Lafleur (Guy Damien)
Un article de la La Mémoire du Québec (2022).
- Athlète (hockey : Ailier droit) né en 1951 (20 septembre 1951) à Thurso.
Joue dans la Ligue Junior de hockey pour les As de Québec (1966-1969), puis pour les Remparts de Québec (1969-1971).
Joue dans la Ligue Nationale de Hockey-LNH pour les Canadiens de Montréal (1971-1985), les New York Rangers (1988-1989) et les Nordiques de Québec (1989-1991).
En 1976-1977, il accunule(136 points dont 56 buts en 80 parties.
En 1984, il se retire du jeu après que l'entraîneur Jacques Lemaire lui eut demandé de jouer plus défensivement.
En saisons régulières, il a participé à 1 126 matchs et accumulé 1 353 points (560 buts et 793 mentions d'assistance).
Au cours des séries éliminatoires de la Coupe Stanley, il a participé à 128 matchs et accumulé 134 points (58 buts et 76 mentions d'assistance).
En janvier 2008, il est l'objet d'un mandat d'arrêt (un mandat d'arrêt oblige la personnes visée à se présenter à un poste de police afin d'être remis en liberté sous promesse de comparaître, une fois les procédures d'arrestation consignées) pour avoir «livré un témoignage contradictoire dans le but de tromper» lorsque, le 19 septembre 2007, il avait témoigné dans une procédure de libération conditionnelle de son fils Mark, 22 ans, arrêté le 31 janvier 2007 ; ce dernier faisait l'objet de poursuites sous 23 chefs d'accusation, dont ceux de méfait sur un autobus public, de vol, de possession de cocaïne, de crack, d'ecstasy et de marijuana, de menace de mort proférée contre un chauffeur d'autobus, de conduite dangereuse causant des blessures corporelles, d'enlèvement, de séquestration, d'agression sexuelle et de voie de fait sur une ex-copine agée de 17 ans ; il avait pour cette agression été condamné à 15 mois de prison à être purgé sous la caution de son père.
Guy Lafleur avait accepté devant le juge Robert Sansfaçon de prendre son fils sous son aile s'il était libéré et il avait affirmé que ce dernier avait toujours respecté les conditions de sa remise en liberté lorsqu'il venait passer les weekends chez-lui et qu'il était toujours revenu à la résidence de L' Île-Bizard avant 12 h. 30 conformément aux conditions de sa libération conditionnelle.
Trois semaines plus tard, l'agente Josée Gagnon découvre que Mark Lafleur avait, les 10 et 11 août 2006, séjourné à l'hôtel Holliday Inn de Pointe-Claire avec sa nouvelle copine âgée de 16 ans ; l'agente obtient les factures faisant état de ce séjour.
Le 15 octobre 2007, Guy Lafleur est informé de cette trouvaille juste avant une requête en révision de cautionnement pour son fils devant la juge Carol Cohen ; Lafleur admet qu'il avait lui-même conduit son fils à l'hôtel à 4 reprises au cours de 2 fins de semaine pour qu'il y passe la nuit avec sa nouvelle copine ; la juge Cohen refuse de libérer Mark Lafleur et reproche à son père d'avoir aidé son fils à bafouer les conditions de sa libération (le parjure est passible d'une peine pouvant atteindre 14 ans de prison).
En 2008, Guy Lafleur intente une action en dommages de 2 millions $ contre le Service de police de Montréal et le Procureur général du Québec pour des préjudices qu'il aurait subis quand un mandat d'arrêt a été émis contre lui et que la police est venue l'arrêter. Il estime que ce mandat était exagéré et injustifié.
Le 1er mai 2009, le juge Claude Parent déclare Guy Lafleur coupable d'avoir présenté des témoignages contradictoires (parjures) et d'avoir ainsi délibérément trompé la Cour.
Le 18 juin 2009, Guy Lafleur est, en conséquence, condamné à une amende et à un an de probation, c'est à dire que pendant un an, il devra garder la paix s'il ne veut pas être mis en prison.
Le 17 août 2010, dans une décision unanime d'un banc de 3 juges, la Cour d'appel du Québec, annule le verdict du juge Parent et Lafleur est acquitté de l'accusation de parjure qui pesait contre lui ; selon la Cour, la Couronne n'a pas fait la preuve des conditions imposées par la maison de thérapie chez qui résidait son fils et accorde le bénéfice du doute à Lafleur quand il dit qu'il y avait 2 conditions à respecter : un couvre-feu et l'absence de consommation.
Le 2 décembre 2015, Mark Lafleur est condamné à 15 mois de prison pour avoir conduit avec les facultés affaiblies par la drogue (GHB) à trois reprises, soit le 24 janvier 2014, le 23 mai 2014 et le 17 août 2015 et pour avoir contrevenu aux conditions de sa libération.
À partir du 17 août 2015, Mark Lafleur demeurera détenu. Marc Lafleur souffrirait du syndrome de Gilles de la Tourette. Le syndrome de Gilles de La Tourette ou SGT, est un trouble qui doit son nom au neurologue français qui a été le premier à le décrire. Il se caractérise par des tics moteurs (de brefs mouvements irréguliers et stéréotypés) et des tics vocaux.
En février 2016, la Couronne dépose contre Mark Lafleur, 31 ans, des accusations de conduite avec les facultés affaiblies en mai 2015 ; l'alcootest s'étant révélé négatif, une analyse du sang a permis de découvrir des traces de cocaïne et d'ecstasy dans son organisme.
Ecstasie : La 3,4-méthyl ènedioxy méthamphétamine, communément appelée ecstasy ou molly, est une drogue psychoactive principalement utilisée à des fins récréatives. Les effets souhaités incluent des sensations altérées, une énergie accrue, de l'empathie et du plaisir. Wikipédia (anglais)
L'acide 4-hydroxybutanoïque ou -hydroxybutyrate, anciennement et uniquement dans le monde francophone, connu sous le nom abrégé de gamma-OH, est un psychotrope et très puissant dépresseur du système nerveux central, utilisé à des fins médicales ou à des fins détournées. Wikipédia
Le 12 décembre 2016, Mark Lafleur reconnaît sa culpabilité à l'accusation de conduite avec facultés affaiblies par la drogue en mai 2015 ; le juge lui interdit de conduire un véhicule-automobile pendant 2 ans et le condamne à payer une amende de 1 500 $. Comme Mark Lafleur n'a pas d'emploi et donc pas d'argent, ce sont ses parents qui acquittent l'amende, mais leur fils promet de leur rembourser dès qu'il le pourra.
Le 28 juin 2017, Mark Lafleur est condamné à deux ans de prison ; il avait été accusé et reconnu coupable de séquestration, menace de mort, de possession de drogues dans le but d'en faire le trafic et de bris de condition ; il avait fréquenté un bar de Repentigny où il avait rencontré une femme et l'avait amenée chez-lui où les deux auraient consommé de la drogue avant de se disputer ; Mark Lafleur aurait menacé la femme et lui aurait enlevé son portable et ses clés.
Le 10 mars 2022, Le Devoir rapporte que Guy Lafleur sera l'une des trois personnes honorées par l'Ordre du Hockey au Canada. Les deux autres personnalités honorées seront Lanny McDonald (longue carrière au cours des années 1970-1980), et Kim Saint-Pierre, l'ancienne gardienne de buts de l'équipe nationale de hockey féminin du Canada.
Durant sa carrière, Guy Lafleur a participé à l'obtention de 10 Coupes Stanley par les Canadiens de Montréal.
Décès en 2022, (22 avril 2022 ; cancer du poumon, à 71 ans) au Centre de soins palliatifs Teresa-Deccar de Kirkland (île de Montréal).
Il a eu droit à des funérailles nationales à la basilique cathédrale Marie-Reine-du-Monde et Saint-Jacques-le-Mineur à Montréal le 3 mai 2022 et le même jour, le drapeau du Québec, qui se trouve sur la tour centrale du Parlement de Québec a été mis en berne en son honneur de l'aube au crépuscule.
- Distinctions :
Trophée Hart (1977 et 1978).
Trophée Art-Ross du meilleur marqueur (1976-1977 -56 buts 69 mentions d'assistance) et 1977-1978 - 60 buts et 72 mentions d'assistance).
Trophée Conn-Smythe (1977).
Trophée Lester-B.-Pearson (1976, 1977 et 1978).
Trophée Lou-Marsh de l'athlète de l'année au Canada (1977).
Nommé officier de l'Ordre du Canada-OOC (1980).
Intronisé au Temple de la renommée du hockey-TRH en 1988 ; Guy Lafleur est alors le meilleur pointeur de l'histoire du Canadien de Montréal avec 1 246 points.
Intronisé au Panthéon des sports du Québec-PSQ en 1993.
Intronisé au Temple de la renommée des sports du Canada-TRSC en 1996.
Chevalier de l'Ordre national du Québec-CONQ (2005).
A participé à 5 reprises (1973, 1976, 1977, 1978 et 1979) à la conquête de la Coupe Stanley par les Canadiens de Montréal.
Le 16 février 1985, en son honneur, le chandail numéro 10 qu'il a porté lorsqu'il évoluait avec les Canadiens de Montréal est retiré et hissé au-dessus de la patinoire du Centre Bell.
Le 8 mars 2022, il est décoré de l'Ordre du hockey au Canada en même temps que Kim St.-Pierre et Lanny
Mc Donald.
Nota : Depuis 2012, un total de 36 femmes et hommes ont été décorés de l'Ordre du hockey au Canada. Entre 1971 et 1991, Guy Lafleur a joué dans la Ligue nationale de hockey-LNH pendant 17 saisons dont 14 avec les Canadiens de Montréal, 1 avec les Rangers de New York et 2 avec les Nordiques de Québec de la Ligue mondiale de hockey
Nota : Les Nordiques de Québec sont une franchise de hockey sur glace professionnelle d'Amérique du Nord qui était située dans la ville de Québec dans la province du Québec au Canada puis qui a été transférée au Colorado (États-Unis0 sous le nom de «Avalanche». Wikipédia
En ordre d'année d'octroi, cet honneur a été accordé à :
Howie Morenz (chandail numéro 7, 1937),
Maurice Richard (chandail numéro 9, 1960)
Jean Béliveau (chandail numéro 4, 4 octobre 1971)
Henri Richard (chandail numéro 16, 10 décembre 1975)
Doug Harvey (chandail numéro 2, 1985)
Guy Lafleur (chandail numéro 10, 16 février 1985)
Jacques Plante (chandail numéro 1, 7 octobre 1995)
Dickie Moore (chandail numéro 12, 12 novembre 2005),
Yvan Cournoyer (chandail numéro 12, novembre 2005),
Bernard Geoffrion (chandail numéro 5, 11 mars 2006)
Serge Savard (chandail numéro 18, 18 novembre 2006),
Larry Robinson (chandail numéro 19, 19 novembre 2007)
Ken Dryden (chandail numéro 29, 29 janvier 2007)
Robert «Bob» Gainey (chandail numéro 23, 23 février 2008)
Patrick Roy, (chandail numéro 33, 22 novembre 2008)
Émile Butch Bouchard (chandail numéro 3, 2009)
Elmer Lach (chandail numéro 16, 2009)
Guy Lapointe, chandail numéro 5, 2014)
En ordre de numéro de chandail, cet honneur a été accordé à :
Jacques Plante (chandail numéro 1, 1995)
Doug Harvey (chandail numéro 2, 1985)
Émile Butch Bouchard (chandail numéro 3, 2009)
Jean Béliveau (chandail numéro 4, 1971)
Bernard Geoffrion (chandail numéro 5, 2006)
Guy Lapointe (chandail numéro 5, 2014)
Howie Morenz (chandail numéro 7, 1937)
Maurice Richard (chandail numéro 9, 1960)
Guy Lafleur (chandail numéro 10, 1985)
Dickie Moore (chandail numéro 12, 2005),
Yvan Cournoyer (chandail numéro 12, 2005)
Henri Richard (chandail numéro 16, 1975)
Elmer Lach (chandail numéro 16, 2009)
Serge Savard (chandail numéro 18, 2006)
Larry Robinson (chandail numéro 19, 2007)
Robert «Bob» Gainey (chandail numéro 23, 2008)
Ken Dryden (chandail numéro 29, 2007)
Ordre alphabétique
Béliveau, Jean (chandail numéro 4, 1971)
Bouchard, Émile Butch (chandail numéro 3, 2009)
Cournoyer, Yvan (chandail numéro 12, 2005)
Dryden, Ken (chandail numéro 29, 2007)
Gainey, Robert Bob (chandail numéro 23, 2008)
Harvey, Doug (chandail numéro 2, 1985)
Geoffrion, Bernard (chandail numéro 5, 2006)
Lach, Elmer (chandail numéro 16, 2009)
Lafleur, Guy (chandail numéro 10, 1985)
Lapointe, Guy (chandail numéro 5, 2014)
Moore, Dicky (chandail numéro 12, 2005),
Morenz, Howie (chandail numéro 7, 1937)
Plante, Jacques (chandail numéro 1, 1995)
Richard, Henri (chandail numéro 16, 1975)
Richard, Maurice (chandail numéro 9, 1960)
Robinson, Larry (chandail numéro 19, 2007)
Savard, Serge (chandail numéro 18, 2006)
Des bronzes représentant Howie Morenz, Maurice Richard, Jean Béliveau et Guy Lafleur sont dévoilés sur la Place des Canadiens inaugurée le 4 décembre 2008 en face du Centre Bell à Montréal.
En 2017, La Ligue Nationale de Hockey nomme Guy Lafleur l'un des 100 plus illustres joueurs de la Ligue nationale de Hockey-LNH.
En 2022, il devient le cinquième ancien joueur des Canadiens de Montréal à être nommé membre de l'Ordre du Hockey du Canada depuis la création de cet ordre en 2012. Jean Béliveau avait été introduit dans cet ordre en 2012, Serge Savard, en 2015, Scotty Bowman, en 2017 et Ken Dryden, en 2020.
Le 24 avril 2022, le Gouvernement du Québec annonce que l'autoroute 50 qui longe la rivière des Outaouais entre Montréal et Ottawa sera dorénavant nommée Autoroute Guy-Lafleur ; NOTA : cette autoroute passe à Thurso municipalité d'où Guy Lafleur est originaire.
Filmographie :
Un jour peut-être... Guy Lafleur et la Coupe Memorial (1971)
Guy Lafleur... Vie d'athlète ; script par Luc Picard (2020).
- Bibliographie -
Guy Lafleur: La naissance d'une idole
(par Marc Durand, 2021)
Guy Lafleur : gloire et persécution
(David Santerre, Éditions Transit Média, 2009).
