Riopelle (Jean-Paul)

Un article de la La Mémoire du Québec (2022).

  • Artiste (peintre, sculpteur, graveur) né en 1923 (7 octobre 1923) à Montréal (paroisse Immaculée-Conception).

En 1929, son père le confie à Henri Bisson, un artiste montréalais, professeur de dessin à l'École Saint-Louis-de-Gonzague de Montréal.
Études à l'École polytechnique de Montréal (1939-1940), puis au Collège Mont-Saint-Louis de Montréal, puis au programme d'art de l'École du Meuble de Montréal (1943-).
Élève de Paul-Émile Borduas, il est l'un des premiers peintres à faire partie du groupe des automatistes.
Époux de Françoise Lespérance (1946-1953).
Il est l'un des signataires du Refus global (1948).
Époux de Joan Mitchell (1986-2002)
En 1953, Le galériste Pierre Loeb achète une grande partie de sa production.
Pierre Loeb est un galeriste français né à Paris le 24 septembre 1897 et mort le 4 mai 1964, âgé de 66 ans. Il est le fondateur de la Galerie Pierre. Wikipédia
Vers 1958, Riopelle réalise ses premières sculptures.
Après avoir travaillé à Paris (1946 - 1974), Riopelle installe son atelier à Sainte-Marguerite-du-Lac-Masson dans les Laurentides québécoises.
Décès en 2002 (12 mars 2002) dans son manoir de Saint-Antoine-de-l'Isle-aux-Grues, à 79 ans.
Inhumé dans le Cimetière Notre-Dame-des-Neiges à Montréal.

  • Oeuvres :


En 1989, l'une de ses toiles s'est vendue 1,7 million $ à New York.
En 2004, une fontaine sculpturale intitulée La Joute commandée pour les installations olympiques de 1976, est transportée dans le quartier international de Montréal sur la place baptisée Place Jean-Paul-Riopelle.
En 2005, une statue le figurant, oeuvre de la sculpteure française, Roseline Granet, et intitulée Le Grand Jean, est installée sur la Place Jean-Paul-Riopelle du Quartier international de Montréal ; la statue est un don de la Banque Nationale du Canada.
Une exposition itinérante de ses oeuvres est organisée en collaboration avec le Musée des beaux-arts de Montréal-MBAM ; elle rassemble des tableaux de la collection Riopelle du Musée des beaux-arts de Montréal-MBAM, de Power Corporation, du Cirque du Soleil, de la galerie Simon Blais et de Sylvie et Yseult Riopelle ; après une escale à Saint Petersbourg de juin à octobre 2006, la collection se transporte au musée Cantini de Marseille où elle est exposée du 3 novembre 2006 au 4 février 2007.
En 2008, l'une de ses toiles (sérigraphie, 1986) est volée dans une résidence privée de la région Chaudière-Appalaches
En 2011 (Février-mars 2011), une exposition de certaines de ses oeuvres est installée sous l'égide d'Yseult Riopelle, la fille du peintre, à la galerie Michel Guimont, au 273, rue Saint-Paul à Québec ; intitulée Mémoire d'atelier, elle réunit surtout des fusains sur papier réalisés en 1976, des sculptures en bronze de la série Hibous, fondues récemment à Inverness (Écosse).
En 2011(Février-mars 2011), une exposition de certaines de ses oeuvres est installée sous l'égide de Huguette Vachon, la dernière compagne de Riopelle, à la galerie Lacerte Art contemporain au 1, côte Dinan, à Québec ; intitulée De la terre au bronze, un même écho, elle réunit des sculptures, des tableaux, des estampes, collages et dessins réalisés de 1950 à 1980.
Le 1er août 2011, deux imposantes statues de bronze intitulées La Défaite (1963) et exposées à Estérel dans les Laurentides sont volées ; elles sont retrouvées le lendemain dans un boisé à Sainte-Marguerite-du-Lac-Masson ; elles avaient été coupées en deux probablement pour la revente à un recycleur de métaux qui les auraient payées environ 1 000 $.
À l'hiver 2012-2013, certaines de ses peinture et certaine des peintures de Fernand Leduc, de Marcel Barbeau et de Paul-Émile Borduas font partie de l'exposition L'art en guerre, France 1938-1947 au Musée de Paris. Cette exposition est, par la suite, présentée au Musée de Bilbao (Espagne).
Le 24 mai 2017, une de ses toiles (Vent du Nord, 1950) est vendue au prix de 7,4 millions $ par la maison Heffel (Traduit de l'anglais : Heffel Fine Art Auction House est une division de Heffel Gallery Limited. Heffel possède des bureaux à Vancouver, Calgary, Toronto, Ottawa et Montréal. Wikipédia (anglais)
Le 6 juillet 2017, la Sûreté du Québec-SQ effectue une perquisition dans une résidence de Saint-Hyacinthe et y découvre une peinture volée en 2008 ; la peinture volée est évaluée à 10 000 $.
Le 17 juillet 2020, On rapporte que le tableau de Riopelle intitulé Le Réveil s'est vendu aux enchères au prix de 1,2 million $.
Le 26 octobre 2023, pour célébrer le 100e anniversaire de naissance du peintre, le Musée des beaux-arts du Canada propose, sous le titre «Riopelle à la croisée des temps», une rétrospective de ses cinq décennies (50 ans) de pratique ; dès le 27 octobre 2023 plus de 130 oeuvres de Riopelle ont été mises en commun pour souligner un legs inégalé.

Loeb (Pierre).

Pierre Loeb est un galeriste français né à Paris le 24 septembre 1897 et mort le 4 mai 1964, à l'âge de 66 ans. Il est le fondateur de la Galerie Pierre.

Biographie :

Les jumeaux Pierre et Édouard Loeb naissent à Paris en 1897. Après la Première Guerre mondiale, Pierre Loeb fréquente le docteur Tzanck, collectionneur d'art et ami de Pascin, Derain, Othon Friesz... La Galerie Pierre est inaugurée le 17 octobre 1924 au 13, rue Bonaparte, avec, comme collaboratrice Henriette Gomès, modèle de Pascin, avant qu'elle n'ouvre sa propre galerie en 1938. Pierre Loeb devient alors l'ami de Picasso. Il expose le peintre Mir— en juin 1925 et consacre une exposition, le 14 novembre de la même année, à la peinture surréaliste (oeuvres de Paul Klee, Man Ray, Joan Mir—, Max Ernst, Pablo Picasso, André Masson, Giorgio de Chirico, Pierre Roy, Georges Malkine, et d'autres).
En 1927, la galerie déménage au 2, rue des Beaux-Arts. Il y expose les oeuvres de Georges Braque, Raoul Dufy, Marc Chagall, Jean Arp. Loeb épouse en 1928 Silvia Luzzatto. Ils auront deux enfants, Florence Loeb et le futur galeriste Albert Loeb. Il se lie d'amitié avec Antonin Artaud. Ce dernier réalisera de nombreux portraits de Pierre Loeb et de sa fille Florence. De 1933 à 1939, la galerie Pierre accueille, entre autres, Balthus, Victor Brauner, Picasso, Kandinsky, Wolfgang Paalen, etc.
Au début de la Seconde Guerre mondiale, en janvier 1942, il est contraint de s'exiler à La Havane avec sa famille. Alors qu'il doit céder sa galerie à un marchand de tableaux aryen, fin 1941, il s'arrange avec son confrère Georges Aubry, qui reprend sa galerie, en conformité avec la législation en vigueur. Lorsqu'il revient à Paris, Georges Aubry est réticent à honorer leur contrat moral et lui restituer sa galerie. C'est Picasso qui devra intervenir pour faire céder Aubry. La galerie Pierre fut restituée à Pierre Loeb en juillet 1945, conformément à l'ordonnance du 21 avril 1945 concernant la restitution des bien spoliés pendant l'Occupation.
Après la Libération, la galerie Pierre, 2 rue des Beaux-Arts, accueillera les oeuvres de Giacometti, Antonin Artaud, Dora Maar, Vieira da Silva, Zao Wou-Ki, Jean-Paul Riopelle, Georges Mathieu, André Lanskoy, Sergio de Castro, Constantin Macris, Paul Kallos, Jacques Germain, Bernard Dufour, Georges Feher, Georges Romathier.
En 1957, il se remarie avec la peintre Agathe Vaïto.
Il expose cette année-là les photographies de Denise Colomb, qui a immortalisé peintres et sculpteurs de la galerie Pierre depuis les débuts.
En 1963, la galerie Pierre ferme ses portes.
Décès en 1964 (4 mai 1964).

Distinctions attribuées à Riopelle :

Le peintre canadien le plus réputé sur le plan international.
Prix de l'Unesco à la biennale de Venise (1962).
Compagnon de l'Ordre du Canada-COC (1969).
Prix Louis-Philippe-Hébert de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal-SJBM (1973).
Prix Paul-Émile-Borduas du Gouvernement du Québec (1981).
Grand prix de la ville de Paris (1985).
Officier de l'Ordre national du Québec-OONQ (1988)
Grand officier de l'Ordre national du Québec-GOONQ(1994).
Chevalier de la Légion d'honneur de France.


  • Bibliographie -


Riopelle ou La Poétique du geste (essai, Guy Robert, Éditions de l'Homme, 1970).
Riopelle chasseur d'images (Guy Robert, Éditions France-Amérique, 1981).
Le Carnet de Riopelle (Marie Roberge, Lanctôt Éditeur, 2005).
Les folles vies de La Joute de Riopelle (Jacques Keable, Éditions Lux, 2009).

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