Québec (province). Crises. Catastrophes naturelles. Inondations , Tremblements de terre etc

Un article de la La Mémoire du Québec (2022).

  • Catastrophes ; définition:



Les catastrophes sont des perturbations graves affectant le fonctionnement d'une communauté qui dépassent sa capacité à y faire face en utilisant ses propres ressources.

Le terme catastrophe désigne les effets dommageables d'un phénomène brutal, durable ou intense, d'origine naturelle ou humaine. Il vient du grec ancien / katastroph , « bouleversement, ruine ».
Les conséquences de la catastrophe - le fait catastrophique - sont dans la fracture de la continuité organisée et du confort acquis. On distingue tout particulièrement les situations incluant pertes humaines et destructions à grande échelle.
La singularité et l'ampleur du désastre que provoquent les grandes catastrophes affectent les esprits des populations concernées.
Aujourd'hui, elles apparaissent au travers des médias.
Auparavant, elles entraient dans les mythes et légendes, à l'image du récit du déluge.
Dans le théâtre grec, la catastrophe était la dernière des cinq parties de la tragédie, le dénouement où le héros recevait sa punition, généralement funeste (catharsis).
Les catastrophes ont souvent pour conséquence de nouvelles réflexions sur les moyens à mettre en oeuvre pour les éviter ou pour en atténuer les effets désastreux. Ces réflexions, qui ont abouti notamment à la formulation du principe de précaution et de prévention, peuvent aboutir à la création de nouvelles normes ou de nouvelles contraintes légales, mais aussi à la mise en oeuvre de moyens publics (plans de prévention, systèmes de détection (par exemple, pour les tsunamis), ouvrages de protection tels que des digues, des barrages, des refuges...).
Catharsis :
nom féminin
(grec katharsis, purification)
1. Pour Aristote, effet de « purification » produit sur les spectateurs par une représentation dramatique.
2. Toute méthode thérapeutique qui vise à obtenir une situation de crise émotionnelle telle que cette manifestation critique provoque une solution du problème que la crise met en scène.

  • Éphémérides :


1638
Un premier tremblement de terre est enregistré en Nouvelle-France ; son épicentre serait situé dans l'actuelle région de Charlevoix.
1642
(25 décembre 1642) Une crue des eaux de la rivière Saint-Pierre menace d'inonder le fort récemment construit ; les eaux remplissant les fossés creusés le long du fort, Maisonneuve plante une croix au bord de la rivière et promet à Dieu que, si le fort est englouti, il déplacera l'établissement, mais s'il est épargné, il plantera une croix sur le mont Royal ; les eaux se résorbent et le site de Ville-Marie reste le même.
1663
(5 février 1663) Tremblement de terre le plus violent de l'histoire de la colonie (magnitude 7,0 à l'échelle de Richter) ; se fait sentir particulièrement dans la région de Charlevoix et dans les environs de Kamouraska ; on signale alors de vastes mouvements de terrain dans les vallées du Saint-Laurent, des rivières Saint-Maurice et Batiscan sur une surface de 1,9 millions de km2 ; 34 secousses suivent.
1732
(16 septembre 1732) Tremblement de terre (magnitude 5,8 à l'échelle de Richter) dont les secousses se répètent pendant 40 jours ; dans la région de Montréal, environ 300 maisons sont endommagées.
1771 Tremblement de terre dans la région de Charlevoix.
1775 Début de la Guerre d'indépendance américaine.
1791
(6 décembre 1791) Tremblement de terre (magnitude 6,0 à l'échelle de Richter) dans la région de Charlevoix et dans les environs de Kamouraska ; légers dégâts à Baie-Saint-Paul et aux Éboulements.
1814
(11 septembre 1814) Tragédie mortelle : le traversier de Trois-Rivières coule à pic ; bilan : 40 morts.
(Vers 1837) Crise agricole dans la plaine montréalaise. Le nom de la paroisse Saint-Sauveur s'explique par le fait que es premiers colons établis à cet endroit tentaient d'échapper à la crise agricole sévissant vers 1837 dans la plaine montréalaise.
(Entre 1840 et 1850) La crise économique incite 40 000 Canadiens-français à émigrer aux États-Unis
1860
(17 octobre 1860) Tremblement de terre (magnitude 6,0 à l'échelle de Richter; voir lexique) dans la région de Charlevoix et dans les environs de Kamouraska ; légers dégâts à Rivière-Ouelle.
1870
(20 octobre 1870) Tremblement de terre (magnitude 6,5 à l'échelle de Richter; voir lexique) dans la région de Charlevoix et dans les environs de Kamouraska ; légers dégâts à Baie-Saint-Paul.
1906 Un tremblement de terre tue 700 personnes et cause des dommages de 400 millions $ à San Francisco, États-Unis.
1870-1880 Une dépression économique incite 500 000 québécois à émigrer aux États-Unis.
1925
(28 février au 1 mars 1925) Tremblement de terre (magnitude 6,7 à l'échelle de Richter; voir lexique) dans la région de Charlevoix et dans les environs de Kamouraska ; dommages considérables le long du Saint-Laurent près de l'épicentre; légers dégâts à Québec, Trois-Rivières et Shawinigan ; l'épicentre serait situé à l'île aux Lièvres ; au cours des semaines suivantes, il est accompagné de dizaines de secousses.
L'île aux Lièvres est une île du fleuve Saint-Laurent, au Québec, située entre Saint-Siméon et Rivière-du-Loup, à proximité des Îles du Pot à l'Eau-de-Vie. Wikipédia
1935
(1 novembre 1935) Tremblement de terre (magnitude 6,2 à l'échelle de Richter) à la frontière entre le Québec et l'Ontario ; légers dégâts à Témiscaming (Québec), et à North Bay et Mattawa, Ontario ; son épicentre est situé au Témiscamingue ; il se fait sentir jusqu'à Chicago à l'ouest et Fredericton à l'est.
1983 Plusieurs incendies de forêt éclatent au Québec au cours de l'été.
(7 juin 1983) Un orage violent accompagné de grelons et de rafales de vent de 100 km/h renverse les avions légers immobilisés au sol et abat de gros arbres et des lignes de transmission d'électricité à Saint-Nicolas.
1988
(25 novembre 1988) Tremblement de terre (magnitude 6,0 à l'échelle de Richter) dans la région du Saguenay ; ressenti dans un rayon de 1 000 km de l'épicentre situé au Saguenay ; dégâts à Jonquière, Chicoutimi, La Baie, Québec et Montréal.
1989
(25 décembre 1989) Tremblement de terre (magnitude 6,3 à l'échelle de Richter) dans la péninsule d'Ungava (entre la baie d'Ungava et la baie de Hudson) ; premier tremblement de terre dans l'est de l'Amérique du Nord à produire des failles de surface confirmées.
1998
Tempête de verglas (5-9 janvier 1998) Une tempête de verglas s'abat sur l'ouest du Québec (Cantons-de-l'Est, Montréal, Outaouais, Chaudière-Appalaches, Laval, Lanaudière Laurentides, Montérégie et Centre-du-Québec) ; ce territoire de 40 000 km2 reçoit de 50 à 100 mm de verglas, la quantité la plus importante dans l'histoire météorologique documentée du Canada ; la température moyenne est de -4,3 Celsius.
(Nuit du 5 au 6 janvier 1998) Environ 640 000 abonnés d'Hydro-Québec sont privés d'électricité.
(7 janvier 1998) Environ 60 000 abonnés d'Hydro-Québec sont raccordés au réseau.
(Nuit du 7 au 8 janvier 1998) Une seconde tempête de verglas suit la première sur le même territoire ; le nombre d'abonnés d'Hydro-Québec privés d'électricité atteint alors le million.
(Nuit du 8 au 9 janvier 1998) Une troisième tempête de verglas suit la deuxième sur le même territoire ; le nombre d'abonnés d'Hydro-Québec privés d'électricité atteint 1,4 million.
(15 janvier 1998) 280 000 abonnés d'Hydro-Québec sont encore privés d'électricité.
(5 février 1998) Tous les abonnés de Hydro-Québec ont été raccordés au réseau.
2010
(23 juin 2010) Tremblement de terre (magnitude 5,0 à l'échelle de Richter) dans la région de l'Outaouais ; la route 307 s'affaisse sur une quarantaine de mètres à la hauteur de Bowman ; le pont Northfield situé dans l'axe de la route 105 à Gracefield est endommagé au point où le ministère des Transports en interdise l'accès ; la cheminée de l'église de Gracefield s'effondre à travers le toit, mais son clocher ne cède pas alors que de nombreuses fissures apparaissent ; les murs de l'hôtel de ville sont crevassés et son plafond est partiellement effondré ; environ 300 maisons sont temporairement privées d'électricité ; l'épicentre serait situé à Val-des-Bois.
2011
(9 au 11 mars 2011) Un tremblement de terre (magnitude 9 à l'échelle Richter) cause un raz-de-marée qui fait 18 000 morts et disparus et endommage grandement la Centrale nucléaire du Groupe Tepco à Fukushima Daiichi, Japon. Nota : Le Japon situé au carrefour de plusieurs plaques tectoniques et est fréquemment touché par des tremblements de terre
2021
(14 février 2021, peu après 23 h) Un tremblement de terre (magnitude 7,1 à l'échelle Richter) est fortement et largement ressenti à Tokyo (on compte des dizaines de blessés, mais aucun décès) ; près d'un million de foyers sont privés d'électricité ; l'épicentre serait situé à 60 km dans l'océan Pacifique au large de Fukishima.
2022
(18 juin 2022) Un glissement de terrain à La Baie (Québec) emporte 76 résidences situées sur la 6e rue, sur les 7e, 8e et 9e avenue, sur l'avenue du Parc et sur l'avenue du Port.
(13 septembre 2022) De fortes précipitations affectent plusieurs infrastructures à Montréal et aux alentours provoquant de multiples inondations sur les routes, dans le métro et dans les écoles. La partie ouest de l'île de Montréal a été épargnée, mais pas le centre, ni l'est, ni la Rive-Sud. En début de soirée, le centre-ville avait reçu 14 milimètres d'eau en l'espace de 15 minutes seulement ; à 19 heures, le record s'établissait à L'Assomption avec 64 mm. et la pluie a continué dans les heures qui ont suivi. Selon un représentant de Transports Québec, des accumulations d'eau ont forcé la fermeture de voies de circulation près de l'échangeur d'Anjou et de l'autorute 19, peu après le boulevard Henri-Bourassa.

Pluie verglaçante :

La pluie verglaçante est un phénomène météorologique qui nécessite des conditions bien particulières pour se produire. L'hiver, alors que la température au niveau du sol est négative, un courant d'air chaud s'infiltre sous les nuages. Les précipitations qui ont lieu à ce moment sont sous forme de neige, qui fond lorsqu'elle traverse le courant d'air chaud.
Ainsi, nous voyons de la pluie tomber au lieu de la neige. Ces fines particules d'eau gèlent dès qu'elles entrent en contact avec quoi que ce soit de froid. Cela forme une couche de glace à la surface des objets. C'est ce qui est appelé la pluie verglaçante, cette pluie se congèle uniquement au contact du sol gelé. Ce phénomène est possible si le courant d'air froid entre celui qui est chaud et le sol est assez mince. En effet, si la pluie, après son passage dans les températures positives, traverse une zone assez longue de température négative, elle commence à se recongeler.
Nous voyons alors tomber du grésil. Certaines régions, durant la crise du verglas de janvier 1998, ont reçu un cocktail météorologique de ces deux types de précipitations. Saint-Jean-sur-Richelieu a reçu 100 % des précipitations sous forme de pluie verglaçante.

  • Crédits :


Messire Pierre Boucher (Estelle Mitchell, Vac Offset Inc. 1980)

Collection · Histoires de chez-nous des Musées numériques Canada

Outils personels
Outils Locaux

Publicité

(Annonces   .)