Montréal (municipalité de ville). . Scandales. Affaire du Stade Olympique. -

Un article de la La Mémoire du Québec (2022).

  • Montréal (municipalité de ville). Scandales. Affaire du Stade Olympique. (G) (C) (S) (J) (P) (ASC)


Superficie du parc - 117,85 acres.

Complexe Stade-Mât-Centre de natation :

Stade :

Érigé pour recevoir les Jeux olympiques de 1976, le stade de la rue Pierre-de-Coubertin a été conçu par l'architecte français Roger Taillibert ;
NOTA :le stade n'a pas pu être complété à temps pour les Jeux olympiques à cause de la complexité du design et des travaux de construction.

Capacité pour les olympiques : 66 308 spectateurs.
Capacité pour le baseball : 44 000 spectateurs.

Forme elliptique avec des axes de 292 m et 180 m, le Mât étant exclu.

486 m de longueur de l'extrémité ouest de sa console la plus éloignée à l'extrémité est du Mât ; en comparaison, l'édifice cruciforme de la place Ville-Marie pourrait tenir dans l'ouverture du toit du stade, dans l'espace à l'intérieur de l'anneau technique.

Six niveaux de gradins (56 549 sièges) reposent sur 34 consoles autostables, auxquelles s'ajoutent 4 consoles tronquées posées à la base du mât, qui supportent également la couverture fixe.

Les consoles, de dimensions inégales et distancées entre elles de 20 m au maximum, présentent des porte-à-faux pouvant atteindre 50 m et laissant une ouverture de 18 000 m2 sur le ciel; elles sont assemblées à partir de 1 500 éléments préfabriqués en béton d'un poid pouvant atteindre 120 t chacun ; réunies au centre entre elles par les éléments de l'anneau technique où sont dissimulés les systèmes techniques du stade (éclairage, ventilation, chauffage et climatisation).

Précontrainte et postcontrainte du béton

Aire de jeux : 26 570 m2
131 124 m2 de surface aménagée sous les gradins.

Coût estimé octobre 1972 :106,5 millions $ (avec mât et toiture mobile)
Coût réel octobre 1976 :612,1 millions $ (sans mât ni toiture mobile)
Écart:505,6 millions $




Coût du stade avec le coût de son toit actualisé au 31 octobre 1991 : 686 029 921 $

Mât ou Tour penchée :

La plus haute tour penchée du monde. Sa base abrite les piscines olympiques.
Forme définie à partir d'un appui tripode et d'une hauteur de 168 m (même hauteur que celle de l'édifice cruciforme de la place Ville-Marie) au dessus du niveau de la rue Pierre-de-Coubertin, dont le sommet présente un porte-à-faux de 65 m par rapport à sa base longue de 200 m ancrée à des profondeurs atteignant 45 m ; la tour vide en son centre comporte 18 étages dont les superficies varient de 186 m2 à 4 645 m2 sur des hauteurs variant de 5,2 m à 12 m, ainsi qu'une alvéole de 120 m de hauteur pour loger le toit rétractable du stade ; une terrasse de 743 m2 aménagée au sommet est atteinte par un funiculaire qui, glissant sur la dorsale du mât, peut transporter 1 000 personnes à l'heure.

Coût du mât actualisé au 31 octobre 1991 : 188 598 179 $
En 2025, pour célébrer le 50e anniversaire des Jeux olympique de Montréal, La ville de Montréal prévoit dépenser 81,6 millions $ pour faire remplacer le funiculaire et rénover des espaces touristiques et le réaménagement de la terrasse du toit de la tour au coût de 122,2 millions $

Centre de natation :

Situé à la base du mât sous une voûte formées par les 3 points d'appui du mât.
21 360 m2 répartis sur 5 niveaux et aménagés pour les 6 bassins ou piscines, les services techniques, les vestiaires et les gradins pouvant accueillir 9 200 personnes dont 3 000 dans les gradins permanents.

Coût du Centre de natation actualisé au 31 octobre 1991 : 56 995 158 $

En 2024, Remplacement du toit du stade dans le but d'installer un nouveau toit pour permettre d'accueillir plus d'événements culturels et sportifs. L'ensemble des travaux coûtera 870 millions $. (Le Journal de Montréal (12 juillet 2024, page12).

Stationnements Pie-IX et Viau :

Superficie totale : 197 000 mètres2

Stationnement Pie-IX : 145 000 m2 (3 800 voitures) répartis sur 4 niveaux.
Stationnement Viau : 52 000 m2 (1 500 voitures ou 500 voitures et 200 autobus) répartis sur 2 niveaux.

Coût des stationnements actualisé au 31 octobre 1991 : 110 241 657 $

Vélodrome :
Voûte en forme de coque formée de 6 poutres en arcs dont les extrémités viennent s'appuyer sur 4 butées massives en béton ancrées dans le roc au moyen de tirants; le poids de cette voûte est de 41 000 tonnes ; chacune des poutres est constituée de pièces préfabriquées différentes les unes des autres.

Les arcs de la voute franchissent 187 m au sol sans point d'appui intermédiaire.

L'une des structures les plus complexes et les plus longues au monde en 1980.

Coût estimé d'octobre 1972 :16,8 M $
Coût final d'octobre 1976 : 74,5 M $
Écart : 57,7 M $




Coût du Vélodrome actualisés au 31 octobre 1991 : 83 351 664 $

Coût de la conversion du Vélodrome en Biodôme : 26 848 832 $

Centrale thermique :

Construite sous terre à l'extrémité du stationnement Viau.

Coût de la Centrale thermique actualisé au 31 octobre 1991 : 5 279 157,00 $

Saut-de-mouton de la rue Sherbrooke :

  • Longueur: 152,4 m; largeur variable de 35,7 à 52, 5 m pour une superficie de 6 889 m2; relie le Parc olympique au Parc Maisonneuve.


Coût estimé d'octobre 1972 :3 600 000 $
Coût final d'octobre 1976 : 13 830 000 $
Écart :10 230 000 $




Aménagements extérieurs :

464 515 m2

Paysager : bassins d'eau et fontaines, dalles promenades et terrasses et espaces verts

Sportifs : piste d'entraînement (400 m) flanquée de gradins de 1 200 places.

Stade Saputo :

Construit en 2008 à l'angle des rues Viau et Sherbrooke avec la contribution de la famille Saputo. (stade conçu spécifiquement pour le soccer).

Personnes décédées dans des accidents de travail au cours de la construction des installations olympiques:

Bolduc, Marcel (13 mars 1974)
Lesage, Jean-Marie (29 août 1975)
Lorne, Richard (19 décembre 1975)
Rizzi, Lévis (25 janvier 1976)
Breton, Benoît (17 février 1976)
Fortin, Bertrand (17 février 1976)
Harvey, Zavier (17 février 1976)
Neveu, Paul-Émile (17 février 1976)

  • Éphémérides :


1969
(4 décembre 1969) Le maire de Montréal, Jean Drapeau, présente la candidature de Montréal pour les Jeux olympiques de 1976 et annonce que leur tenue coûtera :
120,5 millions $ (80 millions $ en immobilisation ; stade : 50 millions $ ; vélodrome : 2 millions $ ; bassin olympique : 2 millions $ ; centre de natation : 8 millions $) et 40,5 millions $ pour les frais d'organisation) ; le plan prévoyait un Village olympique et un centre de presse de 120 millions $.
1970
(11 février 1970) La ville retient les services de la firme d'architectes Webb, Zerafa, Menkes pour la préparation d'études concernant l'aménagement complet du projet Olympiades 1976.
(12 mai 1970) Montréal est choisie pour organiser et tenir la XXIe olympiade d'été du 17 juillet au 1er août 1976 au deuxième tour d'un vote de 41 voix pour Montréal contre 28 voix pour Moscou ; le maire réévalue les coûts des installations sportives (complexe Stade-Vélodrome-Mât-Centre de natation) à 120 millions $.
1971
(17 mars 1971) Première rencontre de Charles-A. Boileau, directeur du Service des Travaux publics de la ville de Montréal et de Claude Phaneuf, l'ingénieur de la ville de Montréal, avec l'architecte français, Roger Taillibert, l'architecte du Parc des Princes à Paris.
(20 mars 1971) L'Association olympique canadienne crée le Comité organisateur des Jeux olympiques de 1976.
(3 mai 1971) Le maire Drapeau annonce qu'une partie du parc Maisonneuve a été choisie comme emplacement des installations olympiques.
(31 mai 1971) Le maire Drapeau rencontre Roger Taillibert à Paris.
(3 août 1971) Roger Taillibert fait une présentation audio-visuelle sur le parc des Princes devant les professionnels du service des Travaux publics de la ville de Montréal.
(28 octobre 1971) Le Laboratoire de contrôle et de recherche de la ville est requis d'effectuer des sondages pour établir les principales caractéristiques du sol et du sous-sol du Parc olympique.
(26 novembre 1971) Montréal est choisie comme site des Championnats du monde de cyclisme d'août 1974.
1972
(Janvier 1971) Roger Taillibert soumet les plans préliminaires du Parc et du Stade olympiques.
(7 mars 1971) Roger Rousseau, ambassadeur du Canada au Cameroun, est nommé président du Comité organisateur et commissaire général des Jeux de la XXIe olympiade.
(6 avril 1971) Le maire Drapeau présente le programme d'aménagement et la maquette des installations olympiques comprenant un stade (50 000 sièges pour le baseball et le football et 70 000 sièges pour les Jeux olympiques), un mât, un centre de natation et un vélodrome sans toit, puis il présente le concepteur du projet, Roger Taillibert ; selon le maire le coût des installations sera de 55 millions $.
(15 août 1971) Le gouvernement fédéral estime que les 120 millions $ prévus par la ville comme coût des Jeux olympiques sont irréalistes et qu'ils seront plus près de 500 millions $.
(24 novembre 1971) Le Comité organisateur des jeux olympiques présente au gouvernement fédéral un budget de 310 millions $ dont 250 en immobilisation dont entre autres 106,5 M $ pour le complexe Stade-Mât-Centre de natation, 16,8 millions $ pour le Vélodrome, 15 millions $ pour les stationnements souterrains, 12 millions $ pour les aménagements extérieurs, 10 millions $ pour le saut-de-mouton Sherbrooke et 72 millions $ pour les installations à l'extérieur du Parc olympique.
1972
Dévoilement mondial de la première maquette de l'infrastructure du stade.
1973
(23 janvier 1973) Le gouvernement fédéral avise le gouvernement du Québec que, selon lui, les jeux se solderont par un déficit de 172 millions $ et qu'il n'entend pas le combler, ni en tout, ni en partie, et que c'est à cette condition qu'il proposera une loi sur l'autofinancement des jeux.
(31 janvier 1973) Le gouvernement du Québec, la ville de Montréal et le Comité organisateur assurent le gouvernement fédéral que s'il y avait déficit, il n'aura pas à participer à le combler.
(2 février 1973) Le premier ministre du Canada annonce que son gouvernement déposera un projet de loi sur l'autofinancement des Jeux olympiques.
(16 mars 1973) La division du Parc olympiques est créée au sein du Département des Travaux Publics de la ville de Montréal, Claude Phaneuf en est nommé le directeur, André Daoust en devient l'architecte, et un appel d'offres est lancé pour l'excavation générale du Parc olympique.
(21 mars 1973) Création du Comité de contrôle des Jeux olympiques par le gouvernement du Québec qui, ayant assuré le gouvernement fédéral qu'il ne lui demanderait pas d'assumer une partie du déficit olympique, voulait lui-même être en mesure d'éviter qu'il y en ait un.
(24 avril 1973) André Daoust, architecte du projet, engage Roger Taillibert comme architecte-conseil. L'entreprise conjointe Désourdy-Construction-Simard-Beaudry-Dumez (Canada) obtient le contrat d'excavation générale.
(28 avril 1973) Début des travaux d'excavation pour les principaux édifices du Parc olympique.
(11 mai 1973) Engagement des premiers ingénieurs-conseils pour le Vélodrome, puis pour le complexe Stade-Mât-Centre de natation.
(29 juin 1973) Appel d'offres pour la construction du Vélodrome.
Engagement de 5 firmes d'ingénieurs-conseils :
Trudeau, Gascon, Lalancette pour la structure du vélodrome, Bouthillette, Parizeau pour la mécanique et l'électricité du vélodrome, Régis Trudeau et associés pour la structure du complexe Stade-Mât-Centre de natation,
Pageau, Morel pour la mécanique du complexe Stade-Mât-Centre de natation, et
Scharry, Ouimet pour l'électricité du complexe Stade-Mât-Centre de natation.
(27 juillet 1973) Le gouverneur général du Canada sanctionne de la Loi concernant les Jeux olympiques d'été de 1976 ; cette date constitue le début officiel des travaux d'aménagement des installations olympiques ; la loi autorise la vente de monnaie olympique, de timbres olympiques et l'établissement d'une loterie olympique canadienne.
(24 août 1973) La construction du Vélodrome est confiée à la compagnie Charles Duranceau Ltée qui commence les travaux pour un prix de 12,3 millions $.
1974
(9 janvier 1974) Le bureau d'ingénieurs Régis Trudeau et Associés, responsable du complexe Stade-Mât-Centre de natation, obtient le contrat pour la structure des stationnements Viau et Pie IX.
(13 mars 1974) Tragédie mortelle ; accident de travail ; un travailleur, Maurice Bolduc, se tue en tombant d'un échafaud.
(30 avril 1974) Le bureau français Europe-Études est engagé pour travailler aux plans de structure du complexe Stade-Mât-Centre de natation.
(3 mai 1974) Constatant que la construction du Vélodrome ne sera pas terminée à temps pour la tenue des Championnats du monde de cyclisme du 14 au 25 août 1974, la ville commence les travaux d'aménagement d'un vélodrome temporaire sur le campus de l'Université de Montréal.
(15 mai 1974) Le maire Drapeau accepte le projet du promoteur Joseph Zappia pour le Village olympique; le concept est inspiré de la marina de la Baie-des-Anges, près de Nice (France) et le prix estimé est de 30 millions $.
(30 mai 1974) Le Comité exécutif de la ville de Montréal obtient du Conseil la dispense de recourir aux soumissions publiques pour les contrats relatifs aux installations olympiques.
(16 juillet 1974) La maison Lalonde, Valois, Lamarre, Valois et associés est choisie comme mandataire-coordonnateur dans le Parc olympique à l'exception du Vélodrome.
(1er août 1974) Formation d'un consortium des firmes Régis Trudeau et Associés (RTA), Asselin, Benoît, Boucher, Ducharme, Lapointe Inc (ABBDL) et Trudeau, Gascon, Lalancette et Associés (TGLA) sous le nom de Consultants du Stade de Montréal (CSM) qui est engagé le jour même par la ville. L'entreprise conjointe Désourdy / Charles- Duranceau est engagée comme gérant des travaux pour le Parc olympique à l'exception du Vélodrome ; le mandat consiste «à gérer et réaliser les travaux de construction du projet afin d'assurer qu'ils soient complètement terminés le 6 juin 1976».
(5 août 1974) Construction des fondations du stade.
(14 au 25 août 1974) Tenue des Championnats du monde de cyclisme dans un vélodrome temporaire érigé sur le campus de l'Université de Montréal.
(25 août 1974) Début des travaux d'excavation pour les fondations des consoles du Stade.
(1 octobre 1974) Octroi à la compagnie Shockbeton du contrat de préfabrication des éléments composant les voussoirs des consoles, bas-fléaux, sections de l'anneau technique, goulottes, poutres triangulaires, poutres biaises et cages d'ascenseurs; la compagnie construit à Saint-Eustache une usine dont l'infrastructure et l'équipement (13 millions $) sont payés par la ville de Montréal et la superstructure (465 000 $) est payée par Shockbeton, l'équipement devant demeurer la propriété de la ville et la bâtisse rachetée par Shockbeton au prix de 300 000 $.
(20 novembre 1974) Importante grève des ferrailleurs de la construction (poseurs d'acier d'armature du béton) ; les travaux de bétonnage sont arrêtés sur le site du Parc olympique et sur celui de l'usine de Shockbeton.
1975
(Janvier 1975) De récentes évaluations établissent à 580 millions $ le coût de réalisation des installations olympiques.
(20 janvier 1975) Fin de la grève des ferrailleurs. On commence à douter de la capacité de finir le stade avant l'ouverture des Jeux olympiques, le 17 juillet 1976.
(25 avril 1975) Réception des premiers éléments de béton préfabriqué par Shockbeton et montage du premier voussoir de la console numéro 5.
(8 mai 1975) Importante grève des travailleurs de la construction de la province.
(26 mai 1975) Fin de la grève des travailleurs de la construction.
(29 août 1975) Tragédie mortelle; accident de travail ; une poutre du stade en construction tombe ; bilan : 1 mort, Jean-Marie Lesage, et 5 blessés.
(20 octobre 1975) Importante grève des travailleurs affectés à la construction des édifices du Parc olympique.
(26 octobre 1975) Entente entre la ville de Montréal et la FTQ-Construction qui met fin à la grève sur le chantier.
(4 novembre 1975) Pose du premier élément de l'anneau technique du Stade.
(11 novembre 1975) Quatre des cinq membres du Comité de contrôle des Jeux olympiques alertent le gouvernement du Québec sur la possibilité que les installations olympiques ne soient pas prêtes pour le moi de juin 1976.
(20 novembre 1975) Création de la Régie des installations olympiques par l'Assemblée nationale ; cette régie devra prendre charge du parachèvement des installations olympiques ; l'architecte français Roger Taillibert est banni du chantier de construction.
1976
(1 janvier 1976) Début de l'installation des murs vitrés et de la piste du Vélodrome.
(25 janvier 1976) Tragédie mortelle ; une planche tombe et blesse mortellement Levio Rizzi.
(8 février 1976) Fin de l'assemblage de la dernière des 34 consoles du Stade.
(17 février 1976) Tragédie mortelle ; accident de travail ; chute de 2 voussoirs de la demi console ancrée à la tour ; bilan : 4 morts, Benoît Breton, Bertrand Fortin, Xavier Harvey et Paul-Émile Neveu, tous employés de la compagnie Dominion Bridge. Fin de l'enlèvement des échafauds qui soutiennent la voûte du Mât et début des travaux d'aménagement des piscines.
(8 mars 1973) La chute d'une console fait quatre victimes.
(29 mars 1976) Pose du dernier segment de l'anneau technique.
(6 avril 1976) La Régie des installations olympiques reçoit le mandat de terminer les installations du Village olympique .
(7 avril 1976) Les grues sont évacuées du Stade pour permettre la pose du gazon.
(15 avril 1976) Fin du bétonnage du Centre de natation.
(15 mai 1976) Fin de la construction du Village olympique.
(1er juin 1976) Les travaux du vélodrome sont complétés.
(2 juin 1976) Accusés de retarder les travaux, les tuyauteurs (local 144 de l'Union Internationale des Plombiers) invoquent les fréquents manques d'outils, d'équipement ou de matériaux ; les vols d'équipements par les individus, les équipes de travail ou les compagnies, les modifications fréquentes des devis des ingénieurs obligeant les travailleurs à défaire les travaux déjà effectués et à les recommencer ; des interruptions surprises d'électricité empêchant les travailleurs d'effectuer leurs tâches et les laissant à ne rien faire pendant des quarts de travail complets
(3 juin 1976) À la suite d'une déclaration du Conseil national de la recherche à l'effet que le toit du vélodrome est susceptible d'incendie parce que son recouvrement de plastique peut brûler deux fois plus rapidement que le bois, 12 pompiers devront être stationnés en permanence au vélodrome au cours des compétitions.
(4 juin 1976) Le Parti québécois demande au Gouvernement d'aviser les visiteurs étrangers qu'ils assistent aux compétitions à leurs risques et périls.
(5 juin 1976) Fin de l'installation des sièges du Centre de natation et 60 % des sièges du Stade sont posés.
(6 juin 1976) Fin de la construction de la station de métro Pie-IX et de l'extension de 8 km de rail et de 9 stations sur la ligne Verte ; une grève chez Bombardier Transports retarde la livraison des voitures de métro destinées à cette ligne ; on prend les voitures de la ligne Orange pour les utiliser sur la ligne Verte.
(7 juin 1976) 1,5 million de billets sont mis en vente au magasin Eaton de la rue Sainte-Catherine Ouest ; on doit les prendre en personne et les payer comptent ou les charger à son compte Eaton si on a un tel compte.
(9 juin 1976) Entre 20 000 et 25 000 billets ont été vendus en 2 jours chez Eaton.
(13 juin 1976) Le Comité organisateur des jeux olympiques prend possession du Stade.
(18 juin 1976) Les 80 000 employés d'hôpitaux de la province commencent à se mettre en grève.
(20 juin 1976) Les pilotes de lignes aériennes et les contrôleurs du trafic aérien commencent à se mettre en grève causant ainsi la fermeture d'aéroports et paralysant des lignes aériennes ; Les pilotes et les contrôleurs s'opposent à l'utilisation du français dans les communications entre avions et tours de contrôle.
(23 juin 1976) Le Village olympique ouvre ses portes.
(24 juin 1976) Les membres du personnel infirmier en grève sont invités à ne pas respecter une injonction leur ordonnant le retour au travail.
(28 juin 1976) On rapporte que 49 000 billets ont été vendus alors qu'il n'y a que 35 000 places disponibles.
(29 juin 1976) Le personnel anglophone des aéroports et des lignes aériennes terminent leur grève après que le Gouvernement fédéral eût changé d'idée en ce qui a trait à la langue française dans les communications entre les tours de contrôle et les avions.
(1er juillet 1976) Conflit diplomatique ; Le Comité olympique international menace de retirer sa commandite des Jeux ; sous la pression de la Chine, le Gouvernement du Canada avait menacé de ne pas accepter que Taiwan participe aux Jeux à moins que Taiwan cesse de s'appeler République de Chine (nom officiel de Taiwan), d'utiliser le drapeau de la Chine et jouer l'hymne de la victoire de la Chine ; Taiwan ne recule pas ; Le Comité olympique international affirme qu'il est le seul habilité à décider qui peut participer aux Jeux.
(5 juillet 1976) L'hôpital Maisonneuve-Rosemont qui doit soigner les athlètes qui pourraient se blesser lors des Jeux ne peut faire face à cette éventualité à cause de la pénurie de main-d'oeuvre causée par les grèves de son personnel infirmier et de son personnel technique ; le Montreal General Hospital remplacera donc Maisonneuve-Rosemont à ce sujet.
(6 juillet 1976) Furieux parce que le club de Rugby composé de Noirs de la Nouvelle-Zélande fréquente l'Afrique du Sud, les nations Africaines veulent que le Comité olympique international expulse la Nouvelle-Zélande des Jeux ; ce que le Comité olympique international refuse parce que le rugby n'est pas un sport olympique.
(7 juillet 1976) Roger Taillibert, l'architecte du Stade nie que le vélodrome soit un nid à feu ; il affirme qu'en cas d'urgence le bâtiment se viderait en 3 minutes. Il ajoute que le vélodrome est construit en matériau plus résilient au feu que l'acier comme ce fut démontré au cours de la Deuxième Guerre Mondiale 1939-1945.
(9 juillet 1976) Fin des travaux de construction du Stade dont la tour reste tronquée à 59 m du sol ; complétée, la tour devait mesurer 175 m.
La Tanzanie est le premier pays à retirer sa participation aux Jeux en raison de la tournée du club de rugby de la Nouvelle-Zélande ; à la fin, 30 pays se seront retirés des Jeux.
(11 juillet 1976) Sur la question de Taiwan, le Comité donne a permission au Canada de ne pas accepter la participation de ce pays après que celui-ci eût refusé tout compromis.
(12 juillet 1976) Vu la grève des employés de la Société des Alcools du Québec-SAQ, les Gouvernement du Canada et du Québec relâchent les règles d'importation d'alcools et permettent aux délégations d'apporter avec eux les vins, bières et spiritueux qu'elles jugent nécessaires ; les délégations françaises et italiennes ont apporté du vin alors que les dèlégations allemandes ont apporté de la bière.
(14 juillet 1976) Les États-Unis et le Comité Olympique essayent de trouver un compromis pour Taiwan ; le président des USA, Gerald Ford critique le Canada au sujet de cette affaire. Ronald Reagan, candidat républicain à la présidence des USA fait partie de ceux qui demandent le retrait des USA ; Taiwan fait ses valises et se retire des Jeux plutôt que de se soumettre au désir du Comité olympique international de changer sa désignation officielle.
Une grève continue de sévir dans 37 hôpitaux du Québec.
(16 juillet 1976) Fin de la pose du gazon extérieur.
La délégation olympique du Nigeria décide de ne pas participer aux Jeux parce que le Comité olympique international refuse d'exclure la Nouvelle-Zélande ; la délégation nigeriane quitte Montréal pour rentrer chez elle.
(17 juillet 1976) Ouverture officielle des Jeux de la XXIe Olympiade.
(31 juillet 1976) Cérémonie de clôture des Jeux de la XXIe Olympiade.
C'est l'URSS qui remporte les honneurs des Jeux (47 médailles d'or, 43 d'argent et 35 de bronze.
(1er août 1976) 74 232 personnes assistent aux cérémonies de clôture des Jeux olympiques
(26 septembre 1976) Première partie de football dans le stade ; Les Alouettes de Montréal de la Ligue canadienne de football.
1977
(24-27 février 1977) Tenue du Salon de la moto le premier salon commercial au Vélodrome : le .
(15 avril 1977) Le club de baseball des Expos de Montréal joue son premier match dans le stade devant 57 592 spectateurs.
(6 juillet 1976) Pink Floid donne un concert devant une foule de 78 322 spectateurs.
Nota : Pink Floyd [p k fl d] est un groupe britannique de rock originaire de Londres. Le groupe débute avec un premier album de musique psychédélique pour ensuite bifurquer vers le rock progressif. Formé en 1965, il est considéré comme un pionnier et... Wikipédia
(Automne 1977) Après des mois de débats, un comité recommande au Gouvernement de couvrir le stade d'un toit permanent installé au coût de 40 millons $ ; le gouvernement décide de s'en tenir aux plans originaux de l'architecte français Roger Taillibert, à un coût évalué à 100 millions $.
1978 Le Gouvernement du Québec décide de parachever le mât du stade ; les ingénieurs choisissent de construire en acier les 77 mètres qui restent réduisant ainsi le poids du stade par 6 000 tonnes par rapport au poids qu'aurait eu le mat s'il avait été construit totalement en béton.
1979 Le français est dorénavant permis dans les communications entre les tours de contrôle des aéroports et les avions après qu'une commission royale d'enquête eût conclu que le contrôle bilingue pouvait être utilisé sécuritairement.
1980
L'équipe de baseball les Expos de Montréal déménage son domicile dans le stade.
(5 juin1980) Le juge Albert Malouf dépose son rapport sur les coûts de la XXIe olympiade de 1976 ; il blâme sévèrement le maire de Montréal, Jean Drapeau, et l'architecte français Roger Taillibert.
1986
(29 août 1986) Explosion suivie d'un incendie dans la tour en construction au cours d'un match de baseball qu'on doit annuler.
(19 septembre 1986) Un coin d'acier tombe de la tour dans le champ de baseball au cours d'une partie; les dommages sont évalués à 1 million $.
(25 octobre 1986) Des étincelles causées par la torche d'un soudeur tombent de la tour, traversent le toit de plastique de la piscine et allument un incendie ; les dommages sont évalués à 100 000 $.
(29 novembre 1986 au 22 février 1987) Transport de la toile de kevlar du toit, de LaSalle au stade, sur un fardier de 30 m.
NOta : Le Kevlar : Caractéristiques particulières :
Résistance à la coupure & à la perforation
Grâce aux chaînes moléculaires entièrement et parfaitement alignées présentes dans sa fibre, Kevlar¨ fournit une barrière de protection solide contre les entailles, les coupures et les perforations.
Résistance à la chaleur
Kevlar¨ est intrinsèquement ignifuge et protège contre les dangers thermiques à une température allant jusqu'à 800 degrés Fahrenheit. De plus, les fibres Kevlar¨ ne fondent pas, ne coulent pas et résistent à la combustion.

(3 février 1987) Fin de la construction du mât du Stade.
(1 avril 1987) L'un des câbles de rétention du toit de kevlar encore en voie d'installation se détache de ses amarres et s'abat dans le centre du stade.
(12 avril 1987) Enfin terminé, le toit de kevlar de 18 500 m2, pesant 65 tonnes et soutenues par 26 câbles d'acier attachés à la tour, subit une première déchirure causée par un coup de vent ; à cette date le toit du stade a coûté 117 millions $.
(21 novembre 1987) Inauguration du funiculaire de l'observatoire de la Tour.
1988
(9 juin 1988) Un dysfonctionnement du système hydraulique servant au retrait du toit cause deux fissures de 2 m et 1,5 m de long dans la toile du toit du stade.
(3 août 1988) Deux nouvelles fissures sont infligées au toit du stade par des vents de 80 km/h.
(21 septembre) Une déchirure de 4 mètres du toit aurait été causée par une erreur humaine au moment des manoeuvres de fermeture.
1989
(17 août 1989) Annonce de la transformation du Vélodrome en Biodôme.
(19 novembre 1989) Rupture de la toile intérieure isolante du Stade qui se déchire à 2 endroits sur toute sa largeur ; ces fissures auraient été causées par un accroissement de la pression occasionné par les moteurs des camions et tracteurs en démonstration dans le stade ou par un déplacement d'air occasionné par le passage du métro sous le stade ; 12 000 personnes doivent être évacuées.
(29 novembre 1989) Le funiculaire est stoppé à cause d'un bris et les visiteurs déjà au sommet du mat sont obligés d'en redescendre à pied.
1990
(Avril 1990) Découverte de deux trous de 6 m de circonférence dans les cônes servant à attacher la toile aux câbles de retenue ; on croit que ces trous ont été causés à l'occasion de grands vents.
(17 juillet 1990) Des défectuosités dans le système électrique causées par un orage paralysent le funiculaire et les visiteurs encore au sommet sont obligés de redescendre à pied.
Des vents de 100 km à l'heure découpent deux triangles de 30 à 45 m de long.
1991
(27 juin 1991) Une tornade provoque deux déchirures triangulaires d'une longueur totale de 120 m dans la toile du toit du stade ; on découvre plus tard trois déchirures de plus petites dimensions.
(13 septembre 1991) Une poutre de 55 tonnes se détache de ses ancrages et s'écrase au sol à l'extérieur du stade.
1992
(12 juin 1992) Ouverture officielle du Biodôme dans l'ancien vélodrome.
(Avril 1992) Un comité d'experts internationaux formé en 1991 pour étudier la capacité du toit du stade conclut que le toit devra être remplacé à brève échéance.
1993
(Avril 1993) La Régie des installations olympiques recommande au gouvernement d'investir 47,6 millions dans une nouvelle toiture fixe en acier ; le coût de l'enlèvement de la toile de keflar est évalué à 9,6 M $.
(Juin 1993) Un ingénieur de l'École polytechnique de Montréal, René Tanawi, met en doute la résistance de la structure fixe projetée pour le toit dans les cas d'accumulation de neige et de grands vents.
(9 novembre 1993) Règlement final des honoraires de l'architecte Roger Taillibert ; les honoraires perçus par Taillibert depuis son engagement par le maire Drapeau, le 24 avril 1973, atteignent 12,85 millions $.
1994
(11 janvier 1994) Un mur intérieur de 9 m par 4 m en blocs de béton s'effondre alors que des travailleurs préparent le Salon de l'automobile.
(Octobre 1994) Invoquant des coûts trop élevés, la nouvelle ministre responsable de la Régie des installations olympiques, Rita Dionne Marsolais, suspend les travaux de construction du nouveau toit même si la Régie autorisée par l'ancien gouvernement libéral a déjà accordé des contrats à la compagnie Dominion Bridge, Simard-Beaudry et Canam-Manac.
1995
(Mai 1995) La ministre Rita Dionne Marsolais ne renouvelle pas le mandat de Pierre Bibeau nommé par l'ancien gouvernement libéral à la présidence de la Régie des installations olympiques ; elle rejette le projet de construction d'un toit fixe ; des ingénieurs sont de nouveau chargés de trouver une solution acceptable aux problèmes générés par le toit du stade.
(Décembre 1995) Les ingénieurs indiquent que le toit de kevlar pourra résister encore pendant 4 ans à la condition d'investir 3,4 millions $ dans son entretien.
1996
(Septembre 1996) La Régie des installations olympiques demande à deux consortiums, SNC-Lavalin et Birdair, de lui soumettre un projet de toit fixe et souple qui devra être mis en place avant la fin de 1998 à un coût ne devant pas dépasser 35 millions $.
1997
(Mai 1997) La Régie des installations olympiques recommande l'acceptation du concept proposé par Birdair au coût de 37millions $ (le toit sera composé d'un maillage de cables recouvert d'une toile en fibres de verre enduite de teflon, dont la durée de vie sera de 25 ans.
(Juillet 1997) Le ministre responsable de la Régie des installations olympiques, Serge Ménard, annonce l'octroi du contrat pour l'installation du toit à la compagnie américaine Birdair de Amherst, New York, États-Unis.
1998
Le toit amovible de kevlar est remplacé par son nouveau toit rigide.
1999
(18 janvier 1999) Une partie (350 m2) du nouveau toit se déchire sous le poids de la neige ; bilan : 5 personnes sont blessées alors qu'elles s'affairent à la préparation du Salon de l'automobile 1999 ; la tenue de ce salon est annulée de même que celle du Salon de la motoneige qui devait se tenir en février suivant.
Le gouvernement annonce qu'il poursuivra la compagnie Birdair pour le remboursement du prix du toit.
2001
La RIO intente des poursuites judiciaires (50 millions $ pour remplacer le toit et 13 millions $ pour pertes encourues par l'annulation des contrats de location) contre la compagnie Birdair et la firme d'ingénieurs Rousseau Warren et Sauvé.
2002
(Mars 2002) La compagnie Birdair est condamnée à 10 000 $ d'amende pour infractions aux ordonnance de l'Ordre des ingénieurs du Québec.
(Avril 2002) La Régie des installations olympiques engage un gérant de projet chargé d'installer un nouveau toit permanent qui pourrait coûter jusqu'à 50 millions $.
2004
(29 septembre 2004) Le club de baseball des Expos joue son dernier match à Montréal ; Jeffray Loria, le propriétaire, a décidé de transféré la franchise en Floride.
2006
(Décembre 2006) Fin des paiements de la dette des installations olympiques ; capital et intérêts compris le coût payé pour chacun des éléments s'établit comme suit :

Stade839 000 000 $
Tour175 000 000 $
Stationnement107 000 000 $
Centre sportif 54 000 000 $
Vélodrome et Biôdome133 000 000 $
Village olympique122 000 000 $
Autres 44 000 000 $
Total 1 474 000 000 $




Estimé des coûts par le maire Drapeau en 1972 :

Stade : 50 000 000 $ ;
Vélodrome : 2 000 000 $ ;
Bassin olympique : 2 000 000 $ ;
Centre de natation : 8 000 000 $ ;
Autres : 40,5 000 000 $ ;
Village olympique et
centre de presse : 120 000 000 $
Total : 720 000 000 $




2007
(29 juin 2007) Une entente hors cour intervient en vertu de laquelle, moyennant une compensation non révélée, la Régie des installations olympiques abandonne ses poursuites contre la compagnie américaine Birdair et la firme d'ingénieurs montréalais Rousseau Warren et Sauvé.
2009 Le Service de sécurité incendie de Montréal exige de recevoir le protocole de sécurité du Stade.
2010
(11 juin 2010) Selon un rapport du Service de prévention des incendies de Montréal, la couverture du stade doit être remplacée puisque selon les évaluations de la RIO, elle perd annuellement 45 % de sa capacité de résistance.
(28 juin 2010) La RIO demande au Gouvernement du Québec de l'autoriser à accepter la proposition de SNC-Lavalin faite en 2007 d'installer un toit fixe rigide en acier au coût de 300 millions $.
2011 Un rapport révèle qu'il y a 419 déchirures dans la toile du toit.
2012
(4 mars 2012, vers 15 h 30) Une dalle de béton de 8 m x 12 m du plafond de la rampe d'accès du garage sur la rue Viau s'écroule sous le poids de la terre accumulée sur elle par l'entreprise qui complète la construction du Stadium Saputo voisin.
(17 mars 2012) Inauguration du Stadium Saputo: Partie inaugurale de l'Impact, l'équipe de soccer de Montréal.
(6 août 2012) La compagnie Elad Canada, propriétaire du Village olympique (300 000 pieds carrés de surface commerciale et 980 appartements de location) les met en vente au prix de 177,5 millions $.
(Décembre 2012) Un comité présidé par Lise Bissonnette conclut que la toile de la toiture du stade devrait être remplacée par une toiture rétractable et que l'appel d'offres devrait être ouvert autant aux projets de toiture fixe que rétractable.
2013
(25 juillet 2013) Le quotidien La Presse rapporte que, entre novembre 2012 et mai 2013, 2 739 déchirures ont été découvertes dans la toile du toit.
Infrastructure Québec commande de nouvelles études du dossier d'affaires initial.
2014
(20 juin 2014) Le quotidien La Presse (20 juin 2014, cahier Affaires) rapporte que le rapport annuel de la Régie des installations olympiques fait le point sur l'état de la dégradation de la toile extérieure Sheerfil II ; il y est dit que «le nombre cumulé de réparations liées aux microdéchirures continue de progresser et atteint 5 170 en comparaison de 1 240 en 2012 ; ces déchirures mineures du stade se comparent à des pointes de crayons.
(Août 2014) Inauguration du nouveau tableau indicateur (314 m2) à écran HD LED de marque Imposa Pro Lite II fourni et installé par les firmes Solotech et Norgéreq. Le prix du tableau installé est de 1,7 million $.
2016
(8 mars 2016) The Gazette rapporte que le Mouvement Desjardins a signé un bail de 15 ans avec la Régie des installations olympiques pour l'occupation de 7 planchers (14 000 m2) de la Tour désormais appelée la Tour de Montréal ; un investissement de 43,5 millions $ est nécessaire pour l'occupation de ces espaces ; le Gouvernement du Québec avancera l'argent nécessaire qui lui sera remboursé sous forme de loyer.

Parc olympique :

Superficie du parc - 117,85 acres.

Complexe Stade-Mât-Centre de natation -

Stade -

Érigé pour recevoir les Jeux olympiques de 1976, le stade de la rue Pierre-de-Coubertin a été conçu par l'architecte français Roger Taillibert ; le stade n'a pas pu être complété à temps pour les Jeux olympiques à cause de la complexité du design et des travaux de construction.

Peut accueillir près de 44 000 spectateurs lors des matchs de base-ball.

Forme elliptique avec des axes de 292 m et 180 m, le Mât étant exclu.

486 m de longueur de l'extrémité ouest de sa console la plus éloignée à l'extrémité est du Mât ; en comparaison, l'édifice cruciforme de la place Ville-Marie pourrait tenir dans l'ouverture du toit du stade, à l'intérieur de l'anneau technique.

Six niveaux de gradins (56 549 sièges) reposent sur 34 consoles autostables, auxquelles s'ajoutent 4 consoles tronquées posées à la base du mât, qui supportent également la couverture fixe.

Les consoles, de dimensions inégales et distancées entre elles de 20 m au maximum, présentent des porte-à-faux pouvant atteindre 50 m et laissant une ouverture de 18 000 m2 sur le ciel; elles sont assemblées à partir de 1 500 éléments préfabriqués en béton d'un poid pouvant atteindre 120 t chacun ; réunies au centre entre elles par les éléments de l'anneau technique où sont dissimulés les systèmes techniques du stade (éclairage, ventilation, chauffage et climatisation).

Précontrainte et postcontrainte du béton

Aire de jeux (26 570 m2)
131 124 m2 de surface aménagée sous les gradins.

Coût estimé octobre 1972 :106,5 M $ (avec mât et toiture mobile)
Coût réel octobre 1976 :612,1 M $ (sans mât ni toiture mobile)
Écart:505,6 M $




Coût du stade avec son toit actualisé au 31 octobre 1991 : 686 029 921 $

Mât :

La plus haute tour penchée du monde.
Sa base abrite les piscines olympiques.
Forme définie à partir d'un appui tripode et d'une hauteur de 168 m. (même que l'édifice cruciforme de la place Ville-Marie) au dessus du niveau de la rue Pierre-de-Coubertin, dont le sommet présente un porte-à-faux de 65 m. par rapport à sa base longue de 200 m ancrée à des profondeurs atteignant 45 m ; la tour vide en son centre comporte 18 étages dont les superficies varient de 186 m2 à 4 645 m2 sur des hauteurs variant de 5,2 m à 12 m, ainsi qu'une alvéole de 120 m de hauteur pour loger le toit rétractable du stade ; une terrasse de 743 m2 aménagée au sommet est atteinte par un funiculaire qui, glissant sur la dorsale du mât, peut transporter 1 000 personnes à l'heure.

Coût du mât actualisé au 31 octobre 1991 : 188 598 179 $

Centre de natation -

Situé à la base du mât sous une voûte formées par les 3 points d'appui du mât.

21 360 m2 répartis sur 5 niveaux et aménagés pour les 6 bassins ou piscines, les services techniques, les vestiaires et les gradins pouvant accueillir 9 200 personnes dont 3 000 dans les gradins permanents.

Coût du Centre de natation actualisé au 31 octobre 1991 : 56 995 158 $

Stationnements Pie-IX et Viau -

Superficie totale : 197 000 m2

Stationnement Pie-IX : 145 000 m2 (3 800 voitures) répartis sur 4 niveaux.
Stationnement Viau : 52 000 m2 (1 500 voitures ou 500 voitures et 200 autobus) répartis sur 2 niveaux.

Coût des stationnements actualisé au 31 octobre 1991 : 110 241 657 $

Vélodrome -

Voûte en forme de coque formée de 6 poutres en arcs dont les extrémités viennent s'appuyer sur 4 butées massives en béton ancrées dans le roc au moyen de tirants; le poids de cette voûte est de 41 000 tonnes ; chacune des poutres est constituée de pièces préfabriquées différentes les unes des autres.

Les arcs de la voute franchissent 187 m au sol sans point d'appui intermédiaire.

L'une des structures les plus complexes et les plus longues au monde en 1980.

Coût estimé d'octobre 1972 :16,8 M $
Coût final d'octobre 1976 : 74,5 M $
Écart :57,7 M $




Coût du Vélodrome actualisés au 31 octobre 1991 : 83 351 664 $

Coût de la conversion du Vélodrome en Biodôme : 26 848 832 $

Centrale thermique :

Construite sous terre à l'extrémité du stationnement Viau.

Coût de la Centrale thermique actualisé au 31 octobre 1991 : 5 279 157,00 $

Saut-de-mouton de la rue Sherbrooke -

  • Longueur: 152,4 m; largeur variable de 35,7 à 52, 5 m pour une superficie de 6 889 m2; relie le parc olympique au parc Maisonneuve.


Coût estimé d'octobre 1972 :3 600 000 $
Coût final d'octobre 1976 : 13 830 000 $
Écart :10 230 000 $




Aménagements extérieurs -
464 515 m2

Paysager : bassins d'eau et fontaines, dalles promenades et terrasses et espaces verts

Sportifs : piste d'entraînement (400 m) flanquée de gradins de 1 200 places.

Stade Saputo -

Construit en 2008 à l'angle des rues Viau et Sherbrooke avec la contribution de la famille Saputo. Conçu spécifiquement pour le soccer.

15 000

Personnes décédées dans des accidents de travail au cours de la construction des installations olympiques:

Bolduc, Marcel (13 mars 1974)
Lesage, Jean-Marie (29 août 1975)
Lorne, Richard (19 décembre 1975)
Rizzi, Lévis (25 janvier 1976)
Breton, Benoît (17 février 1976)
Fortin, Bertrand (17 février 1976)
Harvey, Zavier (17 février 1976)
Neveu, Paul-Émile (17 février 1976)

  • Éphémérides -


1969
(4 décembre) Le maire de Montréal, Jean Drapeau, présente la candidature de Montréal pour les Jeux olympiques de 1976 et annonce que leur tenue coûtera 120,5 M $ (80 M $ en immobilisation ; Stade : 50 M $ ; Vélodrome : 2 M $ ; Bassin olympique : 2 M $ ; Centre de natation : 8 M $) et 40,5 M $ pour les frais d'organisation) ; le plan prévoyait un Village olympique et le centre de presse de 120 M $.
1970
(11 février) La ville retient les services de la firme d'architectes Webb, Zerafa, Menkes pour la préparation d'études concernant l'aménagement complet du projet Olympiades 1976.
(12 mai) Montréal est choisie pour organiser et tenir la XXIième olympiade d'été du 17 juillet au 1 août 1976 au deuxième tour d'un vote de 41 voix pour Montréal contre 28 voix pour Moscou ; le maire réévalue les coûts des installations sportives (complexe Stade-Vélodrome-Mât-Centre de natation) à 120 M $.
1971
(17 mars) Première rencontre de Charles-A. Boileau, directeur du Service des Travaux publics de la ville de Montréal et de Claude Phaneuf, l'ingénieur de la ville de Montréal,avec l'architecte français, Roger Taillibert, l'architecte du Parc des Princes à Paris.
(20 mars) L'Association olympique canadienne crée le Comité organisateur des Jeux olympiques de 1976.
(3 mai) Le maire Drapeau annonce qu'une partie du parc Maisonneuve a été choisie comme emplacement des installations olympiques.
(31 mai) Le maire Drapeau rencontre Roger Taillibert à Paris.
(3 août) Roger Taillibert fait une présentation audio-visuelle sur le parc des Princes devant les professionnels du service des Travaux publics de la ville de Montréal.
(28 octobre) Le Laboratoire de contrôle et de recherche de la ville est requis d'effectuer des sondages pour établir les principales caractéristiques du sol et du sous-sol du Parc olympique.
(26 novembre) Montréal est choisie comme site des Championnats du monde de cyclisme d'août 1974.
1972
(Janvier) Roger Taillibert soumet les plans préliminaires du Parc et du Stade olympiques.
(7 mars) Roger Rousseau, ambassadeur du Canada au Cameroun, est nommé président du Comité organisateur et commissaire général des Jeux de la XXIe olympiade.
(6 avril) Le maire Drapeau présente le programme d'aménagement et la maquette des installations olympiques comprenant un stade (50 000 sièges pour le baseball et le football et 70 000 sièges pour les Jeux olympiques), un mât, un centre de natation et un vélodrome sans toit, puis il présente le concepteur du projet, Roger Taillibert ; selon le maire le coût des installations sera de 55 millions $.
(15 août) Le gouvernement fédéral estime que les 120 M $ prévus par la ville comme coût des Jeux olympiques sont irréalistes et qu'ils seront plus près de 500 M $.
(24 novembre) Le Comité organisateur des jeux olympiques présente au gouvernement fédéral un budget de 310 M $ dont 250 en immobilisation dont entre autres 106,5 M $ pour le complexe Stade-Mât-Centre de natation, 16,8 M $ pour le Vélodrome, 15 M $ pour les stationnements souterrains, 12 M $ pour les aménagements extérieurs, 10 M $ pour le saut-de-mouton Sherbrooke et 72 M $ pour les installations à l'extérieur du Parc olympique.
1973
(23 janvier) Le gouvernement fédéral avise le gouvernement du Québec que, selon lui, les jeux se solderont par un déficit de 172 M $ et qu'il n'entend pas le combler, ni en tout, ni en partie, et que c'est à cette condition qu'il proposera une loi sur l'autofinancement des jeux.
(31 janvier) Le gouvernement du Québec, la ville de Montréal et le Comité organisateur assurent le gouvernement fédéral que s'il y avait déficit, il n'aura pas à participer à le combler.
(2 février) Le premier ministre du Canada annonce que son gouvernement déposera un projet de loi sur l'autofinancement des Jeux olympiques.
(16 mars) La division du Parc olympiques est créée au sein du département des travaux publics de la ville de Montréal, Claude Phaneuf en est nommé directeur, André Daoust en devient architecte, et un appel d'offres est lancé pour l'excavation générale du Parc olympique.
(21 mars) Création du Comité de contrôle des Jeux olympiques par le gouvernement du Québec qui, ayant assuré le gouvernement fédéral qu'il ne lui demanderait pas d'assumer une partie du déficit olympique, voulait lui-même être en mesure d'éviter qu'il y en ait un.
(24 avril) André Daoust, architecte du projet, engage Roger Taillibert comme architecte-conseil. L'entreprise conjointe Désourdy Construction-Simard-Beaudry-Dumez (Canada) obtient le contrat d'excavation générale.
(28 avril) Début des travaux d'excavation pour les principaux édifices du Parc olympique.
(11 mai) Engement des premiers ingénieurs-conseils pour le Vélodrome, puis pour le complexe Stade-Mât-Centre de natation.
(29 juin) Appel d'offres pour la construction du Vélodrome. Engagement de 5 firmes d'ingénieurs-conseils : Trudeau, Gascon, Lalancette pour la structure du vélodrome, Bouthillette, Parizeau pour la mécanique et l'électricité du vélodrome, Régis Trudeau et associés pour la structure du complexe Stade-Mât-Centre de natation, Pageau, Morel pour la mécanique du complexe Stade-Mât-Centre de natation, et Scharry, Ouimet pour l'électricité du complexe Stade-Mât-Centre de natation.
(27 juillet) Sanction de la Loi concernant les Jeux olympiques d'été de 1976 par le gouverneur général du Canada ; cette date constitue le début officiel des travaux d'aménagement des installations olympiques ; la loi autorise la vente de monnaie olympique, de timbres olympiques et l'établissement d'une loterie olympique canadienne.
(24 août) La construction du Vélodrome est confiée à la compagnie Charles Duranceau Ltée qui commence les travaux pour un prix de 12,3 M $.
1974
(9 janvier) Le bureau d'ingénieurs Régis Trudeau et Associés, responsable du complexe Stade-Mât-Centre de natation, obtient le contrat pour la structure des stationnements Viau et Pie IX.
(13 mars) Tragédie mortelle ; accident de travail ; un travailleur, Maurice Bolduc, se tue en tombant d'un échafaud.
(30 avril) Le bureau français Europe-Études est engagé pour travailler aux plans de structure du complexe Stade-Mât-Centre de natation.
(3 mai) Constatant que la construction du Vélodrome ne sera pas terminée à temps pour la tenue des Championnats du monde de cyclisme du 14 au 25 août, la ville commence les travaux d'anénagement d'un vélodrome temporaire sur le campus de l'Université de Montréal.
(15 mai) Le maire Drapeau accepte le projet du promoteur Joseph Zappia pour le Village olympique; le concept est inspiré de la marina de la Baie-des-Anges, près de Nice (France) et le prix estimé est de 30 M $.
(30 mai) Le Comité exécutif de la ville de Montréal obtient du Conseil la dispense de recourir aux soumissions publiques pour les contrats relatifs aux installations olympiques.
(16 juillet) La maison Lalonde, Valois, Lamarre, Valois et associés est choisie comme mandataire-coordonnateur dans le Parc olympique à l'exception du Vélodrome.
(1er août) Formation d'un consortium des firmes Régis Trudeau et Associés (RTA), Asselin, Benoît, Boucher, Ducharme, Lapointe Inc (ABBDL) et Trudeau, Gascon, Lalancette et Associés (TGL) sous le nom de Consultants du Stade de Montréal (CSM) qui est engagé le jour même par la ville. L'entreprise conjointe Désourdy/Charles Duranceau est engagée comme gérant des travaux pour le Parc olympique à l'exception du Vélodrome ; le mandat consiste «à gérer et réaliser les travaux de construction du projet afin d'assurer qu'ils soient complètement terminés le 6 juin 1976».
(14 au 25 août) Tenue des Championnats du monde de cyclisme dans un vélodrome temporaire érigé sur le campus de l'Université de Montréal.
(25 août) Début des travaux d'excavation pour les fondations des consoles du Stade.
(1er octobre) Octroi à la compagnie Shockbeton du contrat de préfabrication des éléments composant les voussoirs des consoles, bas-fléaux, sections de l'anneau technique, goulottes, poutres triangulaires, poutres biaises et cages d'ascenseurs; la compagnie construit à Saint-Eustache une usine dont l'infrastructure et l'équipement (13 M $) sont payés par la ville de Montréal et la superstructure (465 000 $) est payée par Shockbeton, l'équipement devant demeurer la propriété de la ville et la bâtisse rachetée par Shockbeton au prix de 300 000 $.
(20 novembre) Importante grève des ferrailleurs de la construction (poseurs d'acier d'armature du béton) ; les travaux de bétonnage sont arrêtés sur le site du Parc olympique et sur celui de l'usine de Shockbeton.
1975
(Janvier) De récentes évaluations établissent à 580 milions $ le coût de réalisation des installations olympiques.
(20 janvier) Fin de la grève des ferrailleurs. On commence à douter de la capacité de finir le stade avant l'ouverture des Jeux olympiques, le 17 juillet 1976.
(25 avril) Réception des premiers éléments de béton préfabriqué par Shockbeton et montage du premier voussoir de la console 5.
(8 mai) Importante grève des travailleurs de la construction de la province.
(26 mai) Fin de la grève des travailleurs de la construction.
(29 août) Tragédie mortelle; accident de travail ; une poutre du stade en construction tombe ; bilan : 1 mort, Jean-Marie Lesage, et 5 blessés.
(20 octobre) Importante grève des travailleurs affectés à la construction des édifices du Parc olympique.
(26 octobre) Entente entre la ville de Montréal et la FTQ-Construction qui met fin à la grève sur le chantier.
(4 novembre) Pose du premier élément de l'anneau technique du Stade.
(11 novembre) Quatre des cinq membres du Comité de contrôle des Jeux olympiques alertent le gouvernement du Québec sur la possibilité que les installations olympiques ne soient pas prêtes pour le moi de juin 1976.
(20 novembre) Création de la Régie des installations olympiques par l'Assemblée nationale ; cette régie devra prendre charge du parachèvement des installations olympiques ; l'architecte français Roger Taillibert est banni du chantier de construction.
1976
(1 janvier 1976) Début de l'installation des murs vitrés et de la piste du Vélodrome.
(25 janvier 1976) Tragédie mortelle ; une planche chute et blesse mortellement Levio Rizzi.
(8 février 1976) Fin de l'assemblage de la dernière des 34 consoles du Stade.
(17 févrie 1976) Tragédie mortelle ; accident de travail ; chute de 2 voussoirs de la demi console ancrée à la tour ; bilan : 4 morts, Benoît Breton, Bertrand Fortin, Xavier Harvey et Paul-Émile Neveu, tous employés de la compagnie Dominion Bridge. Fin de l'enlèvement des échafauds qui soutiennent la voûte du Mât et début des travaux d'aménagement des piscines.
(29 mars 1976) Pose du dernier segment de l'anneau technique.
(6 avril 1976) La Régie des installations olympiques reçoit le mandat de terminer les installations du Village olympique.
(7 avril 1976) Les grues sont évacuées du Stade pour permettre la pose du gazon.
(15 avril 1976) Fin du bétonnage du Centre de natation.
(15 mai 1976) Fin de la construction du Village olympique.
(5 juin 1976) Tous les sièges du Centre de natation et 60 % des sièges du Stade sont installés.
(6 juin 1976) Fin de la construction de la station de métro Pie-IX.
(13 juin 1976) Le Comité organisateur des jeux olympiques prend possession du Stade.
(23 juin 1976) Le Village olympique ouvre ses portes.
(9 juillet 1976) Fin des travaux de construction du Stade dont la tour reste tronquée à 59 m du sol au lieu de 175 m comme prévu à la maquette originale.
(16 juillet 1976) Fin de la pose du gazon extérieur.
(17 juillet 1976) Ouverture officielle des Jeux de la XXIe Olympiade.
(31 juillet 1976) Cérémonie de clôture des Jeux de la XXIe Olympiade. C'est l'URSS qui remporte les honneurs des Jeux (47 médailles d'or, 43 d'argent et 35 de bronze.
(26 septembre 1976) Première partie de football des Alouettes de Montréal de la Ligue canadienne de football.
1977
(24-27 février 1977) Tenue le Salon de la moto (le premier salon commercial présenté au Vélodrome).
(15 avril 1977) Les Expos de Montréal jouent leur premier match dans le stade devant 57 592 spectateurs.
(Automne 1977) Après des mois de débats, un comité recommande au Gouvernement de couvrir le stade d'un toit permanent installé au coût de 40 millions $ ; le gouvernement décide de s'en tenir aux plans originaux de l'architecte français Roger Taillibert, à un coût évalué à 100 millions $.
1980
Les Expos de Montréal déménagent leur domicile dans le stade.
(5 juin 1980) Le juge Albert Malouf dépose son rapport sur les coûts de la XXIe olympiade de 1976 ; il blâme sévèrement le maire de Montréal, Jean Drapeau, et l'architecte français Roger Taillibert.
1986
(29 août 1986) Explosion suivie d'un incendie dans la tour en construction au cours d'un match de baseball qu'on doit annuler.
(19 septembre 1986) Un coin d'acier tombe de la tour dans le champ de baseball au cours d'une partie; les dommages sont évalués à 1 millions $.
(25 octobre) Des étincelles causées par la torche d'un soudeur tombent de la tour, traversent le toit de plastique de la piscine et allument un incendie ; les dommages sont évalués à 100 000 $.
1987
(29 novembre1986 au 22 février 1987) Transport de la toile de kevlar du toit, de LaSalle au stade, sur un fardier de 30 m.
(3 février 1987) Fin de la construction du mât du Stade.
(1 avril) L'un des câbles de rétention du toit de kevlar encore en construction se détache de ses amarres et s'abat dans le centre du stade.
(12 avril) Enfin terminé, le toit de kevlar de 18 500 m2, pesant 65 tonnes et soutenues par 26 câbles d'acier attachés à la tour, subit une première déchirure causée par un coup de vent ; à cette date le toit du stade a coûté 117 M $.
(21 novembre) Inauguration du funiculaire de l'observatoire de la Tour.
1988
(9 juin 1988) Un dysfonctionnement du système hydraulique servant au retrait du toit cause deux fissures de 2 m et 1,5 m de long dans la toile du toit du stade.
(3 août 1988) Deux nouvelles fissures sont infligées au toit du stade par des vents de 80 km/h.
(21 septembre 1988) Déchirure de 4 m du toit aurait été causée par une erreur humaine au moment des manoeuvres de fermeture.
1989
(17 août 1989) Annonce de la transformation du Vélodrome en Biodôme.
(19 novembre 1989) Rupture de la toile intérieure isolante du Stade qui se déchire à 2 endroits sur toute sa largeur ; ces fissures auraient été causées par un accroissement de la pression occasionné par les moteurs des camions et tracteurs en démonstration dans le stade ou par un déplacement d'air occasionné par le passage du métro sous le stade ; 12 000 personnes doivent être évacuées.
(29 novembre) Le funiculaire est stoppé à cause d'un bris et les visiteurs déjà au sommet du mat sont obligés d'en redescendre à pied.
1990
(Avrii 1990) Découverte de deux trous de 6 m de circonférence dans les cônes servant à attacher la toile aux câbles de retenue ; on croit que ces trous ont été causés par les grands vents.
(17 juillet 1990) Des défectuosités dans le système électrique causées par un orage paralysent le funiculaire et les visiteurs encore au sommet sont obligés de redescendre à pied. Des vents de 100 km à l'heure découpent deux triangles de 30 à 45 m de long dans la toile du stade.
1991
(27 juin 1991) Une tornade provoque deux déchirures triangulaires d'une longueur totale de 120 m dans la toile du toit du stade ; on découvre plus tard trois déchirures de plus petites dimensions.
(13 septembre 1991) Une poutre de 55 tonnes se détache de ses ancrages et s'écrase au sol à l'extérieur du stade.
1992
(12 juin 1992) Ouverture officielle du Biodôme dans l'ancien vélodrome.
(Avril 1992) Un comité d'experts internationaux formé en 1991 pour étudier la capacité du toit du stade conclut que le toit devra être remplacé à brève échéance.
1993
(Avril 1993) La Régie des installations olympiques recommande au gouvernement d'investir 47,6 millions dans une nouvelle toiture fixe en acier ; le coût de l'enlèvement de la toile de keflar est évalué à 9,6 M $.
(Juin 1993) Un ingénieur de l'École polytechnique de Montréal, René Tanawi, met en doute la résistance de la structure fixe projetée pour le toit dans les cas d'accumulation de neige et de grands vents.
(9 novembre 1993) Règlement final des honoraires de l'architecte Roger Taillibert ; les honoraires perçus par Taillibert depuis son engagement par le maire Drapeau, le 24 avril 1973, atteignent 12,85 M $.
1994
(11 janvier 1994) Un mur intérieur de 9 m par 4 m en blocs de béton s'effondre alors que des travailleurs préparent le Salon de l'automobile.
(Octobre) Invoquant des coûts trop élevés, la nouvelle ministre responsable de la Régie des installations olympiques, Rita Dionne Marsolais, suspend les travaux de construction du nouveau toit même si la Régie autorisée par l'ancien gouvernement libéral a déjà accordé des contrats à la compagnie Dominion Bridge, Simard-Beaudry et Canam-Manac.
1995
(Mai 1995) La ministre Rita Dionne Marsolais ne renouvelle pas le mandat de Pierre Bibeau nommé par l'ancien gouvernement libéral à la présidence de la Régie des installations olympiques ; elle rejette le projet de construction d'un toit fixe ; des ingénieurs sont de nouveau chargés de trouver une solution acceptable aux problèmes générés par le toit du stade. (Décembre) Les ingénieurs indiquent que le toit de kevlar pourra résister encore pendant 4 ans à la condition d'investir 3,4 M $ dans son entretien.
1996
(Septembre 1996) La Régie des installations olympiques demande à deux consortiums, SNC-Lavalin et Birdair, de lui soumettre un projet de toit fixe et souple qui devra être mis en place avant la fin de 1998 à un coût ne devant pas dépasser 35 M $.
1997
(Mai 1997) La Régie des installations olympiques recommande l'acceptation du concept proposé par Birdair au coût de 37 M $ (le toit sera composé d'un maillage de cables recouvert d'une toile en fibres de verre enduite de teflon, dont la durée de vie sera de 25 ans.
(Juillet) Le ministre responsable de la Régie des installations olympiques, Serge Ménard, annonce l'octroi du contrat pour l'installation du toit à la compagnie américaine Birdair de Amherst, New York, États-Unis.
1998
Le toit amovible de kevlar est remplacé par son nouveau toit rigide.
1999
(18 janvier 1999) Une partie (350 m2) du nouveau toit se déchire sous le poids de la neige ; bilan : 5 personnes sont blessées alors qu'elles s'affairent à la préparation du Salon de l'automobile 1999 ; la tenue de ce salon est annulée de même que celle du Salon de la motoneige qui devait se tenir en février suivant.
Le gouvernement annonce qu'il poursuivra la compagnie Birdair pour le remboursement du prix du toit.
2001
La RIO intente des poursuites judiciaires (50 M$ pour remplacer le toit et 13 M$ pour pertes encourues par l'annulation des contrats de location) contre la compagnie Birdair et la firme d'ingénieurs Rousseau Warren et Sauvé.
2002
(Mars 2002) La compagnie Birdair est condamnée à 10 000 $ d'amende pour infractions aux ordonnance de l'Ordre des ingénieurs du Québec.
(Avril) La Régie des installations olympiques engage un gérant de projet chargé d'installer un nouveau toit permanent qui pourrait coûter 50 millions $.
2006
(Décembre 2006) Fin des paiements de la dette des installations olympiques ; capital et intérêts compris le coût payé pour chacun des éléments s'établit comme suit :

Stade839 000 000 $
Tour de Montréal175 000 000 $
Stationnement107 000 000 $
Centre sportif 54 000 000 $
Vélodrome 133 000 000 $
  44 000 000 $
Village olympique122 000 000 $
Total 1 474 000 000 $




2007

(29 juin 2007) Une entente hors cour intervient en vertu de laquelle, moyennant une compensation non révélée, la Régie des installations olympiques abandonne ses poursuites contre la compagnie américaine Birdair et la firme d'ingénieurs Rousseau Warren et Sauvé de Montréal.
2009
Le Service de sécurité incendie de Montréal exige de recevoir le protocole de sécurité du Stade.
2010
(11 juin 2010) Selon un rapport du Service de prévention des incendies de Montréal, la couverture du stade doit être remplacée puisque selon les évaluations de la RIO, il perd 45% annuellement de sa capacité de résistance.
(28 juin 2010) La RIO (Régie des installations olympiquesùù demande au Gouvernement du Québec de l'autoriser à accepter la proposition de SNC-Lavalin faite en 2007 d'installer un toit fixe rigide en acier au coût de 300 M $.
2011 un rapport révèle que'il y a 419 déchirures dans la toile du toit.
2012
(4 mars, vers 15 h 30) Une dalle de béton de 8 m x 12 m du plafond de la rampe d'accès du garage sur la rue Viau s'écroule sous le poids de la terre accumulée sur elle par l'entreprise qui complète la construction du Stadium Saputo voisin.
(17 mars) Inauguration du Stadium Saputo Partie inaugurale de l'Impact, l'équipe de soccer de Montréal.
(6 août) La compagnie Elad Canada, propriétaire dans le Village olympique (300 000 pieds carrés de surface commerciale et 980 appartements de location) les met en vente au prix de 177,5 millions $.
(Décembre 2012) Le comité présidé par Lise Bissonnette conclut que la toile de la toiture du stade devrait être remplacée par une toiture rétractable et que l'appel d'offres devrait être ouvert autant aux projets de toiture fixe que rétractable.
2013
(25 juillet 2013) Le quotidien La Presse rapporte que, entre novembre 2012 et mai 2013, 2 739 déchirures ont été découvertes dans la toile de la toiture.
Infrastructure Québec commande de nouvelles études du dossier d'affaires initial.
2014
(20 juin) Le quotidien La Presse (20 juin 2014, cahier Affaires,page ) rapporte que le rapport annuel de la Régie des installations olympiques fait le point sur l'état de la dégradation de la toile extérieure Sheerfil II ; il y est dit que «le nombre cumulé de réparations liées aux microdéchirures continue de progresser et atteint 5 170 en comparaison de 1 240 en 2012 ; ces déchirures mineures se comparent à des pointes de crayons du stade.
2014
(Août 2014) Inauguration du nouveau tableau indicateur (314 m2) à écran HD LED de marque Imposa Pro Lite II fourni et installé par les firmes Solotech et Norgéreq. le prix du tableau installé est de 1,7 million $.
2019
(3 octobre 2019) Décès de Roger Taillibert à Paris ; il avait été l'architecte des installations olympiques..

  • Bibliographie :


Rapport de la commission d'enquête sur le coût de la XXIe olympiade (Éditeur du Québec, avril 1980).
Au stade où j'étais (Guy Morin, 1996).

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