Laplante (Paul)
Un article de la La Mémoire du Québec (2022).
- Le 31 janvier 2008, Diane Grégoire, 51 ans, est vue vivante pour la dernière fois dans le stationnement des Promenades Saint-Bruneau à Saint-Bruneau-de-Montarville ; elle serait restée dans l'automobile pendant que son mari, Paul Laplante, allait déjeuner dans un restaurant du centre commercial ; lorsque ce dernier revint à l'automobile, elle n'y était plus ; quelques mois plus tard, la Police de Longueuil et la Sûreté du Québec effectuent des recherches dans et autour du bungalow du couple à Saint-Hyacinthe, mais n'y trouvent rien de tangible à l'exception d'un ordinateur portable ; Paul Laplante n'y habitait plus depuis un mois ; personne n'a pu attester de la présence de Diane Grégoire dans les Promenades Saint-Bruno le 31 janvier précédent et aucune caméra de surveillance ne l'a captée malgré le fait qu'elle était vêtue d'un ensemble voyant et distinguable ; selon Paul Laplante, Diane Grégoire était déprimée depuis le suicide de son fils survenu un an plus tôt presque jour pour jour.
Le 4 février 2008, Paul Laplante refuse de passer le test du polygraphe ; le 12 septembre 2011, à la suite d'une information fournie par un témoin, la police se dit assurée que Diane Grégoire a été assassinée ; son corps aurait pu être jeté dans un incinérateur à carcasses de porcs situé sur la ferme Shefford de Saint-Valérien-de-Milton ; des recherches minutieuses sont entreprises dans les environs de l'incinérateur afin de trouver des indices, ossements, tissus ou autres objets qui n'auraient pas été consumés dans l'incinérateur ; le 21 novembre 2011, un marcheur découvre par hasard des ossements dans un boisé de Côteau-du-Lac près de l'autoroute 20 ; ces ossements sont identifiés comme étant ceux de madame Grégoire ; dès lors, la police qui jusque-là traitait d'une disparition traite maintenant d'un homicide et, comme les ossements ont été trouvés sur son territoire, la Sûreté du Québec-SQ prend charge de l'enquête jusque-là assumée par la police de Longueuil dont le territoire couvre celui de la ville de Saint-Bruno. Le 13 décembre 2011, Paul Laplante, 54 ans, est arrêté à Saint-Hyacinthe par la Sûreté du Québec-SQ et accusé du meurtre prémédité de son épouse, Diane Grégoire ; le 9 janvier 2012, le cadavre de Paul Laplante est découvert pendu dans la cellule qu'il occupait au Centre de détention de Rivière-des-Prairies ; il avait laissé 4 lettres dont un testament dans lequel il déshérite ses enfants ; dans l'une des lettres, il affirme être innocent et avoir été arrêté injustement. La Sûreté du Québec révèle que Diane Grégoire aurait été tuée à coups de barre de fer utilisée pour activer le cric logée dans le coffre arrière d'une auto.
Le meurtrier s'étant suicidé, son crime ne sera jamais plus puni.
