Hugo (Victor)
Un article de la La Mémoire du Québec (2022).
- Victor Hugo est né à Besançon en 1802 (28 février 1802) et décédé à Paris en 1885 (22 mai 1885).
A vingt-ans, il publie son premier volume d'Odes et reçoit une pension de Louis XVIII.
En 1823 paraît son premier roman, Han d'Islande, et, en 1827, Cromwell.
A vingt-ans, Victor Hugo publie son premier volume d'Odes et reçoit une pension de Louis XVIII.
En 1823 paraît son premier roman, Han d'Islande, et,
en 1827, Cromwell, dont la préface devient le manifeste du romantisme.
Avec Hernani, Victor Hugo porte le romantisme sur les scènes des théâtres.
En 1831, paraît Notre-Dame de Paris. Victor Hugo, royaliste dans sa jeunesse, devient vers les années 50 de plus en plus libéral. La révolution de 1848 le trouve du côté de la gauche démocratique.
Tout logiquement, il combat Louis Bonaparte quand celui-ci rétablit l'Empire.
Victor Hugo part en exil et y passe dix huit ans, d'abord à Bruxelles (Belgique), puis à Jersey (Angleterre).
En 1859, il publie le premier volume de La Légende des siècles, en 1862, Les Misérables, en 1866, Les Travailleurs de la mer, puis, en 1874, Quatre-vingt-treize.
Il rentre à Paris après la chute de l'Empire et continue à écrire et à publier jusqu'à sa mort en 1885.
Citation :
Ils ont ce qu'un philosophe appellerait «l'Éclaboussure du titre» et cela les flatte.
Victor Hugo Notre-Dame-de-Paris - Les Misérables : chapitre L'Idylle rue Plumet et l'épopée rue Saint-Denis; (Les Éditions Caractère Inc. 2015 ; page 746)»
Beauté :
Un reste de beauté se mourait sur ce visage de seize ans, comme ce pâle soleil qui s'éteint sous d'affreuses nuées à l'aube d'une journée d'hiver.
Victor Hugo Notre-Dame-de-Paris - Les Misérables :chapitre L'Idylle rue Plumet et l'épopée rue Saint-Denis; (Les Éditions Caractère Inc. 2015 ; page 746)
«On chasserait les Grâces comme trop décolletées. Hélas ! on cache la beauté comme la laideur. Depuis la révolution, tout a des pantalons, même les danseuses ; une baladine doit être grave ; vos rigodons sont doctrinaires».
d
Baladin, baladine:
Enfin entrée de baladins qui viennent comme furtivement, puis dansent. Après quelque divertissement, ils miment leur curiosité à l'égard de ce qui se passe derrière le rideau, et ils vont l'entr'ouvrir à plusieurs reprises.
A. Danseurs ou danseuses de théâtre ambulant :
Entrée de baladins qui viennent comme furtivement, puis dansent. Après quelque divertissement, ils miment leur curiosité à l'égard de ce qui se passe derrière le rideau, vont l'entr'ouvrir à plusieurs reprises et imaginent une danse érotique. Valéry, Variété 3,1936, p. 119.
B. Par extention.
1. Saltimbanque, bouffon, comédien ambulant :
2. Au fig., vieilli. Mauvais plaisant de société, sot. Faire le baladin.
3. Les saltimbanques, les bateleurs, les baladins, les athlètes, les lutteurs, les jongleurs, les bohémiens faisaient résonner leurs bruits, leurs musiques et leurs cris dans les rues voisines. Du Camp, Le Nil,1854, p. 58.
4. Des baraques improvisées montraient des jongleurs et des mimes. Sur une estrade, des baladins à cabrioles se jetaient des poignards et des flammes. Gide, Le Voyage d'Urien,1893, p. 16.
Au fém., plus rare :
5. Depuis la Révolution, tout a des pantalons, même les danseuses; une baladine doit être grave; vos rigodons sont doctrinaires. Il faut être majestueux. Hugo, Les Misérables,t. 2, 1862, p. 617.
6. Isabelle est une comédienne (...). Une comédienne, dit le jeune duc avec un air de désappointement, je l'aurais plutôt prise à sa mine discrète et réservée pour une dame de qualité ou une bourgeoise cossue que pour une baladine errante. T. Gautier, Le Capitaine Fracasse,1863, p. 200.
Péj. Femme de moeurs légères :
7. Que refuser aux baladines, À tant d'illustres gourgandines, Aux baisers des belles gredines Avec lesquelles nous couchons? A. Pommier, Paris, poème humoristique,1866, p. 377.
Emploi adj. Qui concerne les baladins, qui est propre aux baladins :
8. L'histoire du jeune prince ennuyé, qui se met en tête de mener (...) une existence baladine et estudiantine (...) s'ankylose un peu à la Comédie... Colette, La Jumelle noire,1938, p. 200.
