Huard-Boudreau (Daphné)

Un article de la La Mémoire du Québec (2022).

  • 2017

Le 22 mars 2017, vers 5 h Daphné Huard-Boudreault, 18 ans, sort de sa résidence de la rue Forest à Mont-Saint-Hilaire et se rend à sa voiture pour aller au travail ;
Anthony Pratte-Lops, 22 ans, qui avait été son copain pendant deux ans, l'attend assis dans l'automobile de la jeune fille.
À 5 h 05, Daphné commence à déneiger sa voiture; Pratte-Lops en profite pour voler son sac-à-main et son téléphone cellulaire ; comme Pratte-Lops refuse de sortir de l'auto, Daphné prend le volant et se dirige vers le dépanneur Beau-Soir à Otterburn Park où elle travaille ;
À 5 h 20, Daphné entre chez le dépanneur, mais Pratte-Lops reste dans la voiture. Une amie de Daphné vient chez le dépanneur et constate que Daphné est effrayée ; les femmes appellent au 911.
À 5 h 50, deux policiers viennent parler aux deux jeunes femmes.
Pratte-Lops entre chez le dépanneur et semble agité, il injurie Daphné et lui reproche de l'avoir trompé.
Les policiers interviennent peu et laissent le couple se quereller.
À 6 h 05, Pratte-Lops quitte les lieux en taxi.
À 8 h, Pratte-Lops réalise deux vidéos dans lesquelles il raconte avoir fouillé dans le cellulaire de Daphné et avoir réalisé que celle-ci lui était infidèle.
À 9 h 04, Pratte-Lops publie une première video.
À 9 h 30, Pratte-Lops envoie à partir du cellulaire de Daphné le message suivant à ses collègues du dépanneur : «Avise Daph ou applez-la que son téléphone sera a 13 h a son appartement et qu'elle amène c'est clés pcq il y aura personne».
À 10 h 15, Pratte-Lops publie sa deuxième vidéo.
À 11 h 40, Après son travail Daphné se serait dirigée vers le poste de police de la Régie Intermunicipale Richelieu-Saint-Laurent pour y déposer une plainte contre Pratte-Lops. En chemin, il semble qu'elle aurait changé d'avis et décidé d'aller à son appartement pour y prendre ses effets personnel.
Craignant de trouver Pratte-Lops dans l'appartement, Daphné demande une escorte policière.
À 12 h 20, Daphné arrive à son appartement.
La policière qui devait l'accompagner n'est pas encore là, mais Daphné décide quand même de pénétrer dans l'appartement.
À 12 h 29, une policière arrive sur les lieux et fait la découverte de Pratte-Lops et du cadavre la gorge tranchée, de Daphné Huard-Boudreault. La policière demande et obtient du renfort, puis elle passe les menottes à Pratte-Lops qui est mis en état d'arrestation. (Le Journal de Montréal-JdeM du 30 mai 2023, page 22)
Le 23 mars 2017,
À 00 h 35, l'enquête est confiée à la Sûreté du Québec-SQ.
À 6 h 54, le Bureau d'enquête indépendante-BEI annonce qu'il assumera la direction de l'enquête sur le travail des policiers de la Régie intermunicipale de police Richelieu-Saint-Laurent dans l'affaire du meurtre de Daphné Huard-Boudreault. (Le Journal de Montréal, 15 avril 2017, pages 2 et 3). .
À 14 h 15, Anthony Pratte-Lops est formellement accusé du meurtre prémédité de Daphné Huard-Boudreault. (Le Journal de Montréal, 15 mai 2017, pages 2 et 3).
Quelques jours avant le début de son procès, Anthony Pratte-Lops reconnaît sa culpabilité à l'accusation du meurtre non prémédité de Madame Huard-Boudreault.
En 2023, la famille de Madame Huard-Boudreault intente une poursuite de plus d'un million $ contre la Régie intermunicipale de police Richelieu-Saint-Laurent.
2020
Le 10 mars 2020, le Commissaire à la déontologie policière décrète que «Il n'y a pas eu de manquement des policiers lors de leurs interventions précédant le meurtre de Daphné Huard-Boudreault par son ex-conjoint le 22 mars 2017.

Le 12 mars 2020, Le Journal de Montréal rapporte qu'aucun policier de la Régie intermunicipale de police Richelieu-Saint-Laurent ne fera l'objet d'accusation pour son comportement dans l'affaire du meurtre de Madame Huard-Boudreault.



Le 1er mai 2020, Anthony Pratte-Lops est condamné à la prison à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle avant d'avoir purgé 18 ans de sa peine derrière les barreaux. Parmi les facteurs aggravants pris en considération par le juge pour sa condamnation, on a : la violence de l'agression, le contexte de violence conjugale et le fait que la victime voulait mettre un terme à sa relation avec l'accusé. (Le Journal de Montréal, 17 avril 2023, page 12)
2023
En 2023, les agents Brigitte Légaré et Martin Fisette de la Régie intermunicipale de police Richelieu-Saint-Laurent sont blanchis par le comité de déontologie policière en marge du meurtre de Daphné Huard-Boudreault ; ils sont les derniers à avoir vu cette dernière vivante. On leur reprochait de ne pas avoir procédé à l'arrestation de Pratte-Lops lorsque la victime s'était présentée au poste de police avant le drame. (Le Journal de Montréal, 17 avril 2023, page 12)

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