Burns (Robert)
Un article de la La Mémoire du Québec (2022).
- Homme de loi (avocat) né en 1936 (5 septembre 1936) à Montréal (Pointe-Saint-Charles) ou (Verdun, selon le juge Ignace Deslauriers).
Son père, un livreur de pains, était un anglophone de descendance irlandaise qui est décédé lorsque Robert n'avait que deux ans ; sa mère était une francophone.
Études au Collège Sainte-Marie de Montréal, à l'Université de Montréal-UdeM et à la McGill University.
Conseiller technique à la Confédération des syndicats nationaux-CSN (1962-1965), puis directeur des services juridiques de cette centrale (1966-1970).
Conseiller juridique de l'Association des Policiers provinciaux du Québec-APPQ (1965-1970).
Jacques Bellemare, Robert Burns, Phil Cutler, Antonio Lamer, Michel Robert constituent la firme d'avocats Cutler, Lamer, Burns, Bellemare, Robert et associés (1970-1973).
Député du Parti québécois-PQ de Maisonneuve à l'Assemblée nationale du Québec-ANQ (1970-1979).
En 1970, il avait remporté l'élection sur Marcel Chaput, candidat du Rassemblement pour l'indépendance nationale-RIN
Leader parlementaire du Parti québécois-PQ (1970-1973).
En 1973, il dénonce comme partisanes les nominations des juges Claire Kirkland, Bernard Pinard et Maurice Tessier que le premier ministre libéral Robert Bourassa avait faites. Ces nouveaux juges étaient d'anciens ministres du Gouvernement libéral.
Ministre d'État à la Réforme électorale et parlementaire dans le cabinet de René Lévesque (1977-1979).
René Lévesque, président du Parti québécois lui préfèra Jacques-Yvan Morin comme chef de l'Opposition officielle et il dût se contenter du poste de leader du Parti québécois-PQ à l'Assemblée nationale.
Frappé d'une crise cardiaque en mai 1978, M. Lévesque lui enlève le poste de leader parlementaire qu'il confie à Claude Charron, mais Burns demeure ministre.
On dit qu'il était «fatigué, malade et un peu amer» lorsque le 8 août 1979, il démissionna du gouvernement ; après sa démission du gouvernement de René Lévesque, celui-ci le nomme juge à la Cour du Québec-CQ, Tribunal du travail, district de Montréal le 13 février 1980 ; il rejoignait ainsi le groupe de ceux (Claire Kirkland, Bernard Pinard et Maurice Tessier) dont il avait dénoncé les nominations politiques par le premier ministre Robert Bourassa en 1973. (comme quoi, si tu craches en l'air l'histoire te rattrappera «car tu a pris le risque de recevoir ton propre crachat dans la figure».)
Juge à la Cour du Québec, Tribunal du travail (1980-à sa retraite en 2001).
Décès à Boucherville en 2014 (15 mai 2014), à 77 ans.
Sources :
Dictionnaire des parlementaires du Québec, 1792-1992 (Les Presses de l'Université Laval à Québec, 1993)
Les cours de justice et la magistrature du Québec, Volume 2 (Ignace Deslauriers, juge retraité de la Cour supérieure du Québec, publiée par la Direction des communications du ministère de la justice du Québec (1992).
