
| Désignation des cimetières Mont-Royal et Notre-Dame-des-Neiges comme lieux d'importance historique nationale par la Commission des lieux et monuments historiques du Canada. | |
| 2004 | |
| Création du Bureau du Mont-Royal et de la Table de concertation du Mont-Royal. | |
| 2005 | |
| Décret du gouvernement du Québec créant l'Arrondissement historique et naturel du Mont-Royal. | |
| 2006 | |
| Ajout de l'arrondissement historique et naturel du Mont-Royal aux axes d'interventions visés par l'Entente sur le développement culturel de Montréal signée entre la Ville de Montréal et le ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine du Québec. | |
| 2009 | |
| Adoption du Plan de protection et de mise en valeur du Mont-Royal par la Ville de Montréal. | |
| 2012 |
Changement d'appellation de l'Arrondissement historique et naturel du Mont-Royal pour Site patrimonial déclaré du Mont-Royal, à la suite des modifications apportées à la Loi sur le patrimoine culturel du gouvernement du Québec.
