Marois (Pauline)
Un article de la La Mémoire du Québec (2022).
- Gestionnaire née en 1949 (29 mars 1949) à Québec.
Études au Collège Jésus-Marie de Montréal, à l'École de travail social de l'Université Laval à Québec-ULQ(baccalauréat en service social) et baccalauréat de l'École des hautes études commerciales-HÉC de Montréal.
Son statut lui confère des fonctions lui permettant de bonifier la gouvernance de l'Université, de participer aux séances du Conseil d'administration, du Comité exécutif et de leurs comités de travail ainsi que conseiller, au besoin, le C.A. et le recteur sur différentes questions.
En 1970, elle collabore à la mise sur pied de l'Association d'économie familiale de l'Outaouais.
Directrice générale du Centre local de services communautaire de-Hull (1973-1974).
Attachée de presse (1978-1979) de Jacques Parizeau alors ministre des Finances du Québec.
Directrice du cabinet du ministre d'État à la Condition féminine (1979)
Députée du Parti québécois-PQ de La Peltrie (1981-1985), puis de Taillon (1989-2006), à l'Assemblée nationale du Québec-ANQ.
Ministre d'État à la Condition féminine (1981-1982), ministre déléguée à la Condition féminine (1982-1985) et ministre de la Main-d'oeuvre et de la Sécurité du revenu (1982-1985) dans le cabinet de René Lévesque, puis de Pierre Marc Johnson. Candidate défaite à la présidence du Parti québécois-PQ (1985).
Ministre déléguée à l'Administration et présidente du Conseil du Trésor (1994-1995), puis ministre des Finances et ministre du Revenu (1995) dans le cabinet de Jacques Parizeau ; la première femme à occuper le poste de ministre des Finances du Québec de façon non intérimaire.
Ministre de l'Éducation (1996-1998), ministre d'État à la Santé et aux Services sociaux et ministre de la Santé et des Services sociaux et ministre de la Famille et de l'Enfance (1998-2001) et ministre responsable de la Montérégie (1996-2001) dans le cabinet de Lucien Bouchard.
Vice-première ministre du Québec (2001-2003), ministre de l'Économie et des Finances, de la Science, de la Recherche et de la Technologie (8 mars 2001-30 janvier 2002).
Ministre d'État à l'Économie et aux Finances, ministre des Finances, ministre de l'Industrie et du Commerce, ministre de la Recherche, de la Science et de la Technologie, ministre responsable de la région de la Montérégie (30 janvier 2002-29 avril 2003) dans le cabinet de Bernard Landry.
Candidate défaite à la présidence du Parti québécois-PQ (2005).
Le 4 mai 2007, André Boisclair, président du Parti québécois-PQ, attaque Gilles Duceppe et l'accuse de manigancer pour prendre sa place ; le mardi 8 mai 2007, Boisclair annonce qu'il abandonne son poste.
Le 11 mai 2007, vers 12 h 58, Gilles Duceppe émet un communiqué annonçant sa candidature à la présidence du Parti québécois-PQ et la convocation d'une conférence de presse pour le lundi le 14 mai 2007 à Québec ; le même jour, Pauline Marois annonce qu'elle soumettra elle aussi sa candidature.
Le 13 mai 2007, un sondage CROP incite Duceppe à retirer sa candidature et à laisser la place à Pauline Marois qui, selon des sondages, emportait nettement la faveur de l'opinion des membres du Parti québécois-PQ, du Bloc québécois-PBQ et de la population en général.
Présidente du Parti québécois (27 juin 2007 - 7 avril 2014).
Députée du Parti québécois-PQ de Charlevoix (2007-2012), puis de Charlevoix-Côte-de-Beaupré (2012-2014) à l'Assemblée nationale du Québec-ANQ.
À la suite d'une série d'articles publiés dans le quotidien anglophone montréalais The Gazette signés par William Marsden qui laissaient entrevoir des irrégularités dans les procédures visant à clarifier le droit de Claude Blanchet, époux de madame Marois, de construire une maison de 3 millions $ sur un terrain de 41,3 hectares lui appartenant situé en zone agricole sur l'île Bizard, deux poursuites de 1 million $ chacune sont entreprises par le couple Blanchette-Marois contre The Gazette.
Première ministre du Québec (4 septembre 2012 - 27 avril 2014)
Au mois de septembre 2012 ; Dans son premier point de presse comme première ministre, elle répète ses engagements dont celui de fermer la centrale nucléaire Gentilly 2, d'annuler la hausse des droits de scolarité universitaires et l'abolition de la taxe santé.
Le 1er novembre 2012, le président du Conseil du Trésor, Stéphane Bédard dépose le projet de loi numéro 1 sur l'intégrité des contrats publics en vertu duquel l'Autorité des marchés financiers avec l'aide de l'Unité permanente anticorruption-UPAC, délivrera des attestations permettant aux seuls entrepreneurs intègres de présenter des soumission lors de l'appel d'offre de contrats publics.
Le 7 novembre 2012, Madame Marois nomme André Boisclair délégué général du Québec à New York et, en même temps, sous-ministre associé au ministère des Affaires internationales du Québec ; il occupera son premier poste à New York durant le bon plaisir du gouvernement, mais celui de sous-ministre associé l'assure d'une permanence dans la fonction publique québécoise ; devant le tollé suscité par cette double nomination, Madame Marois obtient de Boisclair qu'il renonce à sa nomination au titre de sous-ministre associé.
Le 7 décembre 2012, le projet de loi numéro 1 est adopté à l'unanimité par l'Assemblée nationale du Québec-ANQ.
Le 25 février 2013, le gouvernement décrète l'indexation des droits de scolarité en même temps que des compressions dans les budgets des universités.
Le 25 septembre 2013, madame Marois nomme Jean Poirier à la présidence de l'Agence des transports de Montréal-ATM et Nicolas Girard à un poste indéfini de l'Agence des transports de Montréal-ATM .
Aux élections générales du 4 septembre 2012, ces deux hommes avaient été candidats du Parti québécois-PQ défaits respectivement dans les circonscriptions de Mercier et de Gouin.
Le 28 décembre 2013 , la Centrale Gentilly 2 est définitivement fermée en vue de son processus de démantèlement qui devrait s'échelonner jusqu'en 2062.
Candidate du Parti québécois de Charlevoix-Côte-de-Beaupré défaite aux élections provinciales du 7 avril 2014.
À la suite de cette défaite, elle démissionne de son poste de présidente du Parti québécois-PQ.
En 2024, elle est nommée Chancelière de l'Université du Québec à Montréal-UQÀM (ce poste qu'elle occupe de façon bénévole est honorifique et protocolaire).
En novembre 2024, l'une des sept associations étudiantes facultaires réclame la «destitution immédiate» de Madame Marois de son nouveau poste de chancelière de l'institution en raison de son rôle dans l'idéation de la Charte des valeurs québécoises qui visait notamment à prohiber le port de signes religieux ostentatoires par le personnel de l'État. Cette association réclamait aussi l'abolition du poste de Chancelier de l'UQÀM.
- Publications - Liste partielle :
Pauline Marois - Au-delà du pouvoir (Élyse-Andrée Héroux, Québec-Amérique, 2020)
- Distinctions :
Commandeur (2004), puis Grand-Croix (2015) de l'Ordre de la Pléiade.
Doctorat honoris causa de l'Université Laval à Québec-ULQ (2018)
- Pour en savoir plus -
Québécoises d'hier et d'aujourd'hui (Robert Prévost, Stanké, 1985)
Dictionnaire des parlementaires du Québec (Assemblée nationale du Québec 1993)
Dans l'intimité du pouvoir (journal politique 2012-2014, Dominique Lebel, Éditions du Boréal, 2016)
