Laurendeau (André)

Un article de la La Mémoire du Québec (2022).

  • Homme de lettres (journaliste, essayiste, romancier et dramaturge) né à Montréal en 1912 (21 mars 1912).

Fils du professeur de musique Arthur Laurendeau et de la pianiste Blanche Hardy Hecht Cariaggi épouse du comte Augusto Cariaggi et fille de Jacob et Susan Hecht.
Études au Collège Sainte-Marie de Montréal, à l'Université de Montréal-UdeM, à la Sorbonne de Paris auprès d'André Siegfried (sciences sociales) et à l'Institut catholique de Paris auprès de Jacques Maritain (philisophie).
Cofondateur de Jeune-Canada (1933-)
Séjourne à Paris (1935-1937) où il suit des cours de Jacques Maritain et d'André Siegfried.
Nota : Jacques Maritain, né le 18 novembre 1882 à Paris et mort le 28 avril 1973 à Toulouse, est un philosophe et théologien catholique français. Il est une figure centrale du thomisme au XX siècle. Wikipédia
André Siegfried, né au Havre le 21 avril 1875 et mort à Paris le 28 mars 1959, est un sociologue, historien et géographe français, pionnier de la sociologie électorale. Wikipédia

Secrétaire général de la Ligue pour la défense du Canada (1942-)
Secrétaire du Parti du Bloc populaire-PBP (1943-) ; le Parti du Bloc populaire est issu de la crise de la conscription contre laquelle il avait lutté en 1942.
Député du Parti du Bloc populaire-PBP de Laurier à l'Assemblée législative du Québec-ALQ (1944-1947) et chef de l'aile québécoise du Parti du Bloc populaire (1944-1947).
André Laurendeau ne présente pas sa candidature aux élections de 1948.
Collaborateur, (1934-1937), puis directeur(1937-1943 et 1948-1954) de la revue L'Action nationale .
Éditorialiste et rédacteur en chef adjoint (1947-1957), puis rédacteur en chef (1957-1968) du journal Le Devoir
Co-président avec de la Commission royale d'enquête (Laurendeau-Dunton) sur le bilinguisme et le biculturalisme au Canada (1963-1968). André Laurendeau + Davidson Dunton
A écrit parfois sous le pseudonyme Candide.
Père de Francine Laurendeau.
Cousin d'Aldéric Laurendeau.
Décès en 1968 (1er juin 1968) à Ottawa (Ontario) inhumé à Saint-Gabriel-de-Brandon.
A Parte :

Arnold Davidson Dunton CC (4 juillet 1912 - 7 février 1987) était un éducateur canadien et administrateur public.

Biographie partielle d'Arnold Davidson Dunton :

Arnold Davidson Dunton fait ses études au Lower Canada College de Montréal et à quelques universités au Canada, en France, en Grande-Bretagne et en Allemagne.
De 1935 à 1937, il travaille comme journaliste et, à partir de 1937, au Montreal Star en tant que rédacteur associé.
En 1938, il en devient rédacteur en chef .
ll s'est joint à la Commission d'information en temps de guerre en 1942 et sert comme directeur général de cette commission de 1944 à 1945.
À la fin de 1945, à l'âge de 33 ans, il devient le premier président à temps plein de la Société Radio-Canada.
Pendant des controverses sur le financement et la réglementation du nouveau média de la télévision, Dunton est un défenseur actif de l'indépendance de la Société Radio-Canada et un ardent défenseur de la nécessité de financer publiquement un système de télévision.
Peu de temps après la Société Radio-Canada achève son réseau d'un océan à l'autre en juillet 1958, Dunton quitte son poste pour devenir recteur de l'Université Carleton.
En 1963, Lester Pearson, le premier ministre du Canada, nomme comme Arnold Davidson Dunton co-président avec André Laurendeau de la Commission royale d'enquête sur le bilinguisme et le biculturalisme, qui influencera profondément le gouvernement fédéral et les politiques linguistiques. En 1972, il démissionne comme président de la Carleton University pour devenir directeur de l'Institut d'études canadiennes à l'Université Carleton (1973-78) et, plus tard, boursier de l'Institut.

  • Publications - Liste partielle :


Notre nationalisme (essai, 1935)
L'abbé Lionel Groulx (essai, 1938)
Actualité Saint-François (essai, 1938)
Ce que nous sommes (essai, 1945)
La Centralisation et la guerre (essai, 1946)
Voyage au pays de l'enfance (essai, 1960)
Deux femmes terribles (théâtre, 1961)
La crise de la conscription 1942 (essai, 1962)
Une vie d'enfer (roman, 1965)
Cahiers d'histoire du Québec au vingtième siècle (2000)

  • Distinctions :


Membre de la section française de la Société royale du Canada-SRC.
Membre de l'Académie canadienne-française.
Membre de la Société des écrivains canadiens.
Le CÉGEP André-Laurendeau porte son nom.

Source :

Dictionnaire des auteurs de langue française en Amérique du Nord (Réginald Hamel, John Hare et Paul Wyczynski, Fides, 1989)
Trajectoires intellectuelles et politiques des XIXe et XXe siècles québécois (essai, Del Busso Éditeur, 2013) Dictionnaire des Intélectuels et intélectuelles du Québec (par Yvan Lalonde, Marie-Andrée Bergeron, Michel Lacroix et Jonathan Livernois (2017)

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