Badawi (Raif)

Un article de la La Mémoire du Québec (2022).

  • Né en 1984 (13 janvier 1984) à Khobar, en Arabie saoudite.

Raif Badawi est un écrivain et blogueur saoudien, créateur en 2008 du site Free Saudi Liberals sur lequel il militait pour une libéralisation morale de l'Arabie saoudite.
Accusé d'apostasie et d'insulte à l'islam, il est emprisonné à la prison centrale de Dahaban à partir de juin 2012.
En juillet 2003, Raïf Badawi est condamné à 7 ans de prison et à recevoir 600 coups de fouet.
En 2012, Badawi est accusé d'apostasie en Arabie Saoudite, pays régi par la Loi islamique ; l'accusation est plus tard modifiée en insulte à l'Islam et atteinte à la réputation.
En Arabie Saoudite, l'apostasie est punissable par la décapitation.
Le 7 mai 2014, la peine de Badawi est portée à 10 ans de prison, à 1 000 coups de fouet et à une amende de 300 000 $.
Le 9 janvier 2015, Badawi reçoit les 50 premiers coups de fouet de sa sentence.
Les séances subséquentes de flagellation sont reportées.
En février 2015, L'Assemblée nationale du Québec adopte une motion exigeant la libération de Badawi.
Le 5 février 2015, la cause de Badawi est renvoyée en Cour criminelle sans explication.
Le 1er avril 2015, La Chambre des communes du Canada adopte une motion exigeant la libération de Badawi.
Le 22 mai 2015, Badawi évite la flagellation, mais l'Arabie Saoudite ne révèle pas pourquoi.
Le 7 juin 2015, La Cour suprême d'Arabie Saoudite confirme la sentence de 10 ans de prison et 1 000 coups de fouet imposée à Badawi, et augmente l'amende à 330 000 $.
Le 8 juin 2015, Le gouvernement des États-Unis intervient en faveur de Badawi et demande à son alliée saoudienne de renoncer à exécuter une condamnation «brutale» ; le gouvernement des États-Unis a fait part de la profonde préoccupation de son Département d'État après la décision irrévocable de la Cour suprême saoudienne qui a confirmé les peines de 10 ans de prison et 1 000 coups de fouet prononcées en 2014 contre Badawi.
La famille de Badawi, son épouse Ensaf Haidar, et ses trois enfants sont réfugiés à Sherbrooke au Québec.
Le 28 février 2022, la sentence de dix ans de prison de Badawi est expirée et celui-ci devrait normalement pouvoir rejoindre sa famille à Sherbrooke. Cependant, l'Arabie saoudite interdit à Badawi de quitter l'Arabie saoudite pendant les dix prochaines années.

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