Gagnon (Aurore) : dite Aurore, L'enfant martyre
Un article de la La Mémoire du Québec (2022).
- Née en 1909 (31 mai 1909) à Sainte-Philomène-de-Fortierville,
Le 1er février 1918, Marie-Anne Houde épouse Télesphore Gagnon, un veuf avec 3 enfants dont Aurore Gagnon.
En 1919, Marie-Anne Houde donne naissance à un enfant conçu avec son mari Télesphore Gagnon.
Le 12 février 1920, au cours de l'avant-midi, Aurore Gagnon, 11 ans, décède de septicémie contractée à la suite des sévices (l'autopsie a pu conclure que son corps portait 54 plaies) infligés par sa belle-mère, Marie-Anne Houde, et par son père, Télesphore Gagnon.
Le 23 avril 1920, un jury reconnaît Marie-Anne Houde coupable du meurtre d'Aurore, puis elle est condamnée à être pendue le 1er octobre 1920, soit après qu'elle aura donné naissance à l'enfant qu'elle porte au moment de sa condamnation.
En 1920, un jury reconnaît Télesphore Gagnon, 36 ans, le père d'Aurore, coupable d'homicide involontaire (manslaughter) de sa fille,et il est condamné à l'emprisonnement à perpétuité par le juge Joseph-Alfred Désy.
Le 8 juillet 1920, Marie-Anne Houde donne naissance en prison à un couple de jumeaux.
Le 29 septembre 1920, la peine de mort de Marie-Anne Houde est commuée en emprisonnement à perpétuité ;
En 1925, Télesphore Gagnon est libéré parce qu'il souffre d'un cancer mortel de la gorge jugé en phase terminale.
En 1935, au cours de l'été, Marie-Anne Houde que la population surnomme la marâtre, est libérée de prison.
En mai 1936, décès de Marie-Anne Houde.
Le 8 janvier 1938, Télesphore Gagnon épouse sa troisième femme, Marie-Laure Habel de Sainte-Philomène.
En 1951, un film intitulé «La Petite Aurore, l'enfant martyre» réalisé par Jean-Yves Bigras, sort en salles malgré les objections de Télesphore Gagnon et de sa famille ; ce film connaît un succès immédiat.
Le 30 août 1961, Télesphore Gagnon décède à Sainte-Philomène.
En 2005, l'histoire d'Aurore Gagnon est de nouveau filmée sous le titre «Aurore».
NOTA : Aurore Gagnon (née le 31 mai 1909 - décédée le12 février 1920) fut victime de maltraitance de la part de sa belle-mère, Marie-Anne Houde, et de son père, Télesphore Gagnon (1883-1961), dans un village situé dans le Centre-du-Québec. Elle est décédée d'un empoisonnement du sang à l'âge de dix ans en raison des sévices répétés de la part de Marie-Anne Houde et de Télesphore Gagnon.
Son histoire est devenue, aux dires du romancier André Mathieu l'un de ses biographes: le « drame le plus pathétique » du passé collectif des Québécois. Remis en mémoire par des pièces de théâtre, des romans et des films, elle a laissé une marque profonde dans l'imaginaire collectif des Québécois. Son village natal, Sainte-Philomène de Fortierville, fut popularisé par son destin tragique.6
