Duhamel (Yvon)
Un article de la La Mémoire du Québec (2022).
- Boxeur. Syndicaliste (agent d'affaires du local 791 de l'Union internationale des opérateurs de machinerie lourde) à la baie James avat la mission d'expulser la CSN du chantier LG 2. Il s'entoura de fiers-à-bras qu'il désigna comme délégué du chantier de son union avec mandat de harceler les membres de la CSN et de convaincre les employeurs de passer par lui pour l'embauche du personnel.
Un certain William Saint-Onge, un colosse karatéka sorti récemment de prison avait assommé à coups de poing un nouvel employé qui lui avait dit qu'il était membre de la CSN ; Pour cet incident, Saint-Onge a été congédié et expulsé du chantier le 14 mars 1974, malgré les protestations d'Yvon Duhamel. Lors d'une rencontre pour discuter du problème, Laurent Hamel, le directeur du chantier annonça à Duhamel que monsieur Alexander avait décidé de quitter le chantier immédiatement, mais que dans le cas de monsieur Royer, il ne pouvait rien faire parce que c'était un employé d'un sous-traitant . De toute manière, Monsieur Alexander avait décidé de quitter le chantier, mais que dans le cas de Monsieur Royer, il ne pouvait rien faire parce qu'il était à l'emploi d'un sous-traitant. À 14 heures, messieurs Alexander et Royer quittaient le chantier, mais Saint-Onge ne fut pas réengagé; les travailleurs passèrent la journée à attendre la suite des choses.
Hissé sur une camionnette, Yvon Duhamel harangua les travailleurs réunis par les hommes de main de la FTQ-Construction, puis il s'empara d'un bélier mécanique S-8, monta sur le sommet de la montagne où se touvaient les génératrices d'électricité du camp et les détruisit ; puis, ayant pris les commandes d'un chargeur, il perça deux réservoir d'essence et de mazout et, avec ses sbires, il mit le feu au combustible qui dégoulinait ; l'incendie qui s'ensuivit détruisit une bonne partie du camp de LG-2. Duhamel voulait ainsi montrer aux travailleurs qui était le véritable maître du chantier. Cette action s'inscrivait dans la lutte menée par les unions internationales de Dédé Desjardins. Duhamel fut arrêté à Matagami dans la nuit du 21 au 22 mars 1974, puis il fut accusé et reconnu coupable de méfaits et condamné à10 ans de prison.
