Boisvert (Roxanne)

Un article de la La Mémoire du Québec (2022).

  • Féminicide :

Le 11 février 2014, Trois jeunes (Roxanne Boisvert, 22 ans) une étudiante à la maîtrise en ergothérapie à l'Université du Québec à Trois-Rivière-UQTR, sa soeur cadette Raphaëlle Boisvert, 17 ans, étudiante en 5e secondaire au Collège Marie-de-l'Incarnation) et Jessy Chevalier, 17 ans, un étudiant du cégep de Trois-Rivières et copain de Raphaëlle Boisvert, sont trouvés sans vie dans une résidence de la rue Sicard dans le secteur Trois-Rivières-Ouest à Trois-Rivières ; à la suite d'un appel au 911 reçu peu avant 8 h, la police est arrivée sur les lieux alors que 2 jeunes hommes d'âge mineur (16 et 17 ans) sortaient de la maison ; les deux jeunes ont été interpellés, puis emmenés au poste de police ; il s'agit de 3 homicides violents par armes à feu ; une histoire de coeur et de jalousie pourrait avoir été à l'origine du drame ; les deux jeunes hommes ont été accusés de meurtres prémédités et de complot pour meurtres en relation avec ces trois décès ; l'un des suspects âgé de 17 ans était amoureux de Raphaëlle Boisvert et lui avait fait des avances qu'elle avait rejetées ; l'une des deux jeunes femmes aurait signalé le 911 avant de mourir. Les deux jeunes suspects sont aussi accusés d'avoir comploté pour tuer la mère des deux victimes féminines et plusieurs policiers. La Couronne indique son intention de demander que les tueurs soient jugés comme des adultes et que la sentence soit telle dans l'éventualité où ils seraient reconnus coupables de meurtre. Le 16 juin 2014, le procureur de l'un des accusés âgé de 16 ans qui aurait initié les homicides, annonce que son client entend reconnaître sa culpabilité à certaines des 3 accusations de meurtre prémédité et à certaines des 3 accusations de complot pour meurtre ; le deuxième suspect âgé de 17 ans a opté pour un procès devant juge et jury pour répondre aux mêmes accusations.
Le 25 juin 2014, ce dernier jeune subit son enquête préliminaire.
Le 26 juin 2015, Kaven Sirois reconnaît sa culpabilité. Le 30 octobre 2015, le juge Bruno Langelier décide d'assujettir l'un des complices à une peine pour adulte ; ce qui fait qu'il peut être nommé ; le juge condamne Sirois à la prison à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle avant d'avoir purgé 10 ans de sa peine derrière les barreaux.
Le 13 mars 2016, la Couronne demande que l'autre complice, qui avait 17 ans au moment des meurtres, soit également jugé comme un adulte comme dans le cas de Kaven Sirois ; tant que le juge n'accède pas à cette demande de la Couronne, il est interdit de nommer ce complice qui avait 17 ans lors des meurtres.
Le 13 mai 2016, le juge décide que ce complice sera jugé comme un adulte puisqu'il sera difficile à réhabiliter étant donné qu'il rejette la responsabilité des meurtres sur Kaven Sirois ; suite à cette décision du juge, il est permis de nommer l'accusé Cédric Bouchard ; la preuve a démontré que Cédric Bouchard a fait feu à la nuque de la plus âgée des soeurs Boisvert quand Sirois lui a ordonné de tirer ; après avoir tiré, Cédric Bouchard s'est allumé un joint de cannabis dans la résidence avant l'arrivée des policiers. Cédric Bouchard est condamné à la prison à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle avant d'avoir purgé 10 ans de sa peine derrière les barreaux ;
En janvier 2017, alors qu'il est détenu à l'Institut Philippe-Pinel, Kaven Sirois intervient pour défendre un souffre-douleur atteint d'une maladie mentale qui se faisait intimider par deux autres résidents dont Kevin Leblanc ; L'un des agresseurs saute au cou de Leblanc ; les belligérants se retrouvent au sol et Sirois subit deux fractures à une main en voulant se protéger ; Sirois a du être opéré ; Il a été décidé de juger Kevin Leblanc comme un adulte, même s'il n'avait que 17 ans au moment des faits ; le 21 septembre 2017, Leblanc reconnaît sa culpabilité à l'accusation de complicité et est condamné à 48 mois de prison.
Au mois de juillet 2023, Une nouvelle évaluation effectuée deux mois auparavant incite la Commission des libérations conditionnelles du Canada à refuser de lui accorder une telle visite de sa famille lors d'une sortie escortée en raison de sa fragilité émotionnelle et des risques qu'il représente. De plus, les proches des victimes du meurtrier s'opposent à sa requête.

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