Étoile de David
Un article de la La Mémoire du Québec (2022).
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| L'expression « sceau de Salomon » (Khatam Suleiman) provient de sources médiévales arabes2,15. En Espagne, jusqu'au xiiie siècle, l'hexagramme est appelé « sceau du roi Salomon » par les Juifs. De cette époque jusqu'au xve siècle, les deux appellations- « sceau de Salomon » et « étoile de David » - sont utilisées simultanément2,1. Progressivement, l'expression « étoile de David » devient dominante dans les communautés ashkénazes, tandis que celle de « sceau du roi Salomon » désigne un pentagramme » (5 branches)1. | L'expression « sceau de Salomon » (Khatam Suleiman) provient de sources médiévales arabes2,15. En Espagne, jusqu'au xiiie siècle, l'hexagramme est appelé « sceau du roi Salomon » par les Juifs. De cette époque jusqu'au xve siècle, les deux appellations- « sceau de Salomon » et « étoile de David » - sont utilisées simultanément2,1. Progressivement, l'expression « étoile de David » devient dominante dans les communautés ashkénazes, tandis que celle de « sceau du roi Salomon » désigne un pentagramme » (5 branches)1. | ||
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- Étoile de David
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L'étoile de David est un symbole et parfois un ornement dans plusieurs cultures et religions millénaires pré-abrahamiques avant de devenir tardivement associée au judaïsme.
L'étoile de David est appelée en hébreu : maguen David ou maghen Dawid, en hébreu biblique M n D w , tibérien [m en d vi ], en yiddish Mogein David [ m e n d vid] ou Mogen Dovid, littéralement « bouclier de David », en latin scutum Davidis. On rencontre également les appellations de Sceau de Salomon (latin : sigillum Salomonis), double triangle, triangle de Salomon, étoile de Sion ou étoile à six branches.
Elle se compose de deux triangles équilatéraux superposés : l'un dirigé vers le haut, l'autre vers le bas. Aujourd'hui, on la trouve notamment sur le drapeau de l'État d'Israël, mais aussi sur les façades des synagogues du monde entier et sur le drapeau de la République du Burundi.
Elle représente, selon la tradition juive, l'emblème du roi David et serait aussi bien symbole du Messie (de lignée davidique).
Artisanat zalafa marocain décoré de l'étoile à six branches.
L'étoile à six branches est un symbole universellement utilisé depuis des temps immémoriaux à des fins multiples et ne portant pas initialement de nom spécifique1,2. Ainsi a-t-elle été choisie aussi bien comme emblème que figure décorative dans les conflits comme dans les arts, probablement en raison de l'harmonie géométrique qu'elle suggère. De l'Asie avec le Kagome japonais, son utilisation s'étend à la péninsule hindoue plus tard à la péninsule arabique jusqu'à l'occident1.
Maguen David à Kfar Nahum (11e siècle).
Dans l'hindouisme, l'étoile à six branches, appelée la Shatkona, représente l'union de Shakti, la femme (triangle pointé vers le bas) et Shiva, l'homme (triangle pointé vers le haut), la mère et le père de l'univers dont il existe des représentations datant de plus de 8000 ans avant l'ère chrétienne.
Ainsi, cet hexagramme apparaît-il dans les civilisations arabes pré-islamiques, puis judaïques depuis l'Antiquité. On le trouve dans le site archéologique de Megiddo, sur un mur d'une salle et tel que nous le reconnaissons aujourd'hui mais datant de l'époque du roi Achab, fils du roi Salomon (853 - 874 av. J.-C.)3, aussi sur le linteau de synagogues en Galilée (iie à ive) dont celle de Capharnaüm4 ou sur une pierre tombale juive à Tarente dans les Pouilles italiennes (vers le iiie)5. Sur les synagogues d'alors, le symbole est apposé sur la mezouzah dans le but de lui octroyer un pouvoir de protection6,1.
L'hexagramme est repris par les kabbalistes confectionnant des segulot (amulettes et talismans) mais sans le dénommer expressément « bouclier de David »2,7,1. Il est aussi utilisé pour remplir des espaces ou marquer les divisions en chapitre de manuscrits hébreux et arabes1.
En Europe, au début de l'époque médiévale, cette figure géométrique apparait dans les églises chrétiennes8 également comme décor architectural, soit avant sa première utilisation connue dans une synagogue par les Juifs9.
En effet, l'utilisation de l'étoile à six branches comme symbole juif se généralise vers le xie siècle, notamment sur la page de garde des manuscrits de la Bible hébraïque comme le Codex de Leningrad daté de 1008 (voir infra).
Étoile de David sur le monastère Oshki (géorgien : ) du xe, au Tayk / Tao, en Arménie historique, dans l'actuelle Turquie.
Carte des environs de Béjaïa (Algérie) 148910,11.
L'étoile à six branches devient le symbole distinctif de la communauté juive de Prague, probablement au xive ou xviie siècle1.
À partir du xviiie siècle, le quartier juif de Vienne est formellement distingué du reste de la ville par une borne ayant un hexagramme sur un côté et une croix sur l'autre.
Il devint internationalement associé au judaïsme lorsqu'il est adopté comme le symbole du mouvement sioniste à la fin du xixe siècle12,13.
À partir du xxe siècle, cette étoile apparait également sur les drapeaux de pays apparemment sans lien direct avec le judaïsme.
Appellation[modifier | modifier le code]
L'expression « Bouclier de David » est employée à partir du xie siècle dans un siddour (livre de prières traditionnelles), comme emblème du Dieu d'Israël, indépendamment de l'utilisation poétique du symbole. Il évoque la protection divine du roi David, sa maison dynastique. Il apparait à la fin de la bénédiction Samkhaynu récitée après la lecture, le samedi et les jours fériés, de la partie Haftara du livre des Neviim / des Prophètes. Il s'appuie probablement sur le psaume 18 qui est attribué à David et dans lequel Dieu est comparé à un bouclier (v. 31 et v. 36) :
« Mon Dieu, mon rocher, où je trouve un abri ! Mon bouclier, la force qui me sauve, ma haute retraite ! »
« Les voies de Dieu sont parfaites, la parole de l'Éternel est éprouvée ; il est un bouclier pour tous ceux qui se confient à lui. »
« Tu me donnes le bouclier de ton salut, ta droite me soutient et je deviens grand par ta bonté. »
La Jewish Encyclopedia de 1906 cite un document karaïte (non rabbinique) du xiie siècle, de Judah Hadassi, intitulé Eshkol Ha-Kofer, comme la première source littéraire juive à mentionner un symbole appelé « Magen Dawid » - sans préciser sa forme14 :
« Sept noms d'anges précèdent la mezouza : Michel, Gabriel, etc. ... le Tétragramme vous protège ! Et de même le signe, appelé le ' Bouclier de David ', est placé à côté du nom de chaque ange ».
L'expression « sceau de Salomon » (Khatam Suleiman) provient de sources médiévales arabes2,15. En Espagne, jusqu'au xiiie siècle, l'hexagramme est appelé « sceau du roi Salomon » par les Juifs. De cette époque jusqu'au xve siècle, les deux appellations- « sceau de Salomon » et « étoile de David » - sont utilisées simultanément2,1. Progressivement, l'expression « étoile de David » devient dominante dans les communautés ashkénazes, tandis que celle de « sceau du roi Salomon » désigne un pentagramme » (5 branches)1.
