Jeannotte (Manon)

Un article de la La Mémoire du Québec (2022).

  • Autochtone, administratrice, entrepreneure et femme politique canadienne et ancienne leader Micmaque née en 1954.

Membre pendant 12 ans du Conseil de la nation Micmac de Gespeg.
Professeure diplômée du programme de maïtrise en administration des affaires pour cadre de la McGill University et de l'École des Hautes Ètudes Commerciales (HÉC) de Montréal, et promotrice de l'établissement de communautés autochtones saines, sûres et prospères.
Cheffe de la première nation Micmaque (2007-2019).
Lieutenante-gouverneure du Québec (25 janvier 2024-). Le 11 juin 2024, elle est adoubée à titre de dame de justice et vice-prieure du Très vénérable Ordre de Saint-Jean.
En août 2024, Manon Jeannotte, une administratrice et ancienne leader micmaque est nommée lieutenante-gouverneure du Québec par le Gouvernement fédéral de Justin Trudeau.
Elle est la trentième personne à occuper cette fonction.
Le même jour, le parti Québec Solidaire proposait à l'Assemblée nationale du Québec d'abolir cette fonction qui, pour ce parti, «n'a plus aucune légitimité démocratique», vu le faible attachement des Québécois pour la monarchie.

Distinctions reconues à Madame Jeannotte :
Médaille du couronnement de Charles III (2024).
Adoubée à titre de dame de justice et vice-prieure du Très vénérable ordre de Saint-Jean (11 juin 2024).

NOTA : La Nation micmacque de Gespeg, dont le nom officiel est La Nation Micmac de Gespeg, est une Première Nation au Québec et au Canada.
La Nation Micmac de Gespeg, est basée dans le secteur de Fontenelle de Gaspé sur la péninsule gaspésienne ; cette nation, qui ne possède pas de réserve est dirigée par un conseil de bande et est affiliée au Secrétariat Mi'gmawei Mawiomi.

Secretariat de Mi'gmawei Mawiomi

Organisme de défense des droits autochtone et à la protection du territoire représentant les trois communautés Mi'gmaq du la portion Québec du Gespe'gewa'gi soit Gesgapegiag, Gespeg et Listuguj.

Adoubement :
Cérémonie par laquelle une personne est élevée au rang de chevalier.
Née au Moyen Âge, cette cérémonie est encore pratiquée par un certain nombre d'ordre de chevalerie ou d'ordre honorifiques.
L'adoubement est la cérémonie par laquelle une personne est élevée au rang de chevalier. Née au Moyen Âge, elle est encore pratiquée par un certain nombre d'ordres de chevalerie ou honorifiques.

Historique dans Wikipédia :

Au xie (onzième) siècle, l'adoubement (de l'ancien français « adouber » - littéralement toucher ou frapper, en référence à la « paumée », gifle ou, à la fin du Moyen Âge, à la « collée », coup de poing à la base du cou, ou enfin à l'« accolade », coup du plat de l'épée que l'adoubé reçoit sur le sommet du crâne, sur la nuque ou sur l'épaule pour tester son endurance ou lui rappeler douloureusement le souvenir du rituel1) était d'abord une cérémonie séculière et laïque par laquelle le jeune homme franchissait un rite de passage. Son principal élément est la remise des armes2 par un supérieur social, souvent celui qui a assuré la formation du nouveau chevalier et qui l'a « nourri » selon les expressions de l'époque3.
L'adoubement s'observe à de multiples niveaux au sein du groupe dominant laïc : si la plus ancienne description d'un rituel d'adoubement est celui de Geoffroy Plantagenêt en l'an 1128 comme successeur du roi d'Angleterre4, de nombreux guerriers à cheval la pratiquaient aux xe - xiiie siècles. Elle concrétise pour eux, en plus de la fin d'une formation, l'obtention du statut de miles, ou chevalier, qui les inscrit dans les rapports féodaux-vassaliques qui structuraient l'aristocratie. Cette cérémonie se modifia en même temps que la chevalerie elle-même, tendant à ne plus être qu'un attribut de l'aristocratie, alors même que l'Église s'efforçait d'encadrer les pratiques aristocratiques dans une éthique appelée « chevaleresque ».
La première évolution de la chevalerie eut comme conséquence une limitation des individus susceptibles de participer à l'adoubement ; à partir du xiie siècle, l'adoubement est de plus en plus réservé aux fils de chevaliers, pratique qui aboutit à une confusion avec la notion de noblesse : ne peut être adoubé que le noble5. Seconde conséquence, la cérémonie devint de plus en plus fastueuse, impliquant la remise d'un grand nombre de pièces d'équipement tels les éperons, la bannière, l'écu et l'épée6, tout en maintenant des rituels mettant en scène la soumission à un supérieur tel la colée, apparue au xie siècle7. À partir de la seconde moitié du xiie siècle, cette évolution exclut toute une part de la petite noblesse. Dès lors, l'adoubement ne couronne plus la fin d'une formation et l'entrée dans un groupe de guerriers, mais constitue un honneur réservé à la strate supérieure de l'aristocratie5,8.
La volonté de l'Église d'encadrer les pratiques des milites se traduisit par la construction d'une liturgie de l'adoubement destinée à transformer le rite de passage séculier en cérémonie religieuse. À partir du xie siècle, on reprendra des formules de bénédiction des armes et bannières destinées aux princes pour un faire un rituel d'adoubement9. Des éléments de la cérémonie séculière, tels le bain, sont désormais investis d'un sens chrétien : celui de la purification6. Dès la fin du xiie siècle, le nouveau chevalier effectue une veillée d'armes liée à une méditation religieuse6. Pourtant, ces éléments purement religieux ne progressent que lentement dans les pratiques des milites ; ce ne fut qu'au xive siècle que les formules religieuses de bénédiction des armes deviennent largement utilisées lors des adoubements.

Notes et références

 1Christian Montésinos, Éléments de mythologie sacrée aux xiie et xiiie siècles en France, Éditions de la Hutte, 2011, p. 226.
 2Le nom de la cérémonie d'adoubement en vint rapidement à également désigner l'équipement que le chevalier recevait officiellement à ce moment-là.
 3Joseph Morsel, L'aristocratie médiévale: la domination sociale en Occident, ve - xve siècles, Paris, Armand Colin, 2009 (1re éd. 2004), 335 p. (ISBN 2200'262930 et 9782200'262938, lire en ligne [archive]), p. 118.
 4L'aristocratie médiévale, p. 119.
 5Jean Flori (article), Jacques Le Goff et Jean-Claude Schmitt (dir.), Dictionnaire raisonné de l'Occident médiéval : 'Chevalerie', Librairie Arthème Fayard, 1999 (1re éd. 1999), 1224 p. (ISBN 2-213-60264-6, JEAN 9782213602646), p. 204.
 6Jean Flori (article), Jacques Le Goff et Jean-Claude Schmitt (dir.), Dictionnaire raisonné de l'Occident médiéval : 'Chevalerie', Librairie Arthème Fayard, 1999 (1re éd. 1999), 1224 p. (ISBN 2-213-60264-6, JAN 9782213602646), p. 208.
 7L'aristocratie médiévale, p. 116.
 8L'aristocratie médiévale, p. 243.




Outils personels