Fusillade à l'École polytechnique de Montréal (université).

Un article de la La Mémoire du Québec (2022).

  • 1989 (6 décembre 1989,vers 17 h 12) Fusillade à l'École polytechnique de Montréal par un certain Marc Lépine qui s'était faufilé dans l'École, puis, après avoir crié «je hais les féministes» , tire des rafales d'un pistolet semi-automatique .223 tuant ainsi 14 femmes et faisant 14 blessés dont 7 femmes et 7 hommes ; puis, il se suicide sur les lieux de son crime ;


Les 14 femmes assassinées sont en ordre alphabétique :

Bergeron, Geneviève, 21 ans,
Colgan, Hélène, 23 ans,
Croteau, Nathalie, 23 ans,
Daigneault, Barbara, 22 ans,
Edwards, Anne-Marie, 21 ans,
Haviernick, Maud, 29 ans,
Klueznik Widajewicz, Barbara Maria, 31 ans,
Laganière, Maryse, 25 ans,
Leclerc, Maryse, 23 ans,
Lemay, Anne-Marie, 22 ans,
Pelletier, Sonya, 23 ans,
Richard, Michèle, 21 ans,
Saint-Arneault, Annie, 23 ans,
Turcotte, Annie, 21 ans.

Parmi les femmes blessées, on trouve Nathalie Provost qui participera à la fondation de l'Ordre de la rose blanche qui a attribué sa première bourse de 33 000 $ le 25 novembre 2019.

Le 12 août 2022, un blogueur anti-féministe, Jean-Claude Rochefort, 73 ans, est reconnu coupable d'avoir sciemment fomenté la haine contre les femmes quand il avait vanté l'auteur du massacre de Polytechnique dans un message publié sur internet au cours des 30 jours précédant le trentième anniversaire du massacre du 6 décembre 1989. La couronne réclamait une peine de 12 mois de prison ferme suivis d'une période de probation.
Rochefort a été condamné à 12 mois de prison dont 9 mois à purger dans la communauté suivie d'une période de probation.
Selon Le Journal de Montréal, du 10 décembre 2022, Rochefort n'éprouverait aucun remords.
La Commission québécoise des libérations conditionnelles du Canada CQLC, émet l'appréciation suivante de Rochefort : la prison n'a pas changé d'un iota le blogueur antiféministe Jean-Claude Rochefort.
Deux mois après avoir été condamné pour incitation à la haine contre les femmes, l'admirateur du tueur de Polytechnique présente un risque de récidive « très élevé et inacceptable ».
« Vous êtes toujours d'avis que vous vous êtes levé malgré votre âge, pour les hommes devant le spectre du féminisme. [...]»
Vous semblez vous percevoir comme une sorte de réformateur. [É]
La Commission n'y voit aucun début de conscientisation ni de responsabilisation. En fait, la Commission ne voit aucun changement chez vous », a conclu le commissaire Jean Dugré, dans la décision de la Commission.
Reconnu coupable d'incitation à la haine en août dernier, Jean-Claude Rochefort purge depuis la fin de janvier une peine d'environ un an de détention. Ayant purgé le sixième de sa peine, il demandait une permission de sortie préparatoire à la libération conditionnelle. Or, même si une intervenante recommandait de la lui accorder, la Commission a refusé net.»

Fait particulier : Jean-Claude Rochefort a porté en appel le verdict et la sentence, mais n'a pas demandé à être libéré pendant les procédures.

Texte de Michel Nguyen publié sous la photographie de Jean-Claude Rochefort dans Le Journal de Montréal du12 août 2022 :

«Jean-Claude Rochefort fait la glorification de Marc Lépine, qui a assassiné 14 femmes».
De plus, il banalise la tragédie de Polytechnique et insulte les 14 victimes.
Une partie de ses lecteurs sont des incels, soit [selon lui] des 'jeunes hommes frustrés de moins de 25 ans qui ont de la misère avec les filles'», a déploré le juge Pierre Labrie, avant de déclarer le septuagénaire coupable sur toute la ligne. Rochefort est passible d'une peine de 2 ans d'incarcération.
Et la violence de ses écrits, dessins et montages, allait en crescendo.
«Il associe les femmes et les féministes à des sauvages, a indiqué le juge. Le groupe ciblé est présenté comme la source des problèmes actuels dans la société. Il est présenté comme [...] une menace pour les hommes [...], diabolique [...], à la tête d'un complot et comme l'ennemi.»
Le 12 août 2022, Rochefort est reconnu coupable d'avoir volontairement fomenté la haine contre les femmes. Il est alors condamné à purger 12 mois de prison.

Jean-Claude Rochefort
Professeures visés

Pire encore, les écrits de Rochefort suggéraient que «la profession de tueur de féministes» devrait exister.
«Des textes sont traduits en anglais, a ajouté le magistrat. M. Rochefort a pris le temps de faire des montages d'images.
Il voulait rejoindre le plus de lecteurs possible.»
En 2010, Rochefort est accusé « d'avoir proféré des menaces de mort contre les femmes sur son site Internet» ; il écrivait alors sous un pseudonyme.
Certains textes visaient d'ailleurs personnellement des professeures de l'UQÀM, dont l'une d'elles qui enseigne en études féministes et en sociologie, et qui était à l'époque responsable de l'organisation des commémorations de Polytechnique à l'UQÀM.
Des plaintes ont été déposées à la police et, la veille du 6 décembre 2019, Rochefort a été appréhendé et accusé d'avoir fomenté la haine à l'aide de publications et de photo-montages publiés sur son site internet.
Lors de son procès au palais de justice de Montréal, le septuagénaire s'est toutefois défendu d'avoir fomenté la haine. Disant viser les féministes et non les femmes, il a expliqué avoir agi parce qu'il était «fatigué» par les commémorations entourant la tuerie de Polytechnique.

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