Desjardins (André dit Dédé)

Un article de la La Mémoire du Québec (2022).

  • Homme de métier (plombier) né en 1930 (4 juillet 1930) à l'angle des rues Ontario et Cartier dans le quartier Centre-Sud de Montréal.

Prêteur usuraire.
Membre, puis président de la section locale 144 de l'Association internationale des plombiers et tuyauteurs d'Amérique (International association of plumbers and pipefitters of America ; local 144).
Président et directeur général du Conseil provincial du Québec des métiers de la construction (-1974) et vice-président de la Fédération des travailleurs du Québec-FTQ (1970-1974).
En mai 1973, il bénéficie d'un pardon de la part du Gouvernement fédéral pour un dossier criminel qu'il avait pour un acte criminel commis plusieurs années auparavant.
Lors des auditions de la Commission Cliche qui enquêtait sur la violence sur les chantiers de construction en 1974 et 1975, il est sévèrement mis en cause et doit démissionner de la présidence du Conseil et de la vice-présidence de la FTQ ; le ministre de la Justice du Québec demande au gouvernement fédéral de révoquer le pardon qu'il lui avait accordé en 1973.
Au cours des années 1970 - 1980, il était considéré comme le roi de la construction au Québec.
En septembre 2000, l'architecte français du Stade olympique, Roger Taillibert, a dit de lui qu'il avait sauvé les Jeux olympiques de 1976 alors gravement compromis par l'action syndicale des travailleurs de la construction dirigés par Desjardins.
Note de l'auteur ; Monsieur Taillibert ne savait pas que c'était Dédé qui décidait d'empêcher les travailleurs de se rendre sur le chantier et qui commandait le rythme du travail sur le chantier.
Le 27 avril 2000, Desjardins est abattu d'une décharge de 11 balles, dont 5 à la tête, tirées d'un pistolet Ruger de calibre .22 dans le stationnement du restaurant Shawn's de Saint-Léonard où il venait de déjeuner ; la veille de sa mort, il avait eu un tête-à-tête avec Maurice «Mom» Boucher, le chef du chapitre des Nomads du gang des Hells Angels.
Selon un policier de Montréal, l'assassinat de Desjardins est le résultat d'un contrat exécuté par un ou des tueurs professionnels
L'armurier Michel Vézina, qui a admis avoir fourni l'arme qui a tué Desjardins et l'arme qui a servi à la tentative de meurtre du journaliste Michel Auger, a été condamné le 29 septembre 2001 à 63 mois de prison ; dans les deux cas, Joseph Ghaleb, assassiné le 29 novembre 2004, figurait parmi les suspects relativement à ces crimes dont les auteurs n'avaient pas encore été formellement identifiés par la police en 2020.

André Desjardins, dit « Dédé » (né à Montréal, le 4 juillet 1930 - décédé à Montréal, 27 avril 2000), est un chef syndical et un criminel québécois. En tant que président du Conseil des métiers de la construction et vice-président de la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ), il aurait instauré un véritable régime de terreur sur les grands chantiers de construction au Québec au début des années 1970.

Le roi de la construction :
Né à l'angle des rues Ontario et Cartier, dans le Centre-Sud de Montréal, Desjardins est le fils et le petit-fils d'un plombier. Il devient lui-même apprenti-plombier à l'âge de 14 ans.
Il séjourne brièvement en prison durant sa jeunesse.
Sa carrière syndicale débute en 1959, au sein la section locale 144 de l'Association internationale des plombiers et tuyauteurs d'Amérique, qui deviendra sa base d'opération.
Son naturel engageant et un sens inné du leadership lui permettent de gravir rapidement les échelons du personnel du local 144 de l'Association internationale des plombiers et tuyauteurs d'Amérique.
Puis, il devient directeur général du Conseil des métiers de la construction, une fédération syndicale affiliée à la Fédération des travailleurss du Québec - FTQ qui regroupe 23 syndicats du bâtiment et 70 000 membres et devient vice-président de la FTQ en septembre 1970.

Le nouveau directeur général des métiers de la construction, un moustachu corpulent, qui porte de longs favoris et une «imposante bague à diamants» mène un train de vie princier.
Sa Cadillac blanche et ses vacances à Haïti sont remarquées.
Une fois en poste, ce nouveau boss met en place un réseau de « soldats » fidèles, qui opèrent toutes sortes de rackets sur les chantiers, allant de l'usure à l'extorsion, en passant par le trafic de drogues.

La Commission Cliche, qui a levé le voile sur les activités de « Dédé » Desjardins en 1975, le décrit comme un meneur d'hommes, un stratège et un organisateur « aux qualités exceptionnelles [...] gâchées par un goût effréné du pouvoir».

Toujours selon la commission, Desjardins est un homme pour qui la violence est si naturelle, qu'il n'hésite pas à s'associer à des repris de justice pour parvenir à ses fins.
Des interceptions téléphoniques effectuées par la Sûreté du Québec et déposées aux audiences publiques de la commission Cliche révèlent en outre que Dédé Desjardins est l'instigateur de la plupart des grèves illégales sur les chantiers au Québec à l'été 1974, parce qu'il voulait créer une situation de force pour embarrasser le gouvernement en raison de l'enquête.
Les fréquentations de Desjardins à cette époque troublent le juge Cliche et les commissaires Mulroney et Chevrette : le leader syndical déchu est un ami intime de criminels notoires dont Francesco Fuoco, auteur d'un hold-up et « soldat » du mafiosi Vincent Cotroni, Jean-Louis Robinson, abattu dans un règlement de comptes et Eugène Lefort, surnommé le « caïd de la Rive-Sud ».
Desjardins n'attend pas les conclusions du juge Cliche pour démissionner. Il quittera ses fonctions le 25 novembre 1974, au lendemain de la mise sous tutelle du Conseil des métiers de la construction.

Nouvelle carrière :

Après la fin de sa période syndicale, Desjardins aurait maintenu son train de vie en poursuivant ses activités criminelles de prêts usuraires, sous le couvert d'activités commerciales légales.
Au début des années 1990, Desjardins était actionnaire d'un hôtel en République dominicaine, d'un centre commercial et de deux restaurants au Québec. Il partage son temps entre Cabarete (République dominicaine,) où on le dit « très influent », et revient l'été pour s'occuper de ses affaires québécoises.
Son nom a été mentionné relativement à une affaire d'exportation de quaaludes (méthaqualone) de Montréal vers Fort Lauderdale, en Floride, pour laquelle William O'Bront et Marcel « Chinois » Salvail ont été condamnés à des peines de prison de 20 et 9 ans en juin 1984. La participation de Desjardins à cette affaire n'a cependant jamais été démontrée.
Desjardins est assassiné le 27 avril 2000 de coups de feu à la tête dans le stationnement du restaurant Shawn's, à Saint-Léonard, dans l'est de Montréal. Selon le chroniqueur judiciaire Michel Auger, Desjardins aurait rencontré,la veille de son décès, Maurice « Mom » Boucher, le chef montréalais des Nomads, un chapitre des Hells Angels. Les deux hommes étaient des amis de longue date, mais Desjardins serait tombé en disgrâce auprès de ses amis motards. « Le meurtre de Desjardins est un contrat de pros », a soutenu le lieutenant-détective Steve Roberts de la police de la Communauté urbaine de Montréal-CUM.

Nota :

La méthaqualone est un sédatif dont les effets sont similaires à ceux des barbituriques. C'est un dépresseur du système nerveux central. Employé comme sédatif, il était également utilisé comme drogue récréative dans les années 1970 en Amérique du Nord et dans les années 2000 en Afrique du Sud.
Classe thérapeutique : Système nerveux, psycholeptique, hypnotique et sédatif. Wikipédia
En France, la méthaqualone fut connue sous le nom de Mandrax, un médicament coupe-faim interdit dans les années 80, explique le docteur Hautefeuille. Suivant le dosage , la méthaqualone pouvait avoir un effet sédatif... ou euphorisant. 'Le produit était assez violent et pouvait provoquer un état d'excitation important, précise Michel Hautefeuille. Son utilisation était très souvent associé à l'alcool, notamment sous la forme 'méthaqualone + whisky'.' Un mélange détonnant dont le professionnel de santé compare les effets à ceux du GHB, la drogue dite du viol, qui entraîne une somnolence et peut provoquer des amnésies. 'À l'époque, nous nous retrouvions face à des gens qui se réveillaient sans avoir le moindre souvenir de ce qui s'était passé la vieille, ni avec qui ils avaient passé la nuit !'
En 2015, la Quaalude connaît donc un regain d'intérêt, comme le montre l'engouement des recherches sur Google outre-Atlantique. Mais reste peu utilisée en France, assure Michel Hautefeuille.

Le Quaalude (nom commercial de Methaqualone) est devenu la drogue récréative la plus populaire en Amérique du Nord à la fin des années 1960 et au début des années 1970, utilisé au cours de relations sexuelles, à cause de la sensation de relaxation, de l'hypersensibilité et de l'euphorie qu'il provoque.

La Quaalude ? Derrière l'orthographe déroutante d'une marque se cache un médicament utilisé comme une drogue récréative très en vogue dans les années 70 et tombée en désuétude depuis. 'Elle était très bon marché à l'époque', se souvient Michel Hautefeuille, médecin à l'hôpital parisien Marmottan, spécialisé dans les drogues et les addictions.

METHAQUALONE - La Quaalude refait surface dans les médias après la publication des aveux de l'acteur américain Bill Cosby qui reconnaît avoir utilisé cette drogue pour abuser sexuellement d'une femme. Metronews fait le point sur cette substance.
Une drogue tombée aux oubliettes et qui fait un retour... médiatique. Depuis le milieu de la semaine, la Quaalude est revenue sur le devant de la scène, avec la publication cette semaine des aveux de la star déchue de la télé américaine Bill Cosby, accusé de viols et qui a reconnu avoir donné de la Quaalude à au moins une femme en 1976 pour en abuser. En 2013, la méthaqualone, son nom scientifique, avait fait un bref retour dans les médias, en apparaissant notamment dans le film Le loup de Wall Street de Martin Scorsese , et cette drogue fut soupçonnée d'avoir été administrée par Roman Polanski à Samantha , 13 ans, qu'il aurait violée dans les années 70.
La méthaqualone est un sédatif dont les effets sont similaires à ceux des barbituriques. C'est un dépresseur du système nerveux central. Employé comme sédatif, il était également utilisé comme drogue récréative dans les années 1970 en Amérique du Nord et dans les années 2000 en Afrique du Sud. Wikipédia

Associée à l'alcool, La méthaqualone a des effets comparables à ceux de l'Acide gamma-hydroxybutyrique-GHB

Le GHB (gamma-hydroxybutyrate) est une substance produite naturellement dans le corps humain en très petites quantités. Quand il est consommé de manière récréative, en particulier avec de l'alcool ou d'autres drogues, il peut être extrêmement dangereux.
Le GHB est un dépresseur du système nerveux central, c'est-à-dire qu'il a un effet sédatif et qu'il ralentit la respiration et le rythme cardiaque.
L'acide 4-hydroxybutanoïque ou -hydroxybutyrate, anciennement et uniquement dans le monde francophone, connu sous le nom abrégé de gamma-OH, est un psychotrope et très puissant dépresseur du système nerveux central, utilisé à des fins médicales ou à des fins détournées. Wikipédia
Actuellement (2022), la seule indication thérapeutique du GHB au Canada est le traitement de la narcolepsie, un rare trouble du sommeil.
La possession, le trafic, l'importation et la fabrication de GHB sont illégaux au Canada





Outils personels
Outils Locaux

Publicité

(Annonces   .)