Tête-à-la-Baleine (hameau)
Un article de la La Mémoire du Québec (2022).
- Compris dans la municipalité de la Côte-Nord-du-Golfe-du-Saint-Laurent.
Tête-à-la-Baleine est un hameau québécois du Golfe-du-Saint-Laurent, administrativement rattaché à la municipalité de Côte-Nord-du-Golfe-du-Saint-Laurent. Wikipédia
- Éphémérides :
Milieu du XIXe siècle
Arrivée des premiers habitants, des Acadiens venus des îles-de-la-Madeleine. Le hameau est constitué d'un village situé sur la terre ferme et d'un village situé chapellesur l'île Providence à une dizaine de kilomètres de la côte.
1895 Construction de la chapelle Sainte-Anne.
1923 La population de l'agglomération est de 160 âmes.
1948 Érection canonique de la paroisse Sainte-Anne.
1955 (19 mars) Fondation de la Caisse populaire de Tête-à-la-Baleine.
1976 La population du village est de 750 habitants. Construction d'une école (131 élèves).
1996 (1 juin) Fusion des caisses populaires de La Romaine et de Tête-à-la-Baleine sous le nom de cette dernière.
2011 La population du village est de 200 habitants. L'école ne compte plus que 19 élèves.
Son école a déjà accueilli 130 élèves. n 2020, il n'en restait que six, dont trois enfants d'immigrants ukrainiens.
Même si l'anglais est toujours parlé par plusieurs habitants, c'est le français qui domine dans cette communauté.
- Patrie :
Jos Hébert (1830-1919), le postillon de la Côte-Nord immortalisé par une chanson de Gilles Vigneault.
- Attraits :
Chapelle de l'Île Providence (1895) ; la plus ancienne chapelle de la Basse-Côte-Nord.
Chasse au loup marin.
Pêche à la morue et aux pétoncles et cueillette de bigorneaux.
Service :
Caboteur Nordik Express desservant Rimouski, Sept-Îles, Port-Menier (L'Île-d'Aticosti), Havre-Saint-Pierre, Baie-Johan-Beetz, Kegaska, Natashquan, La Romaine, Harrington-Harbour, Tête-à-la-Baleine, La Tabatière, Saint-Augustin, Vieux-Fort et Blanc-Sablon.
- Toponymie :
Bâti sur l'une des 11 petites îles rapprochées les unes des autres qui constituent l'archipel du Gros-Mécatina ; l'une de ces îles évoque une tête de baleine qui émerge.
Les lieux ont été ainsi nommés par des Monger, des Nadeau, des Marcoux, des pêcheurs et des chasseurs installés dans le havre dès la fin du monopole des grandes compagnies de pêche.
Leur village n'a jamais été relié à aucune communauté voisine, hormis l'hiver, lorsque la glace le permettait. La culture canadienne-française y a fleuri, si bien que, même si l'anglais est toujours parlé par plusieurs, c'est le français qui domine dans cette communauté.
'Tête-à-la-baleine est un peu le village gaulois de la Basse-Côte-Nord', lance avec un clin d'oeil Gilles Monger. Monger, enseignant à la retraite et président du comité local est en quelque sorte le gardien de la mémoire du village qui est, avec La Romaine et Lourdes-de-Blanc-Sablon, est l'une des trois seules communautés francophones de la Basse-Côte-Nord. Plus de 150 km séparent chacune de ces localités, entre lesquelles s'éparpillent quelques villages où l'anglais demeure la langue d'usage.
- Repères géographiques :
Sur la côte nord du golfe du Saint-Laurent.
Au nord-est de Chevery.
Diocèse de Labrador-City-Schefferville.
Région touristique de Duplessis (Côte-Nord).
Carte 17.
Carte 17 sur Google Maps
