Rivière-à-Claude ou Ruisseau-à-Rebours (municipalité)
Un article de la La Mémoire du Québec (2022).
- Superficie - 155,39 km2.
- Gentilé - Claude-Arbourois, oise.
- Éphémérides -
1860
Arrivée des premiers colons.
1875
(19 mai) Proclamation du canton de Duchesnay.
1879
Ouverture d'un bureau de poste sous le nom de Rivière-à-Claude.
1890
Fondation de la mission Sainte-Emmélie.
1898
Fondation de la mission Saint-Évagre.
1923
La population de la paroisse Sainte-Emmelie est de 127 âmes, celle de Saint-Évagre, 285.
(18 décembre 1923) Constitution de la municipalité du canton de Duchesnay.
1934
Érection canonique de la paroisse Saint-Évagre.
1943 Construction d'un pont couvert au-dessus de la rivière à Claude.
1968
La municipalité du canton de Duchesnay adopte le nom de Rivière-à-Claude.
Elle comprend le hameau du Ruisseau à Rebours.
1990
La population de Rivière-à-Claude est de 251 habitants.
2000
La population de Rivière-à-Claude est de 184 habitants.
2010
La population de Rivière-à-Claude est de 161 habitants.
- Patrie :
Matthias Rioux.
- Attraits :
Pêche sur le quai (maquereaux).
Bioaccumulation
Dans les régions polluées notamment, il peut fortement bioaccumuler des métaux lourds et métalloïdes toxiques, plus ou moins selon l'âge du poisson, son espèce, ses circuits de migration[2] et le lieu de pêche. Par exemple, le maquereau de l'Atlantique contient plus de mercure, mais moins de plomb que le maquereau bleu, le maquereau espagnol est plus gras et le maquereau bleu est le moins gras. Ils peuvent donc être différemment contaminés par les polluants liposolubles.
En tant que petit prédateur, le maquereau peut bioaccumuler, de manière parfois préoccupante, le mercure et le méthyl mercure (plutôt pour les individus âgés). Une étude sur l'espèce Scomber colias basée sur des analyses de mercure faites en 1973, 1992 et 2021 a montré que depuis que la plupart des usages du mercure sont interdits ou réglementés, la teneur en mercure de la chair de cette espèce a été divisée par deux (passant de 0,23 ± 0,04 mg/kg en 1973 à 0,11 ± 0,01 mg/kg en 2021)[3]. Les taux de mercure mesurés dans le maquereau en conserve vendu dans les États de Géorgie et d'Alabama aux États-Unis étaient en moyenne de 36,4 µg/kg, soit moins que dans les conserves de sardine (107 µg/kg) et de thon (285 µg/kg) de la même étude (2005)[4]. Or en 2004, une teneur élevée en mercure dans les cheveux a été associée à un risque plus élevé « d'événements coronariens aigus, et de maladies cardiovasculaires, coronariennes et de mortalité toutes causes confondues ; le mercure peut aussi atténuer l'effet protecteur du poisson sur la santé cardiovasculaire »[5].
Dans un même contexte, le « mercure total » (tout comme sa part de méthylmercure, beaucoup plus toxique) augmente toujours avec la taille, l'âge et la position du poisson dans le réseau trophique (cf. biomagnification). Ainsi, les taux de « mercure total » et de méthylmercure ont été comparés en Malaisie dans le muscle de thon mignon et celui de maquereau : ils variaient significativement, respectivement de 0,180 à 1,460 g/g et 0,0.169-0,973 g/g ; et 0,251-1,470 g/g et 0,202-1,352,. Le méthylmercure constituait plus de la moitié du mercure mercure total (70 % chez le thon minon, et 83 % chez le maquereau). Dans ce cas une portion hebdomadaire de 66,33 g/semaine de maquereau et de 18,34 g/semaine de thon s'avère inférieur à la limite maximale de 5 et 1,5 µg/kg de poids corporel établis par l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) et l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et le codex alimentaire, respectivement, si d'autres aliments ne sont pas aussi des sources de mercure.
Intoxication
En cas de mauvaises manipulations et/ou de rupture de la chaine du froid, ou en marinade (comme les autres poissons scombroïdes, c'est-à-dire de la même famille)[pas clair] compte parmi les sources d'intoxication botulique ou surtout d'intoxication à l'histamine dite dans ce cas « scombrotoxisme »[6]. Ce risque est en France surveillé dans le cadre du plan de surveillance de l'histamine dans les produits de la pêche (ainsi en 2006, sur 375 prélèvements, 10 non-conformités ont été mises en évidence par la DGAL[6]).
Capture mondiale de maquereau entre 1950 et 2009, en millions de tonnes.
Stocks halieutiques actuels
La surpêche industrielle de certaines espèces de maquereaux devient de plus en plus problématique pour la conservations des stocks qui s'épuisent
- Services :
Pont de la Route Auclair construit en 1983 ; circulation quotidienne : 100 véhicules dont 7 % de camions.
- Toponymie :
Arbourois, dans le gentilé, viendrait d'un hameau de Rivière-à-Claude appelé Ruisseau-à-Rebours ;
«à Rebours» pourrait être une déformation de Harbour, nom de l'arpenteur qui a fixé les limites du canton de Duchesnay et procédé à la division des lots.
Claude serait une déformation de glaude, le nom d'une espèce de mouettes ; pourrait aussi rappeler le souvenir de Joseph Glaude, un pionnier de l'endroit.
Duchesnay rappelle le souvenir du sénateur Édouard-Elzéar-Antoine-Charles Juchereau Duchesnay.
Saint-Évagre rappelle le souvenir de l'abbé Évagre Côté, ancien missionnaire de Mont-Louis qui se noya le 4 juin 1875 dans la rivière à Claude.
- Repères géographiques :
Sur la côte sud du golfe du Saint-Laurent.
À environ 125 km au nord-est de Matane, à l'embouchure de la rivière à Claude, à environ 30 km à l'est de Sainte-Anne-des-Monts,
Diocèse de Gaspé.
Municipalité régionale de comté de La Haute-Gaspésie.
Région touristique de la Gaspésie.
- Accès : Route 132.
